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149e R.I., un régiment spinalien dans la Grande Guerre.
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21 décembre 2018

Gaston Gustave Adolphe Louis Prenez (1880-1952)

Gaston_Prenez

 

Enfance et jeunesse

 

Originaire du département du Doubs, Gaston Gustave Adolphe Louis Prenez est né le 5 août 1880. Ses parents ont vécu plusieurs années à Méziré. Ils sont maintenant installés au Rondelot, un hameau dépendant de la commune de Fesches-le-Châtel. Sa mère, Eugénie Coury, 33 ans, élève déjà plusieurs enfants. Son père, Louis, travaille comme contremaître de fabrique dans une des usines des frères Japy, un établissement qui produit essentiellement des articles de quincaillerie. Louis a le même âge que son épouse.

 

Genealogie_famille_Prenez

 

Gaston termine sa scolarité obligatoire en maîtrisant parfaitement les bases de la lecture, de l'écriture et du calcul avant de rejoindre le monde du travail.

 

Lorsque l’heure des obligations militaires arrive, Gaston Prenez se présente devant le conseil de révision d’Audincourt qui le classe dans la première partie de la liste.

 

Déclaré apte pour le service armé, il apprend, quelques semaines avant de partir pour le régiment, que son numéro de tirage au sort ne lui a pas été favorable. Le tirage au sort est encore en pratique à cette époque, avant d'être supprimé par la loi du 21 mars 1905. Gaston Prenez va maintenant devoir porter l'uniforme pendant trois ans.

 

Au 149e R.I..

 

Le 15 novembre 1901, le jeune homme est à Épinal. Il intègre les effectifs d’une des compagnies du149e R.I..

 

Gaston Prenez met à profit cette longue période sous les drapeaux pour acquérir ses premiers grades militaires. Autorisé à suivre les cours de l’école des caporaux, il obtient ce grade le 25 septembre 1902.

 

Un an plus tard, Gaston Prenez retire ses deux chevrons rouges de caporal pour les remplacer par une « sardine » de sergent. Nous sommes le 27 septembre 1903. Désireux de poursuivre une carrière militaire, il signe un contrat de deux ans le 1er novembre 1904. Il occupe ensuite les fonctions de sergent-fourrier, poste administratif, entre le 6 juin 1905 et le 20 avril 1907. Au cours de cette période, il se réengage pour la seconde fois.

 

Le 4 juin 1907, Gaston Prenez épouse Marceline Marguerite Gietmer, une Spinalienne âgée de 17 ans.

 

Toujours satisfait par la vie de caserne, il signe à nouveau pour trois ans. Cet engagement contracté le 11 octobre 1906, débute le 1er novembre.

 

Gaston Prenez retrouve son poste de sergent le 21 avril 1907. Il remplace ses deux chevrons accolés couleur or par un chevron de la même teinte, laissant derrière lui les registres administratifs et de comptabilités.

 

Il signe à nouveau, une première fois pour deux ans, le 18 septembre 1909, puis une seconde fois, pour cinq ans, le 6 octobre 1911.

 

Le 1er juillet 1913, le sergent Prenez poursuit sa progression dans l’échelle des grades en devenant adjudant.

 

Période de guerre

 

En juillet 1914, la paix établie depuis 1871 avec l’Allemagne commence à s’effriter. De nouvelles hostilités sont à craindre. À cette période, l’adjudant Prenez est sous l'autorité du capitaine Cadeau, à la 12e compagnie du régiment.

 

Revenu précipitamment des manœuvres organisées au Valdahon, le 149e R.I. se prépare à rejoindre ses emplacements définis par le plan XVII (plan de mobilisation et de concentration des troupes françaises).

 

Tous les régiments stationnés près de l'Allemagne reçoivent l'ordre de se diriger vers la frontière, avant même la déclaration de guerre. Leur mission est de contenir une éventuelle attaque ennemie pouvant survenir durant la période de mobilisation de l'armée française.

 

Le 1er août 1914, le 149e R.I. se rassemble une dernière fois dans la grande cour de la caserne Courcy.

 

Les 9e, 10e, 11e et 12e compagnies se rendent à la gare. Les trains se dirigent vers la ligne virtuelle délimitant la zone neutre située entre celle-ci et la frontière. Les hommes du 3e bataillon sont les premiers du régiment à embarquer dans les wagons prévus à cet effet.

 

Le 3 août, le régiment entre officiellement en campagne. L’Allemagne vient de déclarer la guerre à la France.

 

L’adjudant Prenez participe à l’ensemble des combats du 149e R.I. durant le premier mois du conflit. Sa compagnie paie un lourd tribut. Les pertes en officiers sont importantes. Ce contexte permet à Gaston Prenez de prendre rapidement du galon. Le 2 septembre 1914, il est nommé sous-lieutenant. Le nouvel officier peut ainsi prendre le commandement d’une des sections de sa compagnie sans passer par les écoles.

 

Le 14 septembre 1914, le 149e R.I. occupe le petit village marnais de Souain, mais il doit l’abandonner. Les tirs de l’artillerie allemande sont d’une grande violence, rendant impossible le maintien de la position. Gaston Prenez est touché par un éclat d’obus à la tête, dans la région pariétale gauche. Il est 8 h 00… Deux heures plus tard, un second éclat d’obus lui inflige une plaie au talon droit. Une commotion cérébrale aggrave son état de santé déjà bien fragilisé.

 

Carte postale Souain (1)

 

Évacué vers l’arrière, le sous-lieutenant Prenez est en traitement du 19 septembre au 17 octobre 1914, après quoi il est renvoyé sur le dépôt d’Épinal. Le 20 novembre, Gaston Prenez retrouve son ancienne unité  en Belgique. Il reçoit le commandement d’une section de la 8e compagnie.

 

Fin décembre, son régiment rejoint le territoire français. Il prend position dans un secteur de l’Artois.

 

Le 3 mars 1915, c’est la troisième blessure. Les Allemands viennent de lancer une attaque-surprise virulente dans le secteur de Notre-Dame-de-Lorette. Une balle traverse la chaussure gauche du sous-lieutenant Prenez .Ne voulant pas laisser son capitaine seul, il continue de se battre malgré la douleur. Une fois l’attaque ennemie contenue, il accepte de se faire évacuer au poste de secours.

 

Pour en savoir plus sur la journée du 3 mars 1915, il suffit de cliquer une fois sur l'image suivante.

 

 

Durant sa convalescence, le 2 juillet 1915, le sous-lieutenant Prenez est nommé à titre définitif dans son grade d’officier avec une ancienneté fixée au 3 novembre 1914. Il retourne dans la zone des armées le 24 août 1915 prendre la tête de la 11e compagnie du 149e R.I..

 

Le 3 septembre 1915, il peut coudre ses galons de lieutenant sur sa vareuse.

 

Le 25 septembre, le 149e R.I., toujours positionné en Artois, est engagé dans une vaste offensive dans le secteur de Noulette. Le lendemain, le lieutenant Prenez est une nouvelle fois blessé. Une balle lui transperce la main droite. Il est soigné à Creil avant d’être redirigé sur son régiment après huit jours de permission passés à Fesches-le-Châtel, son village natal.

 

Gaston Prenez rejoint la zone des armées le 12 novembre 1915, pour exercer à nouveau son autorité sur les hommes de la 11e compagnie. Il constate des changements importants dans sa compagnie. Beaucoup de « têtes nouvelles » sont arrivées depuis son départ. Les combats de la fin septembre ont été particulièrement dévastateurs dans les rangs du régiment.

 

Le 12 février 1916, il prend le commandement de la 2e compagnie de mitrailleuses du 149e R.I., en pleine restructuration. En peu de temps, il fait de sa troupe un outil de combat remarquable.

 

Le 8 mars 1916, le lieutenant Prenez est blessé dans le secteur de Verdun au moment où il conduit ses hommes au feu. Grièvement blessé par un éclat d’obus à la jambe droite, il est, pour la 5e fois, envoyé vers l’arrière. Le 11 mars, Gaston entre à l’hôpital temporaire n° 53 de Vichy.

 

 

Sa convalescence, qu’il passe à Chantraine, une petite commune vosgienne, débute le 25 mai 1916 et dure deux mois. Il retourne dans la zone des armées le 13 août 1916.

