01 mars 2014

Petit poste en avant de la tranchée Bourdic (juin 1917)

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02 mars 2014

F.M. en position (juin 1917)

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03 mars 2014

Deux lettres écrites à Jean Paulhan au cours de l'été 1917.

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Le 149e R.I. se trouve à l’ouest de Soissons. Il occupe un secteur à l’extrême gauche du chemin des Dames, à l’ouest de la Malmaison. Durant cette période, le poète Georges Sabiron rédige deux lettres à l’attention de l’écrivain Jean Paulhan.

Une première lettre où il est question des gaz…

Le 18 août 1917

Rien de toi et quatre enveloppes sont en route avec ton nom dessus. Écris quand il te plaît. Il me plaîttoujours d’écrire et je suis heureux lorsqu’il n’est possible d’être fidèle aux jours terminés par un 4 ou un 8. Nous sommes remontés. La route a été longue, mais non très pénible. Une journée de vent avait séché les routes et nous ne les avons pas quittées. Il paraîtque nous serons relevés dans cinq ou six jours, bien avant l’époque annoncée, tant mieux. Nous sommes dans ce secteur depuis le début de juin et beaucoup de poilus sont fatigués. Je suis prévu à la surveillance des gaz. Il faut y distinguer une très faible odeur de moutarde et de caoutchouc brûlé.

L’obus éclate faiblement et ouvre un récipient plein d’un liquide bouillant et les vapeurs sont invisibles et leurs effets sont lents à se manifester.

En ce moment, je suis assis au seuil d’une carrière. Deux compagnies logent à l’aise dans les vastes galeries où reposerait un régiment. Le tertre où je me tiens est un éboulis. Cent cinquante noirs reposent dessous. Trois jours avant notre occupation, les Allemands ont fait sauter ces carrières par des mines secrètes qu’ils avaient laissées. L’amorce du détonateur était retenue par un ressort d’acier que rongeait lentement l’acide, et une compagnie d’Africains est restée au piège.

La photographie, suivante provient d’un album photo réalisé par un officier du 149e R.I.. Elle a été prise en juin 1917 dans la petite commune de Venizel à l’intérieur des ruines des Établissements Desmarais Frères. Georges Sabiron s’est peut-être trouvé devant une cloche similaire qui servait à annoncer l’arrivée des gaz.

Venizel

Une seconde lettre où il est question de tanks et de l’art de l’écriture…

Le 18 septembre 1917

Nous avons manœuvré ce matin avec des tanks que nous voyons pour la première fois. C’est très beau. Mais il faut se monter la tête pour les sentir dangereux. Rien n’est plu aussi joli d’aspect qu’une mitrailleuse et il faut prendre sur soi pour ajouter la terreur.

J’avais mieux compris ta critique que tu ne crois, mais elle était d’une justesse trop grande ou  plutôt, je n’ai pu empêcher mon esprit de la porter à ses extrêmes. J’avais bien le sentiment que tous nous dépendions de Ronsard, mais je me refusais à cet examen, de peur de tomber dans un vide. Je comptais sur le temps et l’âge et les efforts qui appuieraient un élément nouveau sur des habitudes anciennes et aussi la crainte d’être incompréhensible. Écrire, c’est se résigner à n’être pas absolument du génial. C’est l’art de s’exprimer comme tout le monde.

La volonté dans l’art ou comme tu dis entre deux travaux et cette formule de Victor Hugo : corriger une œuvre dans une autre. 

La nuit rapide est venue, j’écris au hasard. Parce qu’un frais hasard, et d’un an et demi plus jeune qu’au dessus, et ses images écrasées manquent moins de sacrifice à la rondeur des périodes. Je n’ai pas de craintes, je sens que je pourrais travailler maintenant plus librement qu’autrefois et que chaque œuvre sera fixée avec les mots qui me plairont au moment où je l’écrirai.

Sources :

 Les deux lettres ainsi que le groupe de soldats issu d’une carte-photo qui peut se voir sur le montage proviennent du fonds Jean Paulhan, conservé à l’I.M.E.C. de Caen. (Georges Sabiron est la troisième personne debout à partir de la droite). Elles m’ont été envoyées par la petite-fille de Jean Paulhan.

Le véhicule qui est toujours en état de fonctionnement qui figure sur  le montage est celui de D. Bleunven.

 Album photo inédit d’un officier du 149e R.I..

Un grand merci à M. Bordes,  à C. Paulhan et à D. Bleunven.

