25 septembre 2012

Lieutenant-colonel Frédéric Gothié (1866-1940).

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Le lieutenant-colonel Frédéric Gothié est né le 22 janvier 1866, à Pisdorf (Bischtroff), un village situé près de Sarre-Union dans le Bas-Rhin. Son père, militaire de carrière,se prénomme Frédéric, sa mère Christine Bauer. Frédéric Gothié se marie avec Louise Guérin en 1897 à Nîmes. 

 Il est admis à l’école spéciale militaire en 1886 après avoir signé un engagement volontaire. Saint-Cyrien de la promotion de Châlons, le jeune sous-lieutenant Gothié arrive  au 105e R.I. de Rioms à la fin de sa formation. L’année suivante, il entre à l’école de gymnastique de Joinville puis à l’école de tir de Valbonnes. Après avoir réussi le concours d’entrée, il rejoint  l’école supérieure de guerre pour une durée de 2 ans (1894-1896).

Capitaine en 1898, commandant en 1910, Frédéric Gothié aura de nombreuses affectations entre le moment où il quitte l’école supérieure de guerre et le commencement de la guerre. À la déclaration du conflit, il commande le bataillon de Saint-Cyr. Il est rapidement affecté à l’état-major du IV e groupe de division de réserve. 

Obtenant ses galons de lieutenant-colonel le jour de Noël 1914, il prend le commandement du 149e R.I. quelques jours plus tard. 

A la tête du régiment durant toute l’année 1915, il est blessé une première fois au début du mois de janvier 1916, au cours d’une mission de reconnaissance en première ligne dans le secteur du bois en Hache en Artois. Il est, dans un premier temps,rapidement pansé au poste de secours. Il est évacué sur l’ambulance d’Houdain puis c’est le départ pour aller se faire soigner à l’hôpital auxiliaire n° 226 de Paris, puis dans un hôpital de Vichy. 

 Il reprend la tête du 149e R.I. en avril 1916. Le lieutenant-colonel  Gothié est de nouveau blessé quelques mois plus tard dans le secteur de Soyécourt. Nous sommes le 5 septembre 1916. Cette fois-ci, il est considéré comme disparu. Les Allemands le feront prisonnier. 

Dans un premier temps, il fait un séjour dans un hôpital ennemi de Saint-Quentin pour y subir les premiers soins. Huit jours après, c’est le retrait par train sanitaire sur le camp d’Ohrdruf-en-Thuringe. En juin 1917, il obtient l’autorisation de se présenter devant une commission médicale germano-suisse pour se faire évacuer vers la Suisse comme grand blessé. Après un bref passage de quelques semaines sur les terres helvétiques, il regagne la France  pour être soigné a l’hôpital du Val de Grâce à Paris. 

À la fin de cette même année, il occupe les fonctions de chef de cabinet du général Foch.

Il est nommé colonel au mois de décembre 1917. 

Il termine une longue carrière militaire de plus de 40 ans en 1927. 

Frédéric Gothié décède le 31 juillet 1940 à Bourg-la-Reine dans le département des Hauts-de-Seine. 

Décorations obtenues : 

Officier d’académie (arrêté du ministre de l’instruction publique du 7 novembre 1908).

Chevalier de la Légion d’honneur le 31 décembre 1912. 

Citation à l’ordre de la 43e D.I. en date du 16 mars 1915 :

« Chargé avec son régiment de l’occupation du secteur de Noulette du 24 janvier au 8 mars, a fait preuve d’une activité et d’un dévouement au-dessus de tout  éloge, pendant toute cette période. Constamment sous le feu, il a donné le plus bel exemple à ses subordonnés par son mépris du danger. Violemment attaqué le 3 mars, il n’a cédé qu’à la dernière extrémité pour s’établir sur un nouveau front d’où il a, par deux fois,vigoureusement contre-attaqué. » 

Citation à l’ordre du 21e C.A. en date du 13 avril 1915 :

« A déployé une activité inlassable pour l’organisation défensive du plateau de Notre-Dame-de-Lorette dans des conditions très difficiles. A pu mener à bien ces travaux dans une période de temps très limitée, grâce au dévouement qu’il a su obtenir des troupes sous ses ordres et en particulier des grenadiers du 149e. » 

Officier de la Légion d’honneur  le 24 janvier 1916 :

« Chef de corps d’une grande valeur qui, placé depuis plus d’un an à la tête de son régiment, se dépense sans compter. Donnant à tous le plus bel exemple d’énergie, de sang-froid et de ténacité, a su faire de son régiment une unité de guerre aussi ardente dans l’action que solide dans les tranchées. Joint à une exceptionnelle valeur morale les plus belles qualités de commandement. Blessé le 8 janvier 1916 par balle à la hanche gauche. La promotion ci-dessus comporte l’attribution de la croix de guerre avec palme. 

Cité à l’ordre de l’armée n° 14571 du 17 mars 1919 : 

« Monsieur Gothié, colonel anciennement commandant du 149e R.I.. Le 5 septembre 1916, pressentant une contre-attaque ennemie sur le terrain conquis les jours précédents par son régiment, n’a pas hésité à se porter en première ligne pour se rendre compte par lui-même de la situation, prendre les décisions nécessaires et s’assurer des liaisons avec les corps voisins. Pris dans un violent tir de barrage, s’est porté avec sa liaison à la lisière du village et s’y est installé pour enrayer la contre-attaque ennemie. Grièvement blessé au cours de la résistance, n’a pas pu échapper à l’ennemi, tandis qu’il s’efforçait de regagner les lignes par lui même. » 

Commandeur de la légion d’honneur le 16 juin 1920. (J.O. du 10 décembre 1920). 

Officier de l’ordre du sauveur de Grèce du 31 mars 1920. 

Référence bibliographique :

Dossier individuel consulté au Service Historique de Vincennes. Informations communiquées par la famille descendante du colonel Gothié.

Le colonel Gauthié possède un dossier sur le site de la base Léonore. Celui-ci peut se consulter en cliquant une fois sur l'image suivante : 

Site_base_Leonore

Le portrait du colonel Gothié provient de la collection personnelle de son petit-fils D. Gothié.

Un grand merci à M. Bordes, à D. Gothié, à M. Porcher et au Service Historique de la Défense de Vincennes.

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16 octobre 2012

Le lieutenant-colonel Gothié témoigne.

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Un très chaleureux merci au petit-fils du lieutenant-colonel Fréderic Gothié, D. Gothié pour son autorisation de reproduire sur le blog du 149e R.I. ce témoignage inédit écrit par son grand-père.

Après la prise du village de Soyécourt, le 4 septembre 1916, le 149e R.I. est arrivé sur son 1er objectif. Il a même dépassé par sa droite le 2e objectif alors que les corps voisins n’ont atteint que le 1er. Le village de Vermandovillers et le parc de Deniécourt sont encore entre les mains des Allemands.

Le lieutenant-colonel Gothié décide de se rendre compte par lui-même de la situation, il raconte :

« Nous sommes le 5 septembre 1916, je suis inquiet sur la situation des 1er et 3e bataillons qui se trouvent en flèche et qui peuvent à tout moment se faire attaquer à la fois de front comme de flanc. Je fais venir à mon P.C. un agent de liaison du capitaine Houel, l’officier qui commande le 3e bataillon. Ce dernier doit me conduire en 1ère ligne pour que je puisse me rendre compte par moi-même de la situation. Il faut que je prenne les mesures nécessaires concernant l’organisation du terrain conquis et je dois également assurer la liaison avec les corps voisins.

À 6 h 30, je quitte mon P.C.. Je suis accompagné du sous-lieutenant Claudel, du cycliste Bauvillet et de l’agent de liaison du 3e bataillon. Nous suivons, dans un premier temps, le boyau amorcé au cours de la nuit par le génie à travers le village de Soyécourt. Nous atteignons le boyau de la Reine et nous dépassons la compagnie Coste du 158e R.I. qui forme l’aile extrême de la 86e brigade de ce côté. Je fais remarquer au capitaine Coste qu’il n’était pas à la limite Est de son secteur. Je lui fais savoir également qu’il existe entre lui et le 149e R.I. qui occupe le boyau Dauphin, un trou d’environ 500 m. Je l’engage à détacher un poste de liaison à l’embranchement de ce boyau et du boyau de la Reine.

À peine avons-nous dépassé cet embranchement et avancé de 200 m dans le boyau Dauphin que l’agent de liaison qui nous précède revient en courant pour nous annoncer l’arrivée des Allemands. Nous faisons demi-tour et nous essayons de rejoindre le 158e R.I.. Hélas, nous trouvons l’embranchement occupé par les Allemands. Nous sortons du boyau en escaladant le parados pour regagner le château de Soyécourt à travers champ. Nous faisons à peine 50 m qu’une fusillade très nourrie retentit derrière nous. En même temps, un barrage se déclenche en avant. Deux hommes sont tués à nos côtés, l’agent de liaison du 3e bataillon et un homme du 366e R.I.. Nous essayons alors de rejoindre rapidement la tranchée de la rue sud-ouest qui passe par le château de Soyécourt, mais je suis blessé par une balle qui me fracasse la mâchoire inférieure.

Le sous-lieutenant Claudel me prodigue aussitôt ses soins et me fait un pansement qui réussit à arrêter le sang qui coulait en abondance de ma blessure. Pendant ce temps, nous sommes dépassés par deux vagues ennemies sans être faits prisonniers. Nous nous réfugions dans une casemate abandonnée. Nous espérons voir se produire une contre-attaque française et pouvoir regagner nos lignes plus tard à la faveur de l’obscurité.

À 16 h 00, un violent tir de barrage français éclate autour de nous, mais la contre-attaque tant espérée ne se produit pas.

Dans l’intervalle, nous envoyons le cycliste Bauvillet qui doit essayer de rejoindre nos lignes et ramener du secours. Mais rien n’arrive.

La nuit venue, nous sortons de notre abri pour nous diriger vers le bois Trink que nous apercevons à 400 ou 500 m devant nous. Nous traversons sans encombre la 2e ligne. Mais arrivés à la première nous sommes entourés par une section allemande qui nous fait prisonniers.

À bout de forces et perdant toujours du sang de ma blessure, je suis amené péniblement à un P.C. allemand. Le capitaine Legler qui commande le 2e bataillon du 100e Grenadier me fait coucher jusqu’à l’arrivée des brancardiers qu’il a demandés.

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Dans la nuit du 6 septembre la fièvre augmente, les brancardiers ne sont toujours pas là. Mon brave Claudel m’offre de me porter s’il le faut, jusqu’au poste de secours d’Ablaincourt. Nous partons avec un sous-officier saxon, à travers un chemin creux rempli de cadavres et battu par notre artillerie.

Après de nombreux arrêts, nous arrivons vers 8 h 30 au poste de secours d’Ablaincourt. De nombreux soldats allemands attendent, bien entendu, ils passent avant moi. Une heure plus tard, je suis étendu sur la table d’opération et pansé très sommairement, sans que la plaie énorme de la face ait été lavée. On me fait tout de même une piqure antitétanique.

À 10 h 00, je suis embarqué sur une voiture tirée par des chevaux. Je suis cahoté pendant 12 km à travers des chemins défoncés par les trous d’obus, jusqu’à l’hôpital d’évacuation de Douilly.

 Là, complètement exténué, je suis étendu sur de la paille souillée, au milieu de blessés allemands dans une écurie. Sur la déclaration de mon petit Claudel qui n’a pas voulu me quitter, on me transporte pourtant dans un estaminet de la localité où sont étendus sur des matelas à terre quelques officiers et sous-officiers allemands.

La population française nous manifeste au passage sa commisération et nous offre des friandises. Mais je ne peux plus ouvrir la bouche. Le trismus de la mâchoire est complet et l’enflure gagne ma gorge. On arrive cependant à me faire passer un peu de bouillon par l’ouverture des dents emportées. Le maire de Douilly m’offre un billet de 100 francs et me dit : « Vous me rendrez cela à la fin de la guerre, si vous en réchappez ! » 

Le 7 septembre, nous sommes évacués sur Ham. Là, on nous conduit à l’hôpital militaire dans un pavillon réservé aux officiers.

J’attends toute la journée sans aucun soin avec une seule soupe pour nourriture. Une auto vient nous chercher à 22 h 00 pour nous conduire cette fois à Saint-Quentin. Nous arrivons à minuit. Mon brave Claudel me quitte.

À l’hôpital, il n’y a plus de lit de disponible. On me fait mettre une paillasse à terre sur laquelle je m’étends jusqu’au lendemain. J’ai de la fièvre toute la nuit. 

Le 8 septembre, à 7 h 00, une infirmière allemande, sœur Clara, m’apporte le déjeuner. Elle a recours à un tube de caoutchouc pour m’introduire un peu de lait et d’ersatz de café. Enfin, vers 10 h 00, je suis étendu sur une table d’opération. Une infirmière me défait mon pansement et pour la première fois, ma blessure est lavée et sondée, mais pas de radiographie ! J’ai beaucoup de difficultés à m’alimenter. Sœur Clara essaye de me faire prendre un lait de poule au vin qui me rend un peu de force. 

Deux jours plus tard, j’embarque dans un train sanitaire et débarque 48 heures plus tard au fond de la Thuringe, à Ohrdruf. » 

Sources :

Témoignage inédit du lieutenant-colonel Gothié.

Le portrait du lieutenant-colonel Gothié provient de la collection privée de D. Gothié. 

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi et à D. Gothié.

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23 octobre 2012

En captivité...

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De nouveau un très grand merci au petit-fils du lieutenant-colonel Fréderic Gothié, Daniel Gothié pour ce témoignage inédit de son grand-père. 

Le commandant du 149e R.I. vient d’être fait prisonnier par les Allemands, la captivité l’attend, voici la suite de son récit : 

« Dès mon arrivée à Ohrdruf, le médecin allemand me fait savoir qu’il ne veut pas soigner les Français. Son fils a été tué sur le front Ouest. Les soins me sont donnés par monsieur Deglin, un infirmier français qui, dans le civil, exerce la profession de contremaitre d’usine à Longwy. Il fait mes pansements sous la direction d’un jeune médecin auxiliaire français, étudiant en médecine n’ayant que 4 inscriptions. C’est cet infirmier qui entreprend de suturer le bas de ma joue, le haut étant encore en pleine suppuration.

 L’opération se fait, en cachette des Allemands, un dimanche matin. Elle se pratique avec des moyens très rudimentaires, du fil noir trempé dans de la teinture d’iode, une aiguille ordinaire désinfectée à l’eau bouillie sont utilisés.

Les lambeaux de joue qui s’étaient collés sous le menton sont détachés à l’aide d’un canif. Ils sont relevés à leur place primitive où quatre points de sutures sont ensuite pratiqués.

Le surlendemain, un appareil à air chaud est trouvé. Il est aussitôt mis en service pour hâter la cicatrisation.

Au bout d’un mois, ma santé se détériore, j’ai une violente crise de diabète et je suis obligé de prendre le lit. Une plaie à la jambe gauche, provoquée par un choc contre le fer de mon lit, se produit, faute d’antiseptiques elle s’envenime.

Je suis dans un triste état. Enfin, le 25 octobre, je reçois les premières nouvelles de ma famille et trois colis ! Je vais pouvoir m’alimenter plus rationnellement pour mon régime de diabétique. 

                    En_captivit____Ohrdruf

Une commission de médecins suisses passe, en me voyant dans cet état elle me désigne pour aller me faire soigner en Suisse. Malheureusement, l’espoir passé, il n’y aura pas de lendemain…                                                       

Au bout de 5 mois, le 4 février 1917, je change de camp. Les Allemands m’envoient à la citadelle de Mayence. Ici, mon régime est mieux observé, je vais même passer un examen pour ma mâchoire à l’hôpital.

Mayence ! Cet endroit est aussi pour moi un temps d’énergiques réclamations à l’autorité allemande du camp, particulièrement pour les brimades subies par les camarades. Mes camarades m’en ont su gré, en particulier un certain nombre de mes anciens élèves de Saint-Cyr qui se trouvaient là. Un capitaine allemand du nom de von Tecklenburg me manifeste beaucoup de hargne.

 La commission suisse qui m’a retrouvé me fait envoyer, sans délai cette fois, au centre d’examens qui se trouve à Constance.

Le capitaine von Tecklenburg, chargé de me fouiller, me demande ma parole d’honneur que je ne transporte pas de choses interdites. Je lui réponds qu’en tant que prisonnier de guerre je n’ai pas à faire cela. Mon attitude l’irrite, il me fait fouiller à fond. J’ai tout de même pu trouver le moyen de cacher 4 pièces d’or de 20 francs que m’avait confié un sergent français prisonnier et que je devais remettre à sa famille.

Le 6 mai, je suis enfermé une journée entière dans une chambre d’isolement appelée « le saloir ». Le lendemain matin, je suis amené à la gare pour être transféré au camp d’Heidelberg. Mais un rapport, sans doute écrit par le capitaine von Tecklenburg, me suit. Je suis désigné pour aller dans un camp de représailles ! J’ai de suite objecté mes soucis de diabète et je réussis enfin à être présenté à la commission médicale germano-suisse de départ. De suite, cette dernière me reconnait apte à être interné en Suisse.

Le 19 juin, je monte enfin dans le train de la Croix-Rouge, direction Schaffhouse, Zürich, Berne et Lausanne. De là, je réussis à envoyer un télégramme à ma famille. Les Suisses me soignent avec tout leur dévouement. Ils me trouvent si profondément atteint, qu’ils me désignent pour un rapatriement en France le 27 juillet 1917.

Je suis dirigé sur Glion au-dessus de Montreux. Quel changement ! J’en rends grâce à Dieu.

Je vais ensuite à l’hôpital du Val de Grâce à Paris où, de nouveau, je suis opéré pour ma mâchoire. Je retrouve une grande partie de ma santé durant ce congé de convalescence.

Me sentant enfin rétabli, je vais me présenter au maréchal Foch, mon ancien professeur à l’école de guerre. Je lui fais une demande pour  reprendre du service, à l’arrière bien sûr, puisque je n’ai pas le droit de revenir sur le front en tant que prisonnier libéré. Un jour, il me convoque pour me proposer le remplacement du général Weygand qui vient d’être nommé chef d’état-major sur le front. C’est ainsi que je deviens son chef de cabinet à Paris. Promu colonel, j’occupe cette fonction jusqu’à la fin de la guerre. » 

Sources :

Témoignage inédit du lieutenant-colonel Gothié.

La photographie du lieutenant-colonel Gothié et de son infirmier ainsi que celle du groupe qui a été prise au camp d’Ohrdruf proviennent de la collection privée de D. Gothié. 

Un grand merci à M. Bordes et à D. Gothié.

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