149e_Groupe

30 octobre 1914

Les 2e et 3e bataillons du 149e R.I. se préparent à quitter l’Artois. 

 

 L’attaque sur Angres  continue sans le 158e R.I.. L’ordre est donné de procéder à la relève du149e R.I. et du 158e R.I. par des unités de la 70e division de réserve et des territoriaux.

 

 Le 149e R.I. doit laisser sur place un bataillon (le 1er) entre la chapelle et la route. Le 158e R.I. laisse aussi un bataillon (le 3e).

 

 Concernant le 149e R.I. : les unités de 1ère ligne des 2e et 3e bataillons qui occupaient la pente sud du plateau et la lisière est du bois face à Ablain-Saint-Nazaire, seront relevées par un bataillon du 360e R.I.. Les unités de 2e ligne par 2 bataillons qui ne sont arrivés que le 31 octobre au matin.

 

31 octobre 1914

 

Avec les 2e et 3e bataillons du 149e R.I.:                                     

J.M.O. de la 85e brigade d’infanterie.

La relève est effectuée sans incident pendant la nuit. Le 158e R.I. est groupé à Aix-Noulette et le 149e R.I. à Bouvigny.

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Pendant ce temps là en Belgique…

 

J.M.O. du 90e régiment d’infanterie.

 

Avec les 1er et 2e bataillons du 90e  R.I. :

 

Les troupes du 9e C.A. sont mises à la disposition du général Douglas Haig, commandant le 1er corps anglais. Elles reçoivent l’ordre de tenir à tout prix le front depuis Klein-Zillebeke inclus jusqu’au passage du canal (600 m à l’est de la route d’Ypres à Messine) ce passage inclus. Cette mission répond à la volonté du général Foch qui est d’arrêter coûte que coûte, la progression de l’ennemi dans la direction d’Ypres.

Les 1er et 2e bataillons qui étaient en réserve dans la région de Fortuin sont appelés à 4 h 00 du matin pour renforcer les lignes anglaises violemment bousculées devant Hollebeke.

Au moment d’aller gagner les tranchées, les officiers du 1er bataillon groupés vers 8 h 00 à l’entrée du village de Zillebeke pour y recevoir les ordres sont atteints par un obus percutant qui frappe mortellement le commandant Dodinot, commandant provisoirement le bataillon.

Le capitaine Gratteau (3e compagnie), le lieutenant Grosjean (4e compagnie) et le lieutenant Dorgain de Lavau ( ?) (1ère compagnie) sont aussi grièvement blessés ainsi que le lieutenant Léonard.Le commandant Lanes prend le commandement du 1er bataillon du 90e R.I. qui va prendre position à hauteur de Verbranden-Molen pendant que le 2e bataillon s’avance dans les bois à l’est de l’écluse n° 7 du canal d’Ypres. Le 90e R.I. à droite du 68e R.I. subit une terrible canonnade des Allemands.

1er novembre 1914

 

J.M.O. de la 85e brigade d’infanterie.

 

Le158e R.I. part d’Aix-Noulette pour venir à Bouvigny prêt à être embarqué ; il arrive à 16 h 00.


 

J.M.O. du 90e régiment d’infanterie.

 

Conformément à l’ordre le 1er bataillon, 4e compagnie en tête se porte dans la direction du pont de Hollebeke, écluse n° 6. Mais il doit  entre ce point et le pont détruit à l’ouest, relever les éléments de hussards anglais installés face au canal dans les tranchées. Le 2e bataillon établit de solides positions à cheval sur la voie ferrée d’Ypres à Commines.

 

2 novembre 1914

 

Avec les 2e et 3e bataillons du 149e R.I.:

 

En route pour la Belgique.

 

                     Carte_arriv_e_des_deux_bataillons___Reninghelst

 

 

J.M.O. de la 85e brigade d’infanterie :

 

Pont_de_PoperingheÀ 1 h 00 arrive l’ordre d’embarquer à la Bussière à partir de 2 h 30. L’embarquement ne commence que vers 15 h 00 en trois fractions de 1000 hommes qui sont transportés par l’itinéraire : Béthune, Saint-Venant, Hazebrouck, Steenvoorde, Poperinghe, Reninghelst, où par suite du mauvais état des routes et de l’embourbement, le débarquement ne s’opère qu’après 12 h 00.

 

Les T.C. et les T.R. sont dirigés sur Bailleul. Dès l’arrivée la brigade est dirigée sur Hallebast  en réserve d’armée. La brigade est au cantonnement, bivouac autour du carrefour de la route de Dickebusch.

Extraits de l’ouvrage « Jours de gloire, jours de misère. Histoire d’un bataillon » de Henri René aux éditions Perrin et Cie. 1917.

« Le 2 novembre, dans la soirée, nous nous acheminons vers le combat. La division a reçu l’ordre de former coin entre Messines et Wytschaete : ce ne sera pas chose aisée, car en ces deux points, les Anglais et les Français, respectivement, viennent de perdre du terrain et cette contre-attaque dans la tenaille ne laisse pas nos chefs sans inquiétude. Le régiment d’avant-garde s’engage aussitôt et, loin dans sa direction, la fusillade éclate. Nous nous établissons aux abords de Kemmel, en évitant les maisons trop violemment bombardées. Ces explosions sont effrayantes.»

 

  

                   L_gende_carte_Ypres___2_et_3_novembre_1914_

  

                   Parcours_des_2_bataillons_du_2_au_3_novembre_1914

 

 Références bibliographiques :

J.M.O. du 16e C.A. : Série 26 N 158/1.

J.M.O. de la 85e brigade : Série 26 N 520/10.

J.M.O. du 90e R.I. : Sous-série 26 N 668/14.

Tous ces J.M.O. sont consultables sur le site « S.G.A./Mémoire des hommes ».

« Jours de gloire, jours de misère. Histoire d’un bataillon », d’Henri René aux éditions Perrin (1917).

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La photographie de groupe du 149e R.I. est antérieure à août 1914.

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Un très grand merci à M. Bordes et à  A. Carobbi. Je remercie également le Service Historique de l’Armée de Terre de Vincennes.