 

Le lieutenant Prenez, titularisé à titre définitif dans son grade le 24 juin 1916, est nommé capitaine le 7 octobre.

 

Son régiment est engagé dans la bataille de la Somme depuis le début du mois de septembre. Gaston Prenez reprend le commandement d’une compagnie de mitrailleuses du 149e R.I.. Cette fois-ci, c’est aux hommes de la 3e compagnie qu’il va donner ses ordres.

 

Le 2 janvier 1917, le lieutenant-colonel Pineau écrit dans son relevé de notes :

 

« A repris en septembre 1916, le commandement d’une compagnie de mitrailleuses, s’est montré très brillant commandant aussi bien dans l’emploi au feu qu’a l’instruction. Officier hors ligne. »

 

L’année 1917 est plutôt clémente pour le 149e R.I.. Le régiment ne participe pas à une grande offensive avant la fin du mois d’octobre. Durant cette période, Gaston obtient une 1ère permission du 3 au 15 avril inclus, puis une seconde du 4 au 14 juillet inclus.

 

Capitaine_Prenez_dans_le_parc_du_chateau_de_Maucreux

 

Peu de temps avant le déclenchement de la bataille de la Malmaison, le capitaine Prenez est photographié avec l’ensemble des officiers du 3e bataillon du 149e R.I..

 

Photographie_des_officiers_du_3e_bataillon_du_149e_R

 

Le 23 octobre 1917, l’attaque de la Malmaison est lancée. Le capitaine Prenez est blessé pour la sixième fois. Il reçoit une balle à la cuisse gauche. Gaston Prenez est soigné dans un hôpital de Beauvais pendant un mois, avant d’être mis en convalescence à Épinal pour la même durée.

 

Le 19 novembre 1917, il est de retour dans la zone des armées, toujours inscrit dans les effectifs des cadres du 149e R.I.. Gaston Prenez retrouve son régiment le 8 décembre. Il est promu à titre définitif au grade de capitaine la veille de Noël.

 

Le 10 mai 1918, il est nommé capitaine adjudant-major du 1er bataillon du régiment, une fonction plus qu’honorable pour un homme qui a débuté la guerre comme adjudant !

 

Le 28 mai, avec les autres éléments de la 43e D.I, son régiment tente de faire obstacle à une vaste offensive allemande lancée sur le chemin des Dames, entre le moulin de Laffaux et les abords de la ville de Reims. Plusieurs divisions sont engagées dans cette attaque. Les combats font rage.

 

Pour en savoir plus sur les évènements qui se sont déroulés durant cette période, il suffit de cliquer une fois sur la carte suivante.

 

 

Le 25 juillet 1918, Gaston Prenez obtient sa première permission de l'année. Il doit être de retour au régiment le 11 août.

 

Le capitaine Prenez est souvent en tête lorsque le 149e R.I. occupe des positions de 1ère ligne durant les derniers mois du conflit. Il participe à plusieurs reconnaissances, au-delà des éléments les plus avancés du régiment, durant les combats des 25, 26 et 27 septembre 1918 et durant ceux qui ont lieu les quatre premiers jours du mois d’octobre. Ces fonctions de cadre supérieur de bataillon ne l’obligent probablement pas à prendre de tels risques. Il aurait certainement pu déléguer ces missions à un de ses subordonnés.

 

 

Ces attaques sont les dernières pour le 149e R.I.. La fin du conflit est proche. Gaston Prenez est envoyé une seconde fois en permission du 16 octobre au 1er novembre.

 

Le 3 novembre, le lieutenant-colonel Vivier, rédige dans le relevé de notes de son officier, le texte suivant : « Très beau type de soldat de carrière, d’une vigueur et d’une activité sans égales. Plein d’entrain, toujours prêt à marcher, inspirant confiance à tous, par son assurance et son courage. Possédant des états de service superbes, le capitaine Prenez, qui exerce depuis six mois, les fonctions d’adjudant-major se montre un précieux auxiliaire pour son chef de bataillon, dans des circonstances délicates, en particulier au cours des opérations de mai-juin. Il a acquis l’expérience suffisante pour prendre dès maintenant le commandement d’un bataillon. »

 

La guerre se termine huit jours plus tard.

 

Période de Paix

 

Gaston Prenez occupe le poste de capitaine adjudant-major plusieurs mois après la signature de l’armistice. Ce n’est que le 1er septembre 1919, qu’il laisse ses fonctions de 2e responsable de bataillon pour reprendre le commandement de la 3e compagnie de mitrailleuses. Pourquoi ce retour en arrière ?  Le lieutenant-colonel Lecoanet, nouveau responsable du 149e R.I., donne l’explication. Le 24 octobre 1919, il écrit ceci :

 

« Officier vigoureux. Belle attitude, très sympathique. Après avoir exercé avec autorité et une grande compétence le commandement d’un bataillon, a dû être replacé à la tête d’une compagnie de mitrailleuses. Le cadre très réduit des officiers de régiment ne permettant plus de laisser les adjudants-majors dans leur emploi.

 

A de brillants états de services. Excellent instructeur, caractère ferme et bienveillant, il est très obéi et très aimé. Il possède une bonne instruction primaire.

 

C’est un homme sûr, d’un grand bon sens et très travailleur. Il est bien élevé et d’une tenue toujours très soignée. Il connaît parfaitement l’administration d’une compagnie. C’est un bon mitrailleur.

 

Il sera un candidat sérieux pour l'avancement au choix, quand il aura une ancienneté raisonnable dans le grade de capitaine. »

 

Le parcours de cet officier au sein du 149e R.I. est exceptionnel. Les hommes partis en août 1914, en troupe de couverture, restés dans cette unité jusqu’à la fin du conflit, ne sont pas très nombreux. De plus, il est extrêmement rare de voir un homme entré comme simple soldat et finir capitaine dans le même régiment. Ce qui est encore moins courant c’est le fait qu’il n’y a eu aucune interruption dans son affectation dans cette unité entre 1914 et 1918, après une nomination ou une blessure. La plupart du temps ces situations conduisaient à un changement de corps.

 

Après plus de vingt ans de services au sein du 149e R.I., le capitaine Prenez est affecté au 151e R.I. le 22 juillet 1922. Il restera dans cette unité pendant quatre années.

 

Gaston Prenez est ensuite détaché aux cours des chefs de section du C.I./30 au mois d’août 1926. Son supérieur note ceci : « A dirigé le cours des chefs de section d’une manière remarquable et a obtenu des élèves, une tenue, un ordre et une discipline exemplaires, ainsi que des résultats excellents qui lui font honneur. »

 

Une décision ministérielle du 6 septembre 1927 le met « hors cadre ». Il est affecté au bureau de recrutement d’Ajaccio. Dès son arrivée, il se met rapidement au courant de ses nouvelles obligations. Méthodique et zélé, il a beaucoup d’ascendant sur le personnel employé qu’il sait guider et conseiller judicieusement.

 

Ayant été inscrit plusieurs fois au tableau d'avancement, il obtient le grade de commandant le 21 décembre 1932. En février 1933, il prend le commandement du bureau de recrutement de Grenoble. Le 5 août 1936, il est admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite pour ancienneté de service.

 

Le 25 août 1939, il est rappelé à l’activité avant d’être démobilisé le 21 septembre 1940. Durant cette courte période, il fut chargé d’un service qui s’occupait de la réforme.

 

Par six fois, le commandant Prenez a tutoyé la « grande faucheuse ». Celle-ci vient à sa rencontre peu de temps avant qu’il ne fête son 72e anniversaire. Le 16 mai 1952, Gaston Prenez décède à son domicile du 31 bis avenue des Templiers. Son neveu Daniel Fahy se rend à la mairie d’Épinal pour effectuer la déclaration officielle.

 

Gaston_Prenez

 

Au service du drapeau du 149e R.I. durant plus de vingt ans, la croix de guerre 1914-1918  du commandant Prenez est probablement l’une des plus titrées du régiment.

 

Gaston Gustave Adolphe Louis Prenez a obtenu les citations suivantes :

 

Citation à l’ordre de la Xe armée n° 55 en date du 20 mars 1915 :

 

« Le 3 mars 1915, lors d’une attaque allemande sur les tranchées de premières lignes, devant Noulette, quoique blessé, a voulu conserver le commandement de sa section jusqu’à la fin de la journée pour ne pas laisser son capitaine seul. Déjà blessé une première fois au début de la campagne, s’est en toute circonstance très bien conduit. »

 

Citation à l’ordre de la VIe armée n° 527 en date du 30 novembre 1917 :

 

« Officier d’une rare bravoure, d’un courage et d’une énergie exemplaires. A été blessé pour la 5e fois depuis le début de la campagne, en tête de vague d’assaut, à la conquête des positions ennemies fortement organisées. »

 

Citation à l’ordre de la VIe armée n° 587 en date du 10 juin 1918 :

 

« Officier de devoir, d’un courage et d’une énergie reconnus de tous. Le 30 mai 1918, dans les circonstances les plus difficiles, a surveillé et dirigé les mouvements d’unités du bataillon submergées par le nombre, restant le dernier sur la position presque entièrement entourée, battue au tir direct et à courte portée de nombreuses mitrailleuses. »

 

Citation à l’ordre de la 43e D.I. n° 356 en date du 10 août 1918 :

 

« Officier d’un dévouement et d’une activité au-dessus de tout éloge. A pris une large part à l’organisation méthodique et judicieuse des positions confiées au régiment et à la réalisation des dispositions prévues pour parer aux attaques ennemies. »

 

Citation à l’ordre du 149e R.I. n° 66 en date du 5 décembre 1918 :

 

« Officier d’élite adoré de ses hommes. Au régiment depuis 17 ans, sur le front depuis le 1er jour de la guerre. Par son admirable bravoure, son énergie, l’ascendant qu’il avait sur sa troupe et l’exemple qu’il donnait, a été un véritable entraîneur d’hommes, au cours des nombreux combats, auxquels il a pris part. Six fois blessé, dont une fois très grièvement à Verdun, le 8 mars 1916, est toujours revenu au régiment sans même attendre sa complète guérison. »

 

Citation à l’ordre de la IVe armée l’armée n° 1551 en date du 24 décembre 1918 :

 

« Officier digne de tous les éloges, d’une grande bravoure et d’une activité inlassable. Pendant la bataille des 25, 26 et 27 septembre 1918 et du 1er au 4 octobre, comme adjudant-major, a fait personnellement de nombreuses reconnaissances jusqu’en avant de nos éléments les plus avancés, parcourant fréquemment tout le front occupé par nos premières lignes et rapportant de précieux renseignements sur la situation de l’ennemi, communiquant à tous les hommes, par sa présence et ses paroles, son ardeur et son allant personnel. »

 

Autres décorations :

 

Le lieutenant Prenez est fait chevalier de la Légion d’honneur le 1er octobre 1915. Ordre n° 1743 D en date du 9 octobre 1915.

 

« Au cours de la nuit du 25 au 26 septembre 1915, a organisé, dans les circonstances les plus périlleuses, une tranchée conquise. Le lendemain, sous un feu des plus violents, a entraîné très brillamment sa compagnie à l’attaque des nouvelles positions allemandes. Très belle attitude au feu. A été blessé au cours de l’action. »

 

Cette citation lui vaut également une palme supplémentaire sur sa croix de guerre.

 

Officier de la Légion d’honneur le 16 juin 1920.

 

Commandeur de la Légion d’Honneur Décret du 7 juillet 1936.

 

Décoré de la croix de guerre anglaise (M.C.) par ordre général n° 20 le 10 mai 1918.

 

Le commandant Gaston Prenez possède un dossier dans la base de données « Léonore ».

 

Site_base_Leonore

 

Sources :

 

Dossier individuel consulté au Service Historique de la Défense de Vincennes.

 

La photographie de groupe représentant les officiers du 3e bataillon du 149e R.I. à la veille de la bataille de la Malmaison, est extraite du fonds Paul Douchez, un témoignage en trois volumes. Ce volumineux travail a été déposé par le fils de cet officier, aux archives du Service Historique de la Défense de Vincennes en 1983. Fond Douchez ref : 1K 338.

 

L’acte de naissance et la fiche signalétique et des services de Gaston Prenez ont été consultés sur le site des archives départementales du Doubs.

 

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi, à M. Porcher, au Service Historique de la Défense de Vincennes et aux archives départementales du Doubs. 

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