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Carrière des obus (juin 1917)

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10 mars 2014

De bien tristes nouvelles...

Louise_Sabiron

De nouveau, un très chaleureux merci à C. Paulhan pour son autorisation de publier ici les deux lettres suivantes qui ont été rédigées par la sœur de Georges Sabiron à l’attention de Jean Paulhan.

Louise, la sœur de Georges Sabiron, a épousé Henri Georges Lemaire en 1902. En automne 1918, elle vit dans un appartement situé au numéro 7 de la rue de l’ancienne comédie à Paris.

Quatre mois après le décès de son frère, elle ne sait toujours pas ce qui s’est passé. Les recherches sont restées infructueuses et les rares informations obtenues restent contradictoires. Voici ce qu’elle écrit à Jean Paulhan…

Paris, le 27 septembre 1918

Cher Monsieur,

Nous n’avons toujours aucune nouvelle de Georges. La Croix-Rouge de Genève nous a écrit que jusqu’à ce jour, il ne figurait sur aucune liste de prisonniers blessés ou décédés en Allemagne.

Nous avons appris depuis peu que lors de sa disparition, des camarades de sa compagnie ont dit qu’il n’était pas blessé, d’autres au contraire qu’il était blessé grièvement. Nous ne savons quoi penser.

Je vous tiendrai au courant des nouvelles qui nous parviendront.

Je vous prie de croire à ma vive sympathie.

L. Lemaire

Un peu plus de quinze jours après la rédaction de son premier courrier adressé à Jean Paulhan, elle rédige une seconde lettre. Les mauvaises nouvelles arrivent… 

Paris, le 14 octobre 1918

Cher Monsieur,

Je vous ai écrit que Georges était grièvement blessé, mais malgré son silence, je conservais encore de l’espoir.

Aujourd’hui, cet espoir ne m’est plus permis. On est venu de la mairie me notifier le décès de mon pauvre frère.

Il a été identifié et inhumé le 7 août à l’endroit où il a été porté disparu, ce qui laisserait croire qu’il serait resté sur le champ de bataille depuis le 29 mai. Cette supposition rend plus pénible encore le deuil cruel qui nous frappe. Quelle triste fin pour ce malheureux, mourir seul loin des siens, lui, si bon, si courageux et qui, vous le savez comme moi, s’est volontairement exposé à des fatigues qui excédaient ses forces. Je pense aussi à sa grande intelligence, aux admirables promesses qu’il donnait.

Je connais l’endroit exact de sa sépulture, ce qui nous permettra de retrouver la tombe et le faire mettre dans un cercueil dès que nous pourrons nous y rendre.

Après la guerre, nous aurons au moins la consolation de pouvoir ramener son corps et le faire inhumer au cimetière de Montparnasse où reposent nos parents.

Connaissant l’affection cordiale que vous aviez l’un pour l’autre, je sais que cette nouvelle va vous causer, à vous aussi, une grande peine.

Mon frère me disait en parlant de ses ouvrages, qu’au cas où il succomberait, il se reposait sur vous pour réunir en volumes et publier, après la paix, ce qu’il a écrit.

Je m’en rapporte pour cela absolument à vous.

Veuillez croire, monsieur, à ma sympathie attristée.

L. Lemaire

Les deux lettres publiées ici proviennent du fonds Jean Paulhan, conservé à l’I.M.E.C. de Caen. Elles m’ont été envoyées par la petite fille de Jean Paulhan.

Un grand merci à M. Bordes et à C. Paulhan.

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17 mars 2014

Pierre Perronnet (1885-1918).

Pierre_Perronnet

Pierre Perronnet voit le jour le 1er février 1885 dans la petite commune de Sauxillanges située dans le Puy-de-Dôme. À sa naissance, son père, qui se prénomme Jacques, est brigadier dans la gendarmerie, il est âgé de 34 ans. Sa mère, Marie Chabrillat, n’exerce pas de profession, elle est âgée de 25 ans.

 Soldat de la classe 1905, Pierre est incorporé comme 2e canonnier au 36e Régiment d’Artillerie de Campagne de Nîmes. Le 15 juillet 1907, il est nommé brigadier. Pierre Perronnet est envoyé un premier temps en congé, en attendant son passage dans la réserve le 25 septembre 1908. Pour construire sa carrière militaire, cet artilleur va souscrire une multitude de contrats de courtes durées. Le 4 mars 1909, le brigadier Perronnet signe un premier contrat de 2 ans avant de rejoindre le 25e R.A.C. de Châlons. Le 21 septembre 1909, il est nommé maréchal des logis. Un second contrat est signé le 4 mars 1911, un troisième le 2 mars 1912, un quatrième le 24 février 1913.

Le 1er octobre 1913, il quitte Châlons pour rejoindre le  42e R.A.C. de La Fère-Stenay.

Un cinquième contrat est signé le 31 janvier 1914. Le 1er mai 1914, Pierre Perronnet est nommé maréchal des logis-chef.

Lorsque le conflit contre l’Allemagne débute en août 1914, ce maréchal des logis-chef se trouve à la 3e division de cavalerie. Au début de l’été 1915, Pierre Perronnet souhaite quitter l’artillerie. Il fait une demande écrite pour obtenir son passage dans l’infanterie. Celle-ci est acceptée. Le 17 juillet 1915, ce sous-officier âgé de 30 ans est nommé à la 12e compagnie au 149e R.I.. Trois jours plus tard, il est promu sous-lieutenant à titre temporaire. Pour être confirmé dans ce grade, il doit effectuer un stage qui va le former à la fonction de chef de section. Il doit se rendre au centre d’instruction du C.A. du 2 au 23 janvier 1916.  À la suite de ses cours, il est nommé officier à la 2e compagnie de mitrailleuses.

Quatre mois plus tard, le sous-lieutenant Perronnet est de nouveau en formation. Cette fois-ci,  il doit accomplir un stage au centre d’instruction du canon de 37, au camp de Châlons, du 29 mai au 24 juillet 1916. Cela va lui permettre de prendre le commandement du peloton de canon de 37 mm du 149e régiment.

 Le 11 août 1917, Pierre Perronnet est nommé lieutenant à titre provisoire. Cet officier, qui est qualifié de téméraire et de courageux, est très bien noté par ses supérieurs. En septembre 1917, le colonel Boignes qui commande le 149e R.I., écrit de lui : « Ce lieutenant continue à se faire remarquer par son esprit pratique et ses qualités d’instructeur dans toutes les branches d’engins de tranchées, très brave, très dévoué, c’est un officier de mérite qu’on a eu tort de ne pas récompenser plus vite. »

Le  27 novembre 1917, le lieutenant Perronnet prend le commandement de la 9e compagnie du 149e R.I.. Le 15 juin 1918, il est admis comme cadre actif de l’infanterie.

 Le 28 mai 1918, Pierre Perronnet doit conduire sa compagnie au feu dans le secteur d’Arcy-Sainte-Restitue. Cet officier parvient à  maintenir l’intégrité de la position dont il a la garde jusqu’au dernier moment. Considéré comme disparu au cours de ce combat, il est en fait tombé entre les mains de l’ennemi. Grièvement blessé à la jambe gauche,  il décède le 22 juin 1918 au lazaret de Courcelles-sur-Vesle.

 Le sous-lieutenant Perronnet a obtenu les citations suivantes :

 Citation à l’ordre de la 43e D.I. n° 84 en date du 12 octobre 1915 :

« Le 26 septembre 1915, devant Angres, à entraîné courageusement sa section à l’attaque des positions ennemies malgré un sérieux barrage d’artillerie et un feu violent de mitrailleuses. À organisé le terrain conquis et s’y est maintenu malgré les fortes pertes subies »

 Citation à l’ordre de la 43e D.I. n° 114 du 26 mars 1916 :

« Le 11 mars 1915, ayant reçu l’ordre au plus fort d’un bombardement violent auquel sa compagnie était soumise depuis trois jours, d’occuper immédiatement un emplacement particulièrement dangereux, a su, par son courage et son sang-froid, entraîner brillamment ses hommes malgré des pertes récentes très sensibles. A parfaitement rempli la mission qui lui était confiée, garnissant même la tranchée avant les troupes d’infanterie qui devaient l’encadrer. Officier de la plus haute valeur morale. Déjà cité à l’ordre de la division, pour une belle attitude au feu aux combats de septembre 1915.»

 Citation à l’ordre du 21e C.A. n° 176 du 10 décembre 1917 :

« A montré une fois de plus, dans la conduite du 37, ses qualités de courage et d’énergie calme et tenace. »

 Sources :

Dossier individuel consulté au Service Historique de la Défense de Vincennes.

Fichier de « Morts pour la France » sur le site Mémoire des Hommes.

 Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi, à M. Porcher et au Service Historique de la Défense de Vincennes.

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24 mars 2014

Robert Lecarpentier de Sainte-Opportune (1897-1918).

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Robert est né le 6 janvier 1897 à Laval, de l’union d’Henri Lecarpentier de Sainte-Opportune et de son épouse Germaine Le Thellier de Brothonne. À cette période, son père est un homme âgé de 39 ans qui exerce les fonctions de capitaine au 124e R.I..

Dans un premier temps, ce jeune lavallois fait ses études au collège de l’Immaculée-Conception de Laval. Son père est muté en Auvergne, carrière militaire oblige, la famille déménage. Robert intègre le collège Saint-Eugène à Aurillac. Une autre mutation du chef de famille impose de nouveaux changements à Robert. Il doit venir poursuivre ses études, au lycée Sainte-Geneviève de Versailles. Robert Lecarpentier de Sainte-Opportune quitte Sainte-Geneviève au début du mois de mars de l’année 1915, il vient de contracter un engagement volontaire pour la durée de la guerre.

Ce jeune homme est incorporé au 129e R.I., un régiment qui a son dépôt dans la ville du Havre, à compter du 4 mars. Il est reçu élève aspirant, il doit suivre les cours de Saint-Cyr du 15 avril au 1er octobre 1915. Il est confirmé dans son grade d’aspirant le 1er septembre 1915.

Une fois sa formation achevée, il doit rejoindre le 39e R.I. en octobre 1915. Deux mois plus tard, c’est la mutation au 149e R.I.. Au début de cette nouvelle affectation, ce jeune aspirant est détaché dans un bataillon d’instruction du centre d’Hesdin qui se trouve dans le Pas-de-Calais. Ce n’est que le 20 avril 1916 qu’il pourra rejoindre une compagnie active du régiment.

Durant les mois de septembre et d’octobre 1916, ce futur officier prend part aux combats qui ont lieu dans le département de la Somme. Il est à la 6e compagnie du régiment lorsqu’il est blessé le 31 octobre 1916 dans le secteur d’Ablaincourt. Un éclat d’obus vient de l’atteindre à la tête, c’est l’évacuation vers l’arrière. La blessure n’est pas très grave, rapidement remis, il rallie le C.I.D. de la 43e D.I. le surlendemain de Noël. Le 31 décembre, l’aspirant Lecarpentier de Sainte-Opportune intègre la 11e compagnie du 149e R.I..

Le 10 mars 1917, il prend le commandement d’une section de mitrailleuses du 3e bataillon du 149e R.I..  Au cours de cette année, après avoir tenu les tranchées se trouvant en Alsace et sur le chemin des Dames, il participe à l’offensive du chemin des Dames. Le 23 octobre 1917, c’est l’attaque de la Malmaison. Le 5 novembre 1917, il est promu sous-lieutenant à la 9e compagnie.

En décembre, son régiment est dirigé en Alsace. En avril 1918, il doit aller dans la forêt de Compiègne avec son régiment. Le 28 mai 1918, il est envoyé dans la région d’Oulchy-le-Château, pour arrêter la marche des Allemands qui viennent de lancer une grande offensive.

Le 29 mai 1918, le sous-lieutenant Robert Lecarpentier de Sainte-Opportune de la 9e compagnie est mortellement frappé par une balle dans la tête. Il défendait avec énergie et sang-froid une position importante qu’il avait reçu l’ordre d’occuper à la sortie ouest du petit village de Cuiry-Housse : une position située à proximité de la route de Fère-en-Tardenois, à 250 m au nord de Cuiry-Housse et à 50 m à l’ouest du chemin creux de la cote 140 sur la route de Lerges à Arcy-Sainte-Restitue.

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Dans un premier temps, cet officier est enterré sur place. En juin 1920, il est exhumé pour être à nouveau enterré dans le cimetière militaire de Braine. Sa sépulture individuelle porte le numéro 934.

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Le sous-lieutenant Robert Lecarpentier de Sainte-Opportune a obtenu les citations suivantes :

Citation à l’ordre du régiment  n° 267 en date du 1er novembre 1916 :

« Jeune aspirant engagé volontaire, calme et brave. Le 17 septembre 1916, chargé d’un groupe important de la première vague d’assaut, a sauté l’un des premiers dans la tranchée allemande et s’est appliqué aussitôt à l’organiser. »

Citation à l’ordre du 21e C.A. :

« Sous-officier dévoué, énergique et plein d’entrain, a pris le commandement d’un peloton aux attaques du 23 octobre 1917 ; a entraîné ses hommes à l’assaut des positions ennemies, son officier, chef de peloton, ayant été grièvement blessé. »

 Citation à l’ordre du 21e C.A. :

« Jeune officier de la plus grande valeur. Après avoir conduit, au cours de la bataille du 28 mai 1918, une reconnaissance avec décision et un admirable courage, tuant de sa main plusieurs Allemands, a été tué glorieusement le 29 mai 1918, après avoir tenu jusqu’au dernier instant, suivant les ordres reçus, la position importante dont il avait la garde. »

Nomination dans l’ordre de Chevalier de la Légion d’honneur : (Journal officiel du 17 octobre 1919) :

La croix de la Légion d’honneur lui a été décernée à titre posthume, avec rappel de la citation à l’ordre de l’armée.

Sources :

Dossier individuel consulté au Service Historique de la Défense de Vincennes.

Livre d’or du lycée Sainte-Geneviève.

La photographie de la sépulture du sous-lieutenant Lecarpentier de Sainte-Opportune a été réalisée par M. Chevalier.

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi, à M. Chevalier, à M. Porcher et au Service Historique de la Défense de Vincennes.

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31 mars 2014

Charles Déléris (1896-1918).

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Jean Baptiste Déléris et Marie Rosalie Balard demeurent dans la petite commune de Combéfa lorsque leur fils Charles voit le jour le 13 janvier 1896. Devenu adulte, ce Tarnais décide de quitter son village natal pour rejoindre la capitale. Il vient de trouver un emploi de domestique. Fin mai 1915, le pays est installé dans le conflit contre l’Allemagne depuis plusieurs mois. Charles se prépare à quitter son modeste appartement situé dans le XVIIe arrondissement parisien. L’heure de son incorporation dans l’armée ne va pas tarder à sonner. Celui-ci doit prendre la direction de la gare d’Orsay pour rejoindre son corps d’affectation, le 4 avril 1915. Ce futur soldat gagne le dépôt du 139e R.I. qui se trouve à Aurillac. Le jour même, la tondeuse du coiffeur passe à l’action, celle-ci laisse choir sur le sol des cheveux châtains. Charles Déléris doit maintenant abandonner ses effets civils pour revêtir son uniforme de fantassin. Le voilà fin prêt pour commencer sa formation de soldat…

Un an plus tard, le 5 avril 1916, le soldat Déléris est muté au 92e R.I. puis au 81e R.I. le 21 août 1916.

Février 1917 : son régiment occupe un secteur du côté de Chattancourt, un petit village meusien. Le 18 mars 1917, le bataillon de Charles Déléris est en position près du Bonnet d’Évêque. L’artillerie allemande bombarde les tranchées françaises plusieurs fois dans la journée. Un éclat d’obus se fige dans la jambe droite du soldat Déléris. C’est l’évacuation vers l’arrière… Remis sur pied, cet homme est de nouveau affecté dans un régiment d’infanterie. Le lendemain de Noël 1917, il doit rejoindre le 149e R.I., un régiment qui est et qui restera installé dans des zones relativement calmes durant les premiers mois de l’année 1918. Cette situation ne changera qu’à partir de la fin du mois de mai 1918.

Le 28 mai 1918, le 149e R.I. est appelé dans le secteur d’Arcy-Sainte-Restitue, une commune qui se trouve dans le département de l’Aisne, où les Allemands viennent de lancer une grande offensive. Les combats sont violents… Charles Déléris décède le lendemain près de Courcy à l’âge de 22 ans.

Charles Déléris repose actuellement dans le cimetière national français de Neuilly-Saint-Front, une commune qui se trouve dans le département de l’Aisne. Sa sépulture porte le numéro 155.

Le soldat Déléris est décoré de la Médaille militaire à titre posthume. (J.O. en date du 27 juin 1920) :

« Très bon soldat. S’est distingué par son courage et son abnégation au cours des combats de l’Aisne où il a trouvé une mort glorieuse, le 29 mai 1918. Croix de guerre avec étoile de bronze. »

Sources :

J.M.O. du 81e R.I. Réf : 26 N 664/12.

La fiche signalétique et des services de Charles Déléris a été consultée sur le site des archives départementales du Tarn.

La photographie de la sépulture de Charles Déléris a été réalisée par M. Chevalier.

Les informations concernant l’attribution de la Médaille militaire ont été trouvées sur le site de la bibliothèque numérique « Gallica ».

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carrobi et à  M. Déléris.

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