Marcel_Georges__Maurice_Lavocat

Natif de la Haute-Marne, Marcel Georges Maurice Lavocat voit le jour le 21 avril 1895 dans la petite commune de Genevrières.

Son père se prénomme Laurent Isidore Joseph. À la naissance de l’enfant, c’est un cultivateur qui est âgé de 34 ans. Sa mère, Marie Élise Renaud, est une femme qui n’exerce pas de profession. Elle a 26 ans.

L’instituteur du village, Charles Vernier et le vannier Isidore Develle viennent, comme témoins, signer l’acte officiel d’état civil.

Marcel Georges Maurice Lavocat quitte très tôt l’école pour rejoindre le monde du travail. Le jeune adolescent entre comme mitron dans la boulangerie du village.

Lorsque le tocsin sonné par la cloche de l’église de Genevrières annonce l’heure de la mobilisation générale en août 1914, il travaille toujours derrière le fournil. Futur soldat de la classe 1915, cet évènement ne s’applique donc pas directement à lui. À cette période, le jeune boulanger ne sait pas encore qu’il va devoir bientôt abandonner la farine et le pétrin, pour aller se former au métier de soldat plus tôt que prévu. Les pertes françaises ont été colossales durant les premières semaines du conflit. L’armée a besoin de renouveler ses effectifs. Il faut rapidement former les classes 14 et 15. La date d’incorporation de Marcel Georges Maurice Lavocat est avancée de onze mois.

Inscrit sous le numéro 36 du canton de Fayl-Billot, son nom est enregistré dans la 1ère partie de la liste en 1914, ce qui veut dire qu’il vient d’être déclaré « bon pour le service » par les médecins du conseil de révision.

Marcel Georges Maurice Lavocat apprend qu’il doit rejoindre le dépôt du 149e R.I. qui se trouve à Rolampont. Il arrive au corps le 19 décembre 1914, après avoir certainement effectué le premier grand voyage de sa vie en train. Habitué au travail de nuit, il va devoir, en plus de la vie de soldat, changer radicalement son style de vie.

Le six août 1915, il se rend dans la zone des armées pour intégrer une compagnie du régiment qui combat en Artois depuis plusieurs mois.

Marcel Georges Maurice Lavocat est blessé le 4 janvier 1916 à la cuisse droite. La fiche signalétique et des services de ce soldat ne nous dit pas dans quelles circonstances cette blessure a eu lieu. La plaie est jugée suffisamment sérieuse pour que le jeune homme soit évacué vers l’arrière durant plusieurs semaines. Dirigé sur l’hôpital temporaire n° 42 de Berck-Plage, il en sort le 11 février 1916. Marcel Georges Maurice Lavocat bénéficie d’une permission de sept jours, à sa sortie d’hôpital, avant de retourner en 1ère ligne. Le 19 février, il intègre la 6e compagnie du 149e R.I.. À cette époque de l’année, le régiment se trouve toujours dans le Pas-de-Calais. Cette unité s’apprête à quitter le camp de Saint-Riquier le jour même, pour aller s’installer du côté de Le Boisle, une commune située plus au nord.

Le 25 février, le soldat Lavocat embarque avec ses camarades de régiment dans les wagons qui les attendent à la gare d’Auxi-le-Château. Direction Verdun… Les Allemands poursuivent leur offensive commencée le 21 février. La situation est jugée critique… Il faut envoyer des troupes fraîches pour relever les régiments épuisés.

La 6e compagnie n’est pas engagée durant le premier passage du 149e R.I. en première ligne, entre le 7 et 17 mars. Elle va toujours rester en soutien, un peu en retrait des combats.

Le 3 avril, la 6e compagnie s’apprête à relever les restes du 1er bataillon du régiment qui se trouvent dans le secteur de l’étang de Vaux-devant-Damloup. C’est à partir de cette date que le soldat Lavocat ne donne plus signe de vie.

Il a certainement été inscrit sur la liste des disparus de la compagnie. Une fiche individuelle trouvée sur le site du Comité International de la Croix-Rouge, nous apprend qu’une enquête a été menée pour tenter de savoir ce qui lui est arrivé.

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Un jugement est rendu le 19 mai 1921 par le tribunal de Langres. Celui-ci officialise le décès de ce soldat du 149e R.I. à la date du 3 avril 1916.

Il n’y a pas de sépulture connue le concernant. Il y a de fortes probabilités pour que les restes mortuaires de ce soldat reposent anonymement dans la crypte correspondant au secteur de son décès, dans l’ossuaire de Douaumont.

Le nom de cet homme est inscrit sur le monument aux morts de la commune de Genevrières et sur le monument commémoratif situé à l’intérieur de l’église du village.

Marcel Georges Maurice Lavocat ne s’est pas marié.

Sources :

Le portrait de Marcel Georges Maurice Lavocat provient du site « MémorialGenWeb ».

Les informations au sujet de ce soldat sont extraites de sa fiche signalétique et des services consultée sur le site des archives départementales de la Haute-Marne, de sa fiche individuelle vue sur le site « Mémoire des Hommes » et du site « MémorialGenWeb ».

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi, au Service Historique de la Défense de Vincennes et aux archives départementales du département de la Haute-Marne.