12 avril 2011

Commune de Saint-Nabord (88).

                  Saint_Nabord_001       

Cinq Navoiriauds du 149e R.I. sont inscrits sur le monument aux morts de la commune de Saint-Nabord.

Sergent Léon Émile Couval (1888-1915).

Léon Couval est né le 29 novembre 1888 à Saint-Nabord (Vosges). Fils de Jules Couval et de Marie Amélie Durupt. Il se marie le 23 novembre 1912 à Saint-Nabord avec Anne Catherine Mergy. Avant la guerre, il est tourneur sur bois. Léon Couval sert dans la 5e compagnie du 149e R.I. lorsqu’il trouve la mort le 29 septembre 1915 dans le secteur d’Aix-Noulette. Pas de sépulture connue.

  

Soldat Émile Creusot (1884-1914).

Émile Creusot est né le 22 juillet 1884 à Ruaux (Vosges). Fils de Charles Creusot et de Joséphine Rouillon. Il est célibataire et exerce la profession d’ouvrier typographe. Soldat servant dans la 7e compagnie, il décède le 25/26 août 1914 dans le secteur de Xaffévillers. Il repose dans la Nécropole Française de Rambervillers, sépulture n° 645.

 

Adjudant Jules Félicien Grandgirard (1875-1914).

Jules Grandgirard est né à La Longine (Haute-Saône). Fils de Jean Baptiste Grandgirard et de Delphine Ducharnois. Il est adjudant à la 3e compagnie du 149e R.I., lorsqu’il  est tué le 1er novembre 1914 dans le secteur de Bouvigny à l’âge de 41 ans.

Il repose dans le carré militaire du cimetière de Bouvigny-Boyeffles, sépulture n° 12.

 

Médaille militaire :

« Sous-officier d’une très grande valeur militaire. A fait preuve, le 8 octobre 1914, des plus brillantes qualités en entraînant sa section et en la maintenant malgré un feu très violent de l’ennemi, permettant ainsi aux fractions voisines de progresser et de s’emparer d’une position importante. »

 

Soldat Joseph Théophile Lemarquis (1892-1914).

Joseph Lemarquis est né le 16 mai 1892 à Dommartin-lès-Remiremont. Fils de Joseph et de Marie Célestine Aubry. Il était célibataire et travaillait comme employé des chemins de fer.  Il servait dans la 7e compagnie du 149e R.I. lorsqu’il est tué dans les combats de Souain (Marne) le 14 septembre 1914.

Il repose dans la Nécropole Nationale de la « Crouée » dans la commune de Souain-Perthe-les-Hurlus, tombe n° 90.

 

Soldat Auguste Joseph Py (1876-1915).

Auguste Py est né le 17 mars 1876 à La Rosière (70). Fils de Cyrille et d’Hortense Py. Soldat venant du 43e R.I.T., il passe à la 11e compagnie du 149e R.I., quelque temps avant de se faire tuer le 20 juillet 1915 dans le secteur d’Aix-Noulette. Il repose dans la Nécropole Nationale de Notre-Dame-de-Lorette, tombe n° 17944.

 

 Source :

« Les soldats Navoiriauds pendant la première guerre mondiale ». Collection Découvrir Saint-Nabord, livre n° 1. Société d’histoire de Saint-Nabord. Novembre 2009.

 

Un grand merci à Gilbert Noël et à la mairie de Saint-Nabord . 

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22 mai 2012

Ils ont porté l’uniforme du 149e R.I..

                  Ruffey_les_Echirey

Un très grand merci à Gilles Vauclair qui vient de me donner son aval pour que je puisse reproduire ici quelques passages de son livre « 1914-1918 Ruffey-les-Echirey, un village bourguignon dans la tourmente de la Grande Guerre ». Ces passages évoquent les parcours de trois rufféens qui portèrent le n° 149 sur leur uniforme durant une bonne partie du conflit. 

Auguste Caumont (1897-1918).

Auguste Caumont vit le jour le 11 janvier 1897 à Brognon, une petite commune se situant dans le département de la Côte-d’Or.

Fils d’Auguste  et de Jeanne Model,  il passe toute son enfance dans ce petit village. Quelques années plus tard, il devient ouvrier agricole. Ses parents viennent s’installer à Ruffey-les-Echirey au cours de l’année 1919.

Soldat de la classe 1917, Auguste Caumont est incorporé en janvier 1916. C’est la période des classes, il quitte la région natale pour rejoindre le dépôt du 170e R.I. qui se trouve à Épinal. 

 Après quelques mois de formation, le jeune Auguste arrive au 149e R.I.. Nous sommes le 11 octobre 1916, pour lui, ce sont les premières expériences du front qui vont commencer. En effet, son nouveau régiment d’affectation est engagé depuis plus d’un mois dans le département de la Somme. 

Le 4 mars 1917, Auguste écrit la lettre suivante à ses parents :

 « Chers parents,

Je vous écris ces deux mots pour vous dire que je suis au repos voilà quatre jours. Je n’ai pas reçu de lettre voilà plusieurs jours. Je commence à avoir le cafard. Il y a Bussière qui n’est pas encore rentré. Il paraît qu’ils sont au 4e mixte, j’ai eu de la veine de ne pas être parti. Avant-hier, nous avons été au cinéma. Ce matin, nous sommes passés à la chambre à gaz, ils ont trouvé qu’on n’en avait pas assez avalé en ligne. On n’en est pas encore remis. Je ne vois plus rien à vous dire. Je vous embrasse tous. » 

Le 25 mars 1917, il intègre la 5e compagnie de mitrailleuses du 265e R.I..

Début octobre 1918 ce régiment est engagé dans les Ardennes, il doit attaquer dans le secteur nord-ouest de Saint-Pierre-à-Arnes. Le 6 octobre 1918,  il faut protéger l’avance de l’infanterie, les mitrailleuses ouvrent le feu sur les lignes ennemies. Vers 13 h 00, Auguste Caumont est mortellement blessé, il n’a pas encore atteint l’âge de 21 ans.

Son nom est gravé dans le marbre sur deux monuments aux morts, celui de Ruffey-les-Echirey et celui de Brognon. 

Isidore Legrand (1896-1916).

 Isidore Legrand est né dans la maison de ses parents le 10 février 1896 à Ruffey-les-Echirey, une petite commune se situant dans le département de la Côte d'Or. Il est le fils unique du vigneron Victor et de son épouse Julie Lemoine.

Incorporé à compté du 12 avril 1915, il rejoint après ses classes, le 149e R.I. qui se trouve à ce moment-là dans le Pas-de-Calais. Le 25 mars 1916, il quitte ce régiment pour rejoindre le 109e R.I.

En septembre 1916, le 109e R.I. est engagé dans la Somme. Ce jeune homme de 20 ans trouve la mort le 12 septembre dans le secteur d’Estrée-Déniécourt.

Le soldat Legrand repose actuellement dans le cimetière national français de Dompierre-Becquincourt  qui se trouve au sud-ouest de Péronne.

Louis Durand (1897-1918).

Louis Durand naquit également sur la commune de Ruffey-les-Echirey le 21 octobre 1897. Il est le fils de Paul Durand et de Marie Verlot. Louis exerce la profession de cultivateur  avant d’être incorporé le 11 janvier 1916 au 170e R.I.. Il fera ses classes dans ce régiment en même temps qu’Auguste Caumont. Il intègre le 149e R.I. à la date du  5 septembre 1916. Le régiment est dans le secteur de la Somme, à la veille de lancer son attaque sur Soyécourt.

Louis Durand est muté au 297e R.I. le 25 juillet 1917. Louis est tué le 19 août 1918 au cours d’une attaque dans le secteur de Fresnières dans l’Oise. 

Référence bibliographique :

« 1914-1918 Ruffey-les-Echirey, un village bourguignon dans la tourmente de la Grande Guerre » de Gilles Vauclair. Éditions 4e trimestre 2000.

Les registres matricules des archives départementales  de la Côte d'Or ont été consultés. Cote série R : registre des matricules militaires.

Un grand merci à G. Bardin, à M. Bordes,  à M. Grapin à A. Durand  et à G. Vauclair.

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30 juillet 2012

Commune de Belfort (90).

                Belfort

Les noms de cinq soldats du 149e R.I. figurent sur le monument aux morts de la ville fortifiée de Belfort.

Jules Auguste Vion (1880-1918).

Jules Vion vit le jour le 7 février 1880 à le Tholy, une petite commune se situant dans le département des Vosges.

Il est le fils d’Auguste et de Marguerite Bastien. Son père était préposé des douanes. Soldat de la classe 1900, Jules Vion sert dans la 7e compagnie du 149e R.I. juste avant de décéder des suites ses blessures le 13 février 1918 à l’ambulance 219. Cette Ambulance se trouvait à cette période sous l’autorité du médecin-chef Maurice Péridier. Elle était implantée sur la commune de Fraize.

En 1918, ses parents vivent sur la commune des Granges située sur le canton vosgien de Courcieux. Son épouse, Jeanne née Luthérot quant à elle demeure dans la ville de Belfort.

Le soldat Jules Vion a obtenu la citation suivante :

« Excellent soldat, très brave et très dévoué. Blessé très grièvement pour la deuxième fois, à son poste de combat de première ligne, le 13 février 1918. Très méritant. Croix de guerre avec étoile de bronze.

Jules Auguste Vion repose dans le carré militaire du cimetière communal de Fraize. Sa sépulture porte le numéro 282.

Joseph Blosser (1883-1915).

Joseph Blosser naquit sur la commune alsacienne de Wattwiller le 4 novembre 1883. Il est le fils d’Émile et d’Anna Baumann.

Soldat à la 12e compagnie, il est mort pour la France le 17 mai 1915 dans le secteur d’Aix-Noulette.

Pas de sépulture connue.

Marcel Louis Burgunder (1895-1915). 

Marcel Burgunder est né dans la ville de Belfort le 16 novembre 1895. Fils du journalier Joseph et d’Élisabeth Faul, il était célibataire.

Marcel est tué le 29 mai 1915 au cours d’une attaque dans le secteur d’Aix-Noulette, il servait dans la 2e compagnie. Son décès est officialisé par un jugement donné du tribunal de Belfort à la date du 16 novembre 1920.

Pas de sépulture connue.

Georges Mey (1880-1918).

Georges Mey vit le jour le 8 avril 1879 dans la commune d’Eguisheim dans le Haut-Rhin. Il est le fils de Martin et de Catherine Siffent. Avant la guerre Georges vivait à Belfort avec son épouse Louise Frenwis. Le soldat Mey a été tué le 18 septembre 1914dans le village de Souain.

Le sergent-fourrier Paul Besson et le soldat Albert Etiévant confirment son décès.

Citation à l’ordre du régiment :

« Soldat brave et dévoué. Mort glorieusement pour la France, le 18 septembre 1914, à Souain. » Croix de guerre avec étoile de bronze.

 Le soldat Georges Mey a également été décoré de la Médaille militaire à titre posthume.

César Collot (1881-1915).

César Collot est né le 2 août 1881 à Remiremont, sous-préfecture des Vosges. Il est le fils de Jules et de Marie Julie Hacquard. Son père était employé au chemin de fer. Le 3 février 1906, il épouse Joséphine Schnetrer sur la commune de Remiremont.

César  est tué le 11 mai 1915 dans le secteur d’Aix-Noulette. Il était à la 4e compagnie à ce moment-là.

Pas de sépulture connue.

Ernest Roland (1878 - 1917).

Dans le cimetière « Glacis du Château » se trouve la sépulture du soldat Ernest Roland. L’acte de décès de ce soldat ne porte pas la mention « Mort pour la France » et son nom ne figure pas dans le fichier M.D.H..

                                    Sepulture_Roland

Ernest Roland est né dans la cité phocéenne le 3 juin 1878. Il est le fils de Jean Baptiste et de Guillaumette Jougla. Il est décédé à l’hôpital auxiliaire n° 5 de Belfort.

Référence bibliographique :

Livre d’or des enfants de Belfort tombés au champ d’honneur 1914-1918.

Cinq des actes de décès de ces soldats ont été consultés à la mairie de Belfort  par P. Pruniaux.

Les photographies du monument aux morts de la ville de Belfort et de la sépulture d’Ernest Roland ont été réalisées par P. Pruniaux.

Un grand merci à M. Bordes, à P. Baude, à P. Pruniaux et à la mairie de Belfort.

 

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07 juillet 2014

Commune de Béziers (34).

Beziers_1

Quatre soldats du 149e R.I. sont inscrits sur les plaques commémoratives de la guerre 1914-1918 qui sont fixées dans la cour de la mairie de Béziers. Tous ces hommes ont été ajournés au cours de leur visite médicale d’incorporation.

Trois d’entre eux ont été par la suite, affectés au même régiment pour faire leur formation de soldat, avant de rejoindre le 149e R.I..Étant donné leurs origines communes et leurs parcours militaires identiques, il y a de fortes probabilités pour que ces hommes aient eu le temps de tisser des liens d’amitié très forts.

Un autre soldat du 149e R.I. est décédé à l’hôpital mixte de Béziers.

Lucien Jean Robert Chaintron (1895-1916).

Lucien Chaintron voit le jour le 7 juin 1895, dans la petite maison familiale située au n° 47 de l’avenue des casernes de la ville de Béziers. Ce biterrois est le fils de Jacques et de Marguerite Robert. À sa naissance, son père, qui est originaire du Loir-et-Cher, est un homme âgé de 41 ans remplissant les fonctions de comptable dans une compagnie de chemin de fer. Sa mère, une femme native de Villefranche de-Louragais, est une femme au foyer qui est âgée de 34 ans.

Devenu adulte, Lucien exerce la profession d’employé de commerce. Soldat de la classe 1915, il se retrouve, au moment de la visite médicale d’incorporation, ajourné pour faiblesse. Le nom de ce jeune homme est s’inscrit dans la 5e partie de la liste. Après un bref retour à la vie civile, Lucien Chaintron se voit classé dans la 1ère partie de la liste après un nouveau passage devant la médecine militaire, en juin 1915. Il est intégré au 40e R.I. comme simple soldat de 2e classe. Lucien Chaintron arrive au corps le 10 septembre 1915. Après quelques mois de formation, il est, le 18 mars 1916, incorporé au 149e R.I.. Ce régiment vient tout juste de s’installer dans ses lieux de repos, à la caserne Bevaux, après avoir passé plusieurs jours en première ligne, dans le secteur des forts de Vaux et de Souville. Fin août 1916, le 149e R.I. se trouve dans la Somme, il occupe un terrain près du village de Soyécourt. Lucien Chaintron fait partie de la 6e compagnie. Le 31 août 1916, il décède rapidement à la suite des blessures reçues à la tête qui sont dues à des éclats d’obus. Il travaillait à l’aménagement d’une tranchée.

Le sergent Jean Laffitte et le soldat Léon Daurel confirment son décès.

Citation à  l’ordre de la brigade n°61 en date du 14 septembre 1916 :

« A été tué le 31 août 1916, alors que sous un fort bombardement il travaillait à l’aménagement des parallèles de départ, en vue de l’attaque du 4 septembre 1916. »

Pas de sépulture connue.

Pierre Antoine Cros (1894-1916).

Pierre Cros naquit dans la cité biterroise le 4 décembre 1894. Lorsqu’il vient au monde, son père Pierre, également natif de Béziers, est un marchand de bétail âgé de 30 ans. Sa mère, Germaine Antoinette Ricard, exerce la profession de couturière. Elle est âgée de 23 ans.

Avant son incorporation, Pierre Antoine Cros est un commissionnaire en bestiaux qui habite au numéro 3 de la rampe des moulins,à Béziers.

Le conseil de révision l’ajourne pour faiblesse en octobre 1914. Il est classé dans la 5e partie de la liste. En juin 1915, Pierre se retrouve dans la 1ère partie de la liste. Il est dans l’obligation d’accomplir ses devoirs de soldat. Le 10 septembre 1915, ce jeune homme arrive au dépôt du 40e R.I.. Le 18 mars 1916, il est muté au 149e R.I.. Quelques jours après son arrivée dans la région de Verdun, la compagnie du soldat Cros est engagée dans le secteur de Vaux-devant-Damloup. Le 2 avril 1916, il sera inscrit dans la colonne des disparus sur la liste des pertes du régiment. Il faudra attendre 10 ans pour que le jugement déclaratif de son décès soit officialisé par la première chambre du tribunal de première instance de Béziers, le 31 mars 1926.

Pas de sépulture connue.

Léon Denis Daurel (1895-1915).

Léon Daurel est né dans la ville de Béziers le 1er avril 1895. Il est le fils d’Antoine, un tailleur de pierre âgé de 37 ans et de Denise Blanca, une couturière âgée de 33 ans. Ses parents demeurent au 25 de la rue Malpas.

Devenu adulte, Léon exerce la profession d’employé de commerce. L’incorporation de la classe 1915 est devancée pour raison de guerre. Inscrit sous le n° 95 de la liste du canton de Béziers, il va être ajourné par le conseil de révision pour faiblesse.Il est, tout comme Pierre Cros et Lucien Chaintron, classé dans la 5e partie de cette liste. En juin 1915, Léon est porté dans la 1ère partie de la liste. Il arrive au corps le 10 septembre 1915 pour rallier le dépôt du 40e R.I.. Le 18 mars 1916, il est muté au 149e R.I..

Le 1er juin 1917 Léon Daurel est grièvement blessé près des carrières du mont des Roches situées à proximité du village de Jouys, dans le département de l’Aisne. Il meurt à 17 h 00, des suites de plaies reçues à la tête qui sont dues à des éclats d’obus. Il est, dans un premier temps, inhumé par un groupe de brancardiers dans ce secteur.

Le sergent Étienne Huguenin et le caporal Fernand Levêque de la 6e compagnie du 149e R.I. confirment son décès.

Pas de sépulture connue.

Médaille militaire (J.O. du 10 mai 1920) :

« Très bon soldat, intelligent, énergique, très dévoué. S’est toujours montré, de bonne humeur, dans les moments difficiles. Tué à son poste de combat, le 1er juin 1917. A été cité. »

Beziers_2

Antoine Gaston Delord (1894-1916).

Antoine Delord est né le 6 janvier 1894 à Béziers. Il est le fils d’Auguste et de Louise Rieux.

À sa naissance,son père est un tout jeune boulanger âgé de 20 ans, sa mère est une couturière âgée de 25 ans. Tous deux demeurent au numéro 3 de la rue de Murviel.

 En 1914, Antoine est un jeune peintre en bâtiment qui vit au 14 de la rue Débès. Inscrit sous le numéro 89 de la liste de Béziers, il se retrouve classé dans la 5e catégorie de celle-ci pour faiblesse respiratoire.

Arrivé au corps le 19 décembre 1914, il se rend au dépôt du 17e R.I. pour suivre sa formation de soldat, il est ensuite muté au 158e R.I. le 10 juin 1915, puis au 149e R.I., onze jours plus tard. Grièvement blessé dans le secteur de Fleury-devant-Douaumont, le 10 mars 1916, il décède quinze jours plus tard, dans la petite commune de Jean d’heurs qui se trouve dans la Meuse.

Antoine Delord repose dans le cimetière national militaire de « Douaumont » à Fleury-devant-Douaumont. Sa sépulture porte le numéro 13276.

Sepulture_Antoine_Delord

Lucien Grand Humbert (1893-1915).

Lucien Grand Humbert est né le 4 mai 1893 dans le petit village jurassien de Moirans. Il est le fils de Jean Claude et de Marthe Gand. Le 7 avril 1915, ce jeune soldat âgé de 22 ans décède dans l’un des 160 lits de l’hôpital mixte de Béziers, des suites de la fièvre typhoïde, une maladie qu’il a contractée en service.

Ce soldat servait dans la 8e compagnie du 149e R.I. avant d’être contaminé par cette affection.

Il repose actuellement dans le carré militaire du cimetière de la ville de Béziers.

Sa sépulture n’est pas numérotée.

S_pulture_soldat_Lucien_Grand_Humbert

Références bibliographiques :

Les fiches signalétiques et des services et les actes de naissance de Lucien Chaintron, de Pierre Cros, de Léon Daurel et d’Antoine Delord ont été consultés sur le site des archives départementales de l’Hérault.

La photographie du monument aux morts de la ville de Béziers a été réalisée par S. Michel.

La photographie de la sépulture de Lucien Grand Humbert et la photographie des plaques commémoratives qui se trouvent dans la cour de la mairie de Béziers ont été réalisées par J.F. Passarella.

La photographie de la sépulture d’Antoine Delord a été réalisée par A. Cesarini.

Un grand merci à M. Bordes, à P. Baude, à A. Cesarini, à S. Michel, à J.F. Passarella et à la mairie de Béziers.

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26 juin 2015

Commune de Morteau (25).

Commune_de_Morteau

Cinq noms de soldats du 149e R.I. sont gravés dans la pierre du monument aux morts de la commune de Morteau. Les hommes les plus âgés appartiennent à la classe 1913, et les « benjamins » à la classe 1916.

La plupart des informations concernant ces Mortuaciens, et qui vont pouvoir se lire ici, ont été trouvées sur leurs fiches signalétiques et des services pour ceux qui sont nés en 1893. Pour les plus jeunes, ces documents ne sont pas encore consultables sur le site des archives départementales du Doubs. Seule la lecture de leurs actes de décès permet pour l’instant de reconstruire une partie infime de leur courte existence.

Les plus anciens de la classe 1913

Charles Auguste Jeunot (1893-1918)

Auguste Jeunot est né le 8 juillet 1893 dans le petit village franc-comtois de Loray. Il est le fils de Jules Arthur et de Marie Joséphine Vuillemier. Son père exerce le métier de menuisier et sa mère travaille comme journalière.

L'année de ses vingt ans, il passe devant le conseil de révision qui le déclare « bon pour le service » en le plaçant dans la 1ère partie de la liste.

Auguste est incorporé le 27 novembre 1913. Il sait qu’il va devoir abandonner ses outils de mécanicien durant les trois années à venir. Le jeune homme doit se rendre à Épinal pour intégrer une compagnie du 149e R.I..

Août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Le jeune Auguste, qui en est à son 8e mois de service militaire, est fantassin dans la 5e compagnie. Cette compagnie est sous les ordres du capitaine Micard. Le 149e R.I. fait partie des troupes de couverture, il doit rejoindre la frontière au plus vite…

Le 9 août, Auguste Jeunot participe au tout premier combat du 149e R.I. d’où il se sort indemne. Mais il est moins « chanceux » durant le deuxième engagement du régiment qui se déroule dans le secteur d’Abrechviller.

Le 21 août 1914, il manque à l’appel du soir. Blessé, il ne peut pas suivre sa compagnie qui est en train de se replier. L’homme est fait prisonnier par les Allemands. Auguste Jeunot est, dans un premier temps, soigné, avant d’être envoyé en captivité au camp d’Ingolstadt. Il sera par la suite transféré à Grafenwöhr. Gravement diminué par les nombreuses années de privations et atteint de tuberculose, il finit par être évacué en Suisse dans la région de Montreux. Le 11 mai 1918, Auguste Jeunot est rapatrié en France à Saint-Genis-Laval. Quelques jours plus tard, il quitte la région lyonnaise. Envoyé en convalescence, il rejoint la petite commune de Morteau où vivent ses parents.

Le 1er juillet 1918, ce jeune soldat qui allait fêter ses 25 ans décède dans le domicile familial.

Louis Valentin Lagarde (1893-1918)

Cet homme a déjà fait l’objet d’un article sur le blog du 149e R.I.. Pour en savoir plus sur la vie de Louis Valentin Lagarde, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante.

Louis_Lagarde

Roger Lionel Lépine (1893-1914)

Roger Lionel Lépine est un Mortuacien d’adoption qui est né le 29 décembre 1893 à Lac-ou-Villers. Il est le fils de Léon Xavier et d’Irma Maria Eugénie Guinchard.

En 1913, Lionel Lépine est un jeune journalier célibataire qui vit à Morteau. Pour lui, c’est l’année où il va devoir effectuer son service militaire. Inscrit sous le numéro 74 de la liste de Morteau, il s’y  retrouve classé dans la 1ère catégorie Lionel est incorporé à la 11e compagnie du 149e R.I. qu’il intègre le 20 novembre 1913.

Le soldat Lépine quitte la caserne Courcy le samedi 1er août 1914, pour rejoindre la ligne virtuelle marquant la zone neutre qui se trouve entre elle et la frontière. Le conflit contre l’Allemagne est sur le point de commencer.

 La compagnie du soldat Lépine subit le baptême du feu le 9 août 1914, dans le secteur du Renclos-des-Vaches.

Quelques jours plus tard, il est blessé durant un combat qui se déroule au nord-est d’Abreschviller. Tