14 octobre 2009

Sergent Frédéric Biehler (1893-1917).

Sergent_BiehlerNé le 10 juillet 1893 à Saint-Laurent dans les Vosges (Commune rattachée à Epinal depuis 1964). Il est sergent à la 11e compagnie lorsqu’il croise le chemin de  la mort le 23 octobre 1917 sur les coups de 8 h 00 du côté du bois de Belle-Croix (Ce dernier se trouve sur la commune de Vaudesson  dans le département de l’Aisne). Après les combats il est inhumé par le groupe de brancardiers de la 43e D.I., à Condé-sur-Aisne, dans une sépulture individuelle numérotée 171.

Il repose actuellement dans la Nécropole Nationale Française de Vauxbuin, avec 32 de ses camarades tués le même jour dans ce secteur.

 

 

Quelques souvenirs familiaux :

 

Il a obtenu sa Croix de guerre à la bataille de Notre-Dame-de-Lorette en 1915.

La première de ses citations a été attribuée dans le secteur du fort de Vaux en mars 1916, la seconde au Trou Bricot. La famille ne sait pas pour l’obtention de sa 3e citation.

 

Médaille Militaire (Trouvé sur un site de recherche généalogique). Frédéric Alexis Biehler  - matricule 7845

Sergent au 149e Régiment d'Infanterie.

«Sous-officier d'une bravoure et d'un sang-froid exemplaires .Le 4 septembre 1916, après avoir brillamment enlevé une section de grenadiers à l'assaut d'un village fortement occupé, s'est rendu maître de deux forts groupes ennemis qui offraient une résistance acharnée et a tué de sa main six Allemands. 

Violemment contre attaqué, a résisté seul et a maintenu la position en attendant bravement l'arrivée d'une section de renfort. 

Blessé au cours de l'action, a refusé de se laisser évacuer et a conservé le commandement de son groupe après un pansement sommaire. 

Déjà cité trois fois à l'ordre.» 

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Bielser_mod_le_2Anecdotes (source familiale) :

1°) Avant l'armée il pratiquait le tir à titre civil dans le club sportif « l’avant-garde » dans le village de Saint-Laurent avec d'excellents résultats au niveau régional en 1912 et 1913. 

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2°) Lors d'une permission obtenue pour Noël 1916, il a rapporté un fusil pris aux Allemands. Lorsqu’il est arrivé à la gare d'Epinal un chef de police militaire a voulu lui confisquer. Il a attrapé cet homme par le col de sa veste pour lui dire que s'il voulait obtenir un fusil comme celui-ci, il devrait faire comme lui en montant aux tranchées de premières lignes pour le prendre aux Allemands.

Dans les années 1950-1955, l'un de ses derniers frères s'en servait encore à la chasse pour tirer le gros gibier.      

 

                             

 

 

 
 Le dernier combat du sergent Biehler.

Le 149 e R.I  dans la Bataille de la Malmaison appuyé par le groupe Schneider A.S.8.

Peu de chose sur le régiment, mais ce qui  va suivre peut tout de même nous donner une idée de ce qu’a pu  vivre le sergent Biehler dans les derniers instants de sa vie…

 

 

                                                           Sépultures Vauxbuin

 

Une vue d’ensemble avec l’artillerie spéciale n°8…

Préparations.

Un groupement Schneider, composé des groupes 8, 11 et 12, et un groupement  Saint-Chamond, comprenant les groupes 31 et 33, sont désignés pour participer à cette attaque. Ces groupements étaient sous le commandement du lieutenant-colonel Wahl. Les groupes Schneider étaient composés de 12 chars de combat, répartis en 4 batteries de 3 chars. Les groupes Saint-Chamond comportaient 14 chars et étaient constitués à 4 batteries inégales de 3 ou de 4 chars.

L’artillerie spéciale n° 8 est affectée à la 43e division avec l’objectif d’atteindre la forêt de Belle-Croix. Le groupe A.S.8 est embarqué dans la journée du 17 octobre 1917 en gare de Champlieu et débarqué en pleine voie dans la gare improvisée de Moulin-Saint-Pierre. Il gagne ensuite ses positions de rassemblement à 200 m au nord-ouest de Vailly, en bordure de la route de Jouy.

Malgré toutes les précautions prises, le mauvais temps qui avait détrempé le terrain, les tirs de contre-préparation ennemis et le bouleversement des lignes allemandes par l’artillerie française qui tirait de façon intense depuis six jours et six nuits créèrent pour les chars un ensemble de circonstances difficiles.

 

 

                  AS__8___Identification_du_Groupe_2


Dans la nuit du 22 au 23, une pluvieuse nuit d’octobre, l’A.S. 8 se met en marche à 23 h 00 et suit la route de Vailly à la ferme Vaurains. Au nord de Jouy, le groupe se divise en deux colonnes. La colonne de droite (1re et 3e batteries) s’engage sur l’itinéraire ravin du Toty-ferme le Toty. Arrivée à hauteur de la Gabionnade située à 200 m au sud de la ferme le Toty, elle est prise sous un tir violent d’obus de gros calibres. Le char de tête tombe dans un entonnoir qui vient de se creuser devant lui ; peu après il est atteint par un obus et mis hors service. La route se détériore rapidement sous les coups de l’artillerie adverse ; le terrain avoisinant détrempé par les pluies est impraticable. Bientôt, aux obus explosifs, succèdent les obus toxiques ; le ravin s’emplit de gaz « moutarde » ; il faut mettre les masques ; en outre, aucune lumière ne peut-être allumée, car la colonne est en en vue et à 500 m de la tranchée allemande du Blocus. Les travaux de terrassement entrepris pour dépanner les appareils n’avancent que très lentement. Un char_num_ro_1seul char de la 1ère batterie se dégagera vers 10 h 00 ; en raison de l’heure tardive, il sera maintenu en réserve, à la carrière des Obus, par le commandant du groupe. A la 3e batterie le lieutenant Bussière se remettra en marche vers 6 h 30 et parviendra à rejoindre l’infanterie avant le début de la deuxième phase. Un autre char, celui de l’adjudant Florimond, dégagé plus tardivement, fera le tour de la carrière des Obus, suivra la trace des batteries de gauche et rejoindra son commandant de batterie au cours de la deuxième phase.La colonne de gauche (2e et 4e batteries) arrive sans encombre à sa position de départ (carrière des Obus) entre 2 h15 et 2 h 30.

Vers 4 h 00, le char du commandant de la 2e batterie est atteint par 2 obus qui tuent 4 hommes de l’équipage et mettent l’appareil hors service.

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Journée du 23 octobre 1917

Les chars dans le secteur de la 43e division.

Nous savons déjà que la 1ère batterie de l’A.S. 8 (batterie de droite) n’a pu atteindre à temps sa position de départ et qu’à la 3e batterie, le char du commandant de batterie, n’arrive à se dégager de l’embouteillage de la Gabionnade que vers 6 h 30, c’est-à-dire trop tard pour prendre part à la première phase. Il traverse lentement le terrain bouleversé que le 158e R.I. vient de conquérir. Il atteint vers 8 h 00 le point de stationnement qui lui a été assigné pour l’arrêt sur le deuxième objectif (sud-ouest de la cote 190,6). A ce moment, il est pris à partie, ainsi que les cuirassiers qui l’accompagnent, par une mitrailleuse en batterie près des carrières Montparnasse. En quelques coups de canons, tirés à bout de portée par-dessus l’infanterie, il l’a réduit en silence.

char_num_ro_2La 2e batterie (lieutenant Le Poetvin), dont le char de tête a reçu deux obus à la position de départ, se met en marche à 5 h 15, commandée à pied par son chef. L’appareil de queue, arrêté momentanément dans un trou d’obus à 300 m de la position de départ, reçoit successivement deux obus dans le chariot arrière et le réservoir droits. La batterie réduite à un appareil (le char Aubry) rejoint, vers 7 h 30, le bataillon de tête du 149e R.I. installé sur son objectif et s’arrête aux abords de la cote 195,1 pour y attendre l’heure H’. Au cours de ce stationnement, l’infanterie lui signale une mitrailleuse en action à la corne sud-est du bois de la Belle-Croix et des allées et venues dans la région du boyau de Dennewitz où semble se préparer une contre-attaque. Le char s’avance à 150 m des objectifs désignés et tire une trentaine d’obus. La mitrailleuse est détruite et les fantassins du 149e R.I. voient de nombreux allemands s’enfuir vers le bois de la Belle-Croix. Ces résultats obtenus, le char rejoint l’abri que lui offre la côte 195,1.

La 4e batterie, initialement réservée, quitte, conformément au plan d’engagement la carrière des Obus à 6 h 15. Elle atteint à 8 h 00, le point 29-39 qui lui a été désigné comme terme de son premier bond. A ce moment, elle reçoit, du commandant de groupe (capitaine de Blic), l’ordre de s’engager à H’ en prenant à son compte les missions des 2e et 3e batteries que l’on sait réduites chacune à un char.Ainsi, durant la première phase, les chars en raison de la rapidité de la progression de l’infanterie et des difficultés du terrain, n’ont pu rendre aucun service. Durant le stationnement sur le premier objectif, leur action a commencé à se faire sentir. Deux mitrailleuses ont été réduites au silence et une contre-attaque étouffée dans l’œuf. Ils sont maintenant dégagés de la zone chaotique ou ils étaient presque paralysés et nous allons voir leur rôle grandir.

A 9 h 15, six chars se mettent en mouvement sur le front de la 43e D.I. dont ils dépassent bientôt le premier échelon.

Le char Bussière, appuie la droite du 158e R.I.. Il progresse rapidement se tenant entre le barrage roulant et la première vague. Les réactions ennemies sont faibles jusqu’au moment où l’infanterie, arrivée à trois ou quatre cents mètres de la tranchée des Oubliettes, est plaquée au sol par des coups de feu nombreux partant de cette tranchée et des lisières de bois qui affleurent au rebord sud du plateau. Le char en quelques coups de canon, neutralise la partie ouest de la tranchée. Il se porte ensuite vers la batterie 39-60 qu’il trouve inoccupée. Il gagne la lisière sud du bois des Hoinets vers 40-63 et en commence le nettoyage en la longeant vers l’est. A ce moment, il est prévenu par l’officier de liaison de son groupe auprès du 158e R.I. que le groupement de chasseurs qui forme la droite de la division est démuni de chars. Il aperçoit, en outre, derrière lui, des groupes d’infanterie qui recommencent à progresser et la batterie de réserve qui arrive à la rescousse sur le front du 158e R.I.

En conséquence, il se rabat vers l’est en contournant le ravin des Bousseux. Il est rejoint, vers 10 h 45, par son camarade de combat le char Florimond, qui se place en surveillance, à sa droite vers 42-59. A 11 h 45, la batterie est libérée par l’infanterie et se met en marche pour rejoindre la carrière des Obus.

Revenons maintenant vers l’ouest où nous avons vu apparaître la 4e batterie venant relever le char Bussière d’une partie des multiples missions qu’il a si gaillardement assumées. Cette batterie a, depuis H’, tantôt suivi, tantôt précédé la gauche du 158e R.I. et la droite du 149e R.I.. Elle n’a rencontré que peu de résistance.

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Plus proche du 149e R.I. et du sergent Biehler.

Le Schneider de la batterie C de l’aspirant Aubry prend sa position de départ à la carrière des Obus. Il suivra l’itinéraire suivant : Lisière ouest des bois du coteau et du blocus, pour prendre la direction de la tranchée du blocus, de la tranchée lassitudes, de la tranchée Carlin. Il traverse le chemin des Dames et la tranchée du Hérisson, puis la route de Maubeuge, les boyaux Enock, et Erfurt, la tranchée Dennewitz, pour arriver à la lisière est du bois de Belle-Croix jusqu’aux pentes nord du plateau de Chavignon. Point 3963.

Un premier arrêt se fait à 7 h 25 sur une position de surveillance à 100 m à l’ouest de la cote 195.1. Un second arrêt à lieu à 9 h 40 sur le plateau de Chavignon, pour éviter de rentrer dans le tir de barrage français. Un troisième arrêt a lieu de 11 h à 11 h 30 sur les pentes nord du plateau de Chavignon où ce termine la mission de la batterie. Un dernier arrêt se fera sur le chemin du retour à 13 h 50, sur la route de Maubeuge pour dépanné le char qui avait déraillé.Pendant le combat, le 149e R.I. signale une mitrailleuse à la corne sud-est du bois de Belle-Croix à 8 h 30. Une contre-attaque allemande doit se préparer dans le secteur de la tranchée Dennewitz.Le char se porte en avant et tire une trentaine de coups de canon à 150 m en plein objectif.                                          

                  vaudesson_Gamma_5

Pendant le stationnement qui fut atteint assez facilement à 7 h 25, le char tirant à 150 m au canon, détruit une mitrailleuse et arrête une contre-attaque qui tentait de déboucher de la lisière sud du bois de Belle-Croix, vers 7 h 50. Pendant une vingtaine de minutes, on apercevait distinctement les allemands fuyant les tirs du char. Pendant toute la marche sur le 2e objectif, le char a précédé les vagues d’attaques de 50 à 100 m environ. Attaquant une petite carrière en lisière de la forêt sur le plateau. Il fît une douzaine de prisonniers et prit une mitrailleuse qui est rapidement emportée dans le Schneider. Pendant le stationnement sur le 1er objectif, le char fut longtemps seul. A 8 h 10, il vit arriver derrière lui, 3 chars de la batterie D et un char de la batterie B. Ces chars suivirent d’abord à 150 m, puis le char de la batterie B, passera en tête sur le plateau. Les chars de la batterie D dépassèrent à leur tour, les vagues d’attaque. Tous les chars étaient au rebord nord du plateau à 11 h 00. L’ordre de repli fut donné à 11 h 30 après avoir constaté que l’infanterie dépassant le plateau, portait ses mitrailleuses dans la vallée.

Au retour le coincement des fils de fer arrachés par le char provoqua un déraillement sur la route de Maubeuge. Le Schneider fut dépanné en 40 minutes de travail par le personnel et les moyens du bord.

Sources :

« Batailles et combats des chars français, l’année d’apprentissage (1917). » Lieutenant-colonel breveté J. Perré. Aux Editions Charles Lavauzelle et cie 1937.

« Les chars d’assaut, leur création et leur rôle pendant la guerre 1915-1918 » Capitaine Dutil agrégé d’histoire. Aux éditions Berger-Levrault, éditeurs 1919.

Un grand merci à Jacques Baptiste, à Arnaud Carrobi, à « Tanker » du site "Pages 14-18" et au Service Historique de Vincennes et à l’ E.C.P.A.D..     

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14 novembre 2009

Sergent Marcel Weber (1891-1914).

                Marcel_WEBER

 

Medaille_militaire_de_Marcel_WeberLe sergent Marcel Weber est né le 24 juin 1891 à Mulhouse. Il servait dans la 9e compagnie sous les ordres du capitaine Henri Souchard.

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Citation à l’ordre du régiment :

« Sous officier brave et dévoué. Tombé au champ d’honneur le 25 août 1914, à Ménil-sur-Belvitte » : Croix de guerre avec étoile de bronze.

Il obtient la médaille militaire à titre posthume le 17 février 1922. Il repose dans la Nécropole Nationale Française de Rambervillers. (Voir dans l’album-photo de la Grande-Nécropole)

Je remercie Mme D.J.L. Fargues pour m’avoir autorisé à reproduire les documents concernant Marcel Weber, ainsi que Guy Watbled.

 

 

 

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01 janvier 2010

Aspirant Yves Charvéron (1894-1915).

                 Yves_Charveron_2

Yves Charvéron est né à Paris le 19 janvier 1894. Il fit ses premières études au collège Chaptal et fut reçu à l’école de Physique et de chimie industrielles de Paris au concours d’entrée de 1913.

A l’appel de sa classe, en décembre 1914, il quitta l’école pour le régiment. Nommé Aspirant au 149e R.I, après plusieurs mois de cours à Langres. Il partit pour le front d’Artois à la fin de mars 1915. Blessé deux fois en juin, sa seconde blessure le fit évacuer sur Fougères. Après sa guérison et un congé de convalescence de quelques semaines, il rejoignit son dépôt au début d’août. Au lieu d’attendre son tour de départ, il se fit inscrire comme volontaire et repartit aussitôt pour le front. Sa nouvelle compagnie se trouvant au repos, il demanda et obtint de reprendre le commandement de son ancienne section, à ce moment en première ligne entre Angres et Souchez. C’est à la tête de cette section que, le 26 septembre 1915, il partit à l’assaut des lignes allemandes et fut blessé par un éclat d’obus. Malgré sa blessure, il n’en continua pas moins à avancer avec ses hommes, et c’est quelques heures après qu’il dut trouver la mort dans un long et meurtrier corps à corps. Le 2 décembre suivant, une patrouille le retrouva dans le bois en Hache, gisant auprès d’un officier allemand tué au cours de la même attaque, et c’est grâce à son révolver que notre camarade put être reconnu. D’un courage au-dessus de tout éloge, le premier à l’attaque, s’offrant même à accomplir les missions les plus périlleuses, il a laissé à tous ceux qui l’ont connu, tant à l’école qu’au régiment, le souvenir d’un ami dévoué. Sa brillante conduite lui valut la citation suivante :

 

Citation à l’ordre de la division :

Yves Charvéron, aspirant à la 11e compagnie du 149e R.I..

«  Le 26 septembre 1915, devant Angres, a brillamment entraîné sa section à l’assaut, sous une canonnade violente et des feux de mitrailleuses ; blessé par un éclat d’obus au cours de cet assaut. Sous-officier possédant des qualités militaires remarquables, déjà blessé au cours de la campagne. »

 

                Carte_11e_compagnie_26_sept_1915

 

                d_placement_11e_compagnie

      

25 septembre 1915:

Le 149e R.I. venant de la fosse 10 est en place dans le secteur à 4 h 00. La pluie qui tombait depuis 2 jours avait transformé les boyaux en véritables cloaques d’où une dépense de forces beaucoup plus importante pour gagner les emplacements. En y arrivant, les hommes étaient trempés jusqu’aux os. Il faut signaler que tous les hommes du 149e R.I. n’avaient pas reçu leurs casques et que plus de la moitié d’entre eux n’avait encore que le képi.

Rapprochons nous un peu plus  de la 11e compagnie.

Elle quitte la tranchée en V à 12 h 35 pour prendre le chemin du boyau Helmer jusqu’à l’intersection avec le boyau Goiran, pour poursuivre dans la direction de f7. Vers 14 h 00 le lieutenant Prenez prend la tête de sa compagnie et l’engage dans le boyau Coquelet. Bloquée dans le boyau par une autre compagnie elle arrive cependant sur sa position vers 17 h 00, sur l’emplacement de la  tranchée allemande nouvellement conquise. Elle améliore et organise cette position qui se trouve un peu en avant de la tranchée allemande en g11, g12 et g13.

 

26 septembre 1915 :

Le 3e bataillon est chargé d’attaquer le bois en Hache, sa gauche devra suivre la direction g11, g7 et e13. L’attaque s’est déclenchée à l’heure fixée à 13 h 10. La tranchée améliorée la veille est occupée par la 11e compagnie ayant à sa droite un peloton du 31e B.C.P.. Cette compagnie conduite par le lieutenant Prenez, se porte à l’attaque. Elle occupera  g15 pour ensuite arriver aux abords de g7.

 

Je remercie Thierry Cornet, Vincent le Calvez, l’association « Collectif Artois 1914-1915 », et le Service Historique de Vincennes.

Références bibliographiques :

Livre d’or « La physique et la chimie au service de la patrie » aux éditions Poyet Frères, Paris 9e.

Historique du 149e R.I.. Editions Imprimerie Klein 1919.

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23 janvier 2010

Soldat Louis Meunier (1894-1915)

                Louis_Meunier

 Louis Meunier est né à Chalon-sur-Saône le 11 mai 1894. Il est élève à l’école professionnelle de Chalon-sur-Saône.  Il entre ensuite à l’école normale d’instituteurs de Mâcon. Louis Meunier exerce sa profession à Lunéville. Soldat à  la 8e compagnie du 149e R.I.,  il décède à Aix-Noulette (Pas-de-Calais) le 10 mai 1915, à 9 h 00 par suite de coup de feu au combat.

Citation (Décernée lors de l’attribution de la médaille militaire) :

« Soldat plein de courage et d’entrain ; est tombé, le 10 mai 1915, devant Noulette.



Références bibliographiques :

Livre d’or de l’école professionnelle de Chalon-sur-Sâone. Editions Imprimerie Générale Administrative de Chalon-sur-Sâone.

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24 février 2010

Soldat clairon Louis Hantz (1889-1917).

                Louis_Hantz

 

Né le 21 octobre 1889 dans le village de La Bresse situé sur le canton de Saulxures-sur-Moselotte, dans le département des Vosges. Il est le fils de Louis Cyrille et de Marie Honorine Poirot. De la classe 1909, il est enregistré sous le  numéro matricule 2414 au recrutement d’Epinal. Célibataire, il vivait avant son incorporation, dans la commune de Rochesson. Gravement blessé le 23 octobre 1917 du côté de  La Malmaison. Il décèdera le lendemain 8 h 00 des suites de ses blessures, à l’hôpital d’évacuation n° 18 de Couvrelles dans le département de L’Aisne. Il était à ce moment là dans la 2e compagnie du 149e R.I..

Sepulture_Louis_HantzLouis Hantz est inhumé dans la Nécropole Nationale de Vauxbuin. Carré C, tombe n° 959.

Médaille militaire à titre posthume : (Décret du 11 avril 1920 paru dans le journal officiel du 8 septembre 1920).

« Agent de liaison d’un courage et d’un sang-froid remarquables, blessé mortellement le 23 octobre 1917, en se portant en avant, sous un feu violent. »

A été cité.

Au P.C. le 11 avril 1920.

Signé : Deschanel.

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Un grand merci à Stéphan Agosto et à  Maxime Vassal.

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25 mars 2010

Capitaine Léon Baril (1873-1915).

Leon_Baril

 Un bordelais au 149e R.I…..

Léon Louis Baril est né le 25 octobre 1873 à Bordeaux-Caudéran, place Dauphine. Il est le fils d’Edouard et de Catherine Lafargue. Il s’engage dans l’infanterie en 1891 pour suivre une carrière militaire jusqu’à la fin de sa vie. Nommé capitaine en septembre 1911, il va, après cette nomination, commander une compagnie du 123e R.I. à La Rochelle. A la fin du mois de février 1913 Il arrive au 149e R.I.. Au début du conflit Il reste au dépôt du régiment. Le capitaine Baril rejoindra son régiment qui se trouve sur le front belge en Novembre 1914,  pour y prendre le commandement de la 9e compagnie. Compagnie qu’il ne quittera plus jusqu’au moment où il rencontre la mort sur son chemin le 3 mars 1915 dans le secteur de Noulette.

Monument_aux_morts_Bordeaux_CauderanSon nom  est inscrit sur les monuments aux morts de Bordeaux-Caudéran et d’Epinal. Il repose dans le carré militaire  du cimetière communal de Sains-en-Gohelle dans le Pas-de-Calais.

Citation à l’ordre de l’armée :

Cité à l’ordre n° 55 de la 10e Armée, en date du 30 mars 1915.

« Lors d’une attaque allemande sur les tranchées de 1ère ligne devant Noulette, a été tué à la tête de sa compagnie en l’entraînant sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses pour une attaque en avant des tranchées. A montré en plusieurs circonstances, une grande bravoure. » Journal officiel du 8 avril 1915.

 

Avec l’aimable autorisation de Suzanne Martel qui me donne son accord pour reproduire ici un extrait d’une lettre écrite le 8 mars 1915 par  Lucien Kern et qui évoque les derniers moments de vie du capitaine Baril. (Cette lettre se trouve dans le livre « Lettres de tranchées »).

 

Ma chère bonne maman et chère sœur et Georges.

« Six mois depuis le 26 février se sont écoulés depuis notre départ, tant de souffrances, de peines et de sacrifices sans nom.  Je n’entrerai pas aujourd’hui dans les détails de la lutte horrible qui s’est déroulée pendant trois jours… J’ai passé des heures terribles, heures d’angoisses et de danger, comme jamais je n’en ai passé. J’ai souffert d’esprit et de corps en trois jours, comme en dix ans de ma vie… Un soir vers quatre heures, bombardement terrible par nous sur l’ennemi. Il faut l’avoir vu pour le croire. Ce fut pendant une demi-heure, l’enfer déchaîné sur un coin de terre… Tout de suite après notre compagnie reçoit l’ordre d’attaquer… Je vis tomber mon lieutenant. Combien d’amis que j’estimais, tous frappés à mort, à chaque pas, il me semblait que j’allais être touché, car nous chargions sous un feu violent de mitrailleuses et de fusils. Les balles tombaient pareil lorsque la pluie commença à tomber en larges gouttes… C’est le  3 mars, à 16 h 00, que nous avons chargé. Le commandant pleurait de nous voir partir à la mort, car l’attaque était manquée. Notre pauvre capitaine fut tué aussi, le soir à 8 h 00. La moitié des hommes manquaient à l’appel… Il y a un village tout près, celui dont je vous ai parlé, tout bombardé. Nous l’appelons le village de la mort, car les obus tombent et tuent en traîtrise, en  ce fameux endroit. Maintenant notre régiment est relevé et est au repos pour se refaire et se reposer… »

 

Tous mes remerciements au Service Historique de l’Armée de Terre de Vincennes, aux archives départementales de Bordeaux, à la mairie de Bordeaux-Caudéran, ainsi qu’à S. Martel à A. Carobbi à T. Cornet et à M. Porcher.

 

Références bibliographiques :

La carte utilisée pour le montage photo,  est extraite du J.M.O. du 25e R.I.T., sous-série 26 N 778/5.

« Lettres des tranchées » Correspondance de guerre de Lucien, Eugène et Aimé Kern, trois frères manitobains, soldats de l’armée française durant la première guerre mondiale. Aux éditions du Blé. Saint-Boniface (Manitoba) Canada. 2007.Collection Lucien Kern préservée soigneusement par Odile Martel.

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21 mai 2010

Sergent Victor Beau (1891-1915).

               Victor_Beau

 Victor Beau est né le 3 juillet 1891 dans le petit village vosgien de Thaon-les-Vosges. Il était le fils de Victor et de Marie Nicolas.

Il avait deux frères, l’ainé Alphonse, marié et père de famille et Marcel, son cadet, séminariste tout comme lui, qui trouvera également la mort pendant le conflit. Lorsque la guerre éclata, il était au séminaire de Saint-Dié. 
 

Enrôlé avec le grade de sergent dans la 12e compagnie du 149e R.I., il  prit part à tous les combats de Sainte-Marie-aux-Mines, de Saales, de Rothau, de Schirmeck, du Donon, de Morange et de Sarrebourg. Le 29 août, il écrit sur une carte qu’il est tout étonné de se trouver encore en vie : « Je ne cesse de répéter, dit-il, que Notre-Dame-des-Ermines me protège. L’autre jour, plus de dix mille balles ont passé tout près de moi, sur ma tête, et je reste debout. Je suis le seul sergent de l’active qui n’ait reçu aucune blessure. »  

En Champagne, où il redescend avec sa compagnie, mêmes positions, mêmes périls et mêmes actions. Plus les batailles font rages, plus il se recommande à sa protectrice. La guerre lui paraît chose si terrible qu’il ne croit pas à sa longue durée. Mais le mouvement l’emporte néanmoins de l’aile droite à l’aile gauche de l’armée… Le voici qui, le 7 octobre, débarque sur le front d’Ypres. Les lettres qui parviennent à sa famille sont d’une sobriété de détails très grande. Il ne veut pas effaroucher les siens, mais nous sentons, sous la brièveté du style, les longueurs de la bataille… 
 

Le 20 octobre, il accuse réception, d’une lettre de ses parents.  

« J’apprends que Marcel est bon pour le service. Bien que la guerre se prolonge, je ne pense pas qu’il viendra me rejoindre au feu. »

 Le 23 novembre 1914, il fut atteint d’un éclat d’obus qui lui fit une blessure très grave à la tête. Il tomba, le sang emplit ses oreilles et sa bouche, puis un autre éclat d’obus vint le frapper de nouveau. Pourtant, la mort ne devait pas le prendre encore… Évacué sur un hôpital de Rouen, il y subit la terrible opération du trépan. Après de longues semaines de fièvre et de souffrances, on le vit se relever, s’essayer de nouveau à vivre, puis peu à peu reprendre des forces, au point où tout le monde put le croire guéri. Le congé de convalescence obtenu pour deux mois à sa sortie de l’hôpital de Rouen se prolongea sans aucun incident quelques temps encore. De nouveau, il avait repris sa correspondance avec sa famille. Cependant, le mal croissait en silence et lorsqu’on le renvoya,  à l’hôpital auxiliaire n° 37, il devait subir une nouvelle opération d’urgence. Son état était trop grave pour qu’il pût être sauvé… Victor Beau décéda le 17 avril 1915. Il reposera provisoirement dans un cimetière parisien jusqu’à la fin de la guerre, pour  ensuite être enterré dans son village natal dans le petit cimetière de Thaon-les-Vosges.

Citation à l’ordre de l’armée (journal officiel du 13 novembre 1915) :

« Beau Victor, sergent au 149e R.I., a fait preuve de remarquables qualités d’énergie, de sang-froid, et de courage dans le commandement de sa section, aux combats livrés par son bataillon les 5, 15 et 18 novembre 1914 et notamment le 5 novembre, devant Ypres où, sous un bombardement de 24 heures qui décimait ses hommes, il a su exalter leur moral et diriger leurs feux dans des conditions telles que plusieurs attaques ennemies contre sa tranchée ont pu successivement et définitivement être repoussées. Décédé à la suite de ses blessures. »

 

Un très grand merci à Éric Mansuy. 
 

Référence bibliographique : « Reliques sacrées » de Louis Colin. Paris, Bloud & Gay. 229 pages.

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04 juin 2010

Capitaine Maurice Crépet (1878-1915).

                Capitaine_Cr_pet

 

Maurice Crépet est né le 3 mars 1878 à Gigny, commune de la Saône-et-Loire.Il est le fils de Julien et de Jeanne Danguy.

Il quitte le lycée Condorcet de Paris en 1897. Saint-Cyrien de la promotion « Bourbaki », il sort de l’école en 1899.

Promu au grade de capitaine le 23 juin 1913, il se retrouve à la tête de la 2e compagnie le 15 juillet 1913, au moment du départ pour les marches des Vosges.

Au début du conflit, il commande toujours la 2e compagnie. Il prend le commandement du 1er bataillon au début septembre 1914, pour le conserver jusqu’au début janvier 1915, où il retrouve sa compagnie. Tué à l’ennemi le 29 mai 1915 dans le secteur d’Aix-Noulette.

 

1ère citation à l’ordre de l’armée: (29 septembre 1914).  

« Le 19 septembre 1914 a conduit avec vigueur une attaque à la baïonnette ayant pour but de dégager le front sud d’un village, presque entièrement entouré par l’ennemi, l’a refoulé et lui a fait 80 prisonniers. »


 2e citation à l’ordre de l’armée: (22 juin 1915).

«  Le 29 mai 1915, a fait preuve d’un grand courage en entraînant sa compagnie dans une attaque au petit jour contre les tranchées allemandes ; tué au cours du combat. »

 Un grand merci à T. Cornet, M. Porcher et au Service Historique de l’Armée de Terre de Vincennes.

Référence bibliographique :

« Lycée Concorcet : Livre d’or de la Grande Guerre 1914-1918 ». Editions Cahors, imprimerie typographique A. Coueslant. 1919.

« Livre d'or des Saint-Cyriens morts aux champ d’honneur ». Editions Paris Imprimerie Nationale. 1922.

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11 juin 2010

Commandant Henri François (1876-1914).

                  Copie_de_Commandant_Fran_ois

 

Le commandant Henri  François est né le 15 janvier 1876 à Zutkerque, petite commune située dans le Pas-de-Calais. Il est le fils de Louis François et d’Alix Marie Delattre. Henri François se marie avec Marie Marguerite François en 1906 à Arras. Après avoir signé un engagement volontaire de 3 ans à Versailles, il est  admis à l’école spéciale militaire en 1895. Saint-Cyrien de la promotion de Tananarive (1895-1897). Il arrive en décembre 1911 au 149e R.I., nouvellement promu dans le grade de capitaine, pour prendre le commandement de la 6e compagnie. Il sera à la tête de cette compagnie jusqu’au 1er septembre 1914. Il est  nommé chef de bataillon à titre temporaire. Il prend ainsi le commandement du 2e bataillon de son régiment  à partir du 2 septembre 1914 et cela jusqu’au moment où il se fera tuer quelques jours plus tard dans le secteur de  Souain, le 24 septembre 1914.

 

Décorations
 

Chevalier de la Légion d’honneur par décret du 31 décembre 1913. 
 

1ère citation à l’ordre de l’armée (ordre du 29 septembre 1914) :

« Le 19 septembre à dirigé avec beaucoup d’énergie, le combat livré dans un village par deux bataillons du 149e R.I., de 5 à 17 heures et a réussi à dégager ce village presque complètement entouré ; a tenu tête toute la journée à un ennemi supérieur en nombre ; l’a refoulé et lui a fait 120 prisonniers. (Journal officiel du 9 octobre 1914).

 

2e citation à l’ordre de l’armée (ordre du 2 octobre 1914) :

«  Atteint d’un éclat d’obus, est mort à la tête du bataillon dont il avait pris le commandement pour la durée de la guerre et où il avait fait preuve des plus brillantes qualités d’entrain, de bravoure et d’intelligence. Avait en particulier, puissamment contribué à repousser de violentes attaques dirigées contre un village bombardé et incendié, à en chasser l’ennemi qui y avait pénétré et à maintenir dans la situation la plus critique, la possession de ce village. (Journal officiel du 24 octobre 1914).

 

Un grand merci à C. Leclair, à A. Carrobi, à J. Huret, à  M. Porcher et au Service Historique de la défense de Vincennes.

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17 juillet 2010

Sergent Marie Joseph Thiriat (1891-1914).

               Sergent_Thiriat__1_

 

Né le 2 février 1891  à Harol, village situé sur le canton de Dompaire dans le département des Vosges. Il est le fils de Charles et d’Elie Sidonie Perrin. Marie Joseph Thiriat a été élève au séminaire de Saint-Dié. Sergent à la 5e compagnie, il est tué le 9 août 1914 par suite de coup de feu à l’ennemi.

Quelques jours après le commencement de la guerre, il écrit à une de ses tantes qui vit à Saint-Dié les quelques lignes suivantes : 
 

«  Rassure-toi, je suis encore en vie. D’ailleurs, nous n’avons pas encore vu les Allemands. Nous attendons l’arme au bras. La frontière est là, toute proche… Nous faisons une cure d’air dans les sapins. Pas de poulet, mais du singe à volonté. Nous ne sommes pas malheureux. Nous sommes gais comme des pinsons. On chante, on rit, en attendant la danse… » 
 

Le billet n’est pas daté, mais il est très facile de lui en donner une. C’était deux ou trois jours avant, ou même peut-être la veille de la grande attaque des cols, de celui de Sainte-Marie en particulier, qui eut lieu le dimanche 9 août 1914. 
 

Ses derniers instants… 
 

Debout au milieu de ses hommes, le sergent Thiriat fonça sur l’ennemi comme un lion. Touché par une balle, il s’arrêta subitement, il avait le poignet brisé. Aller au poste de refuge pour se faire panser de suite semblait être indiqué. Ses hommes le lui criaient, mais il secoua la tête et n’en fit rien. Tirant de son sac les linges qui s’y trouvaient, il fit lui-même de sa main libre le pansement sommaire de celle qui était blessée. Couchez-vous, lui cria-t-on, les Allemands vont vous apercevoir !... Grand comme il était, il pouvait être distingué. Mais une seconde balle arrive. C’est le lieutenant Camus qui la reçoit à la tête et qui tombe. Le sergent Thiriat sursaute à cette vue. Il réunit ses hommes qui semblent désemparés, ceux du lieutenant frappé et les siens propres et, dans un élan nouveau, les mène au combat qui se prépare. Hélas, une troisième balle siffle, il tombe à son tour pour ne plus se relever. Cette fois, c’est à la mâchoire et à la tête qu’il est touché. Il est transporté à l’écart, il y rendit  le dernier soupir dans la nuit.

 

Un très grand merci à Éric Mansuy.

 

Référence bibliographique : « Reliques sacrées » de Louis Colin. Paris, Bloud & Gay. 229 pages.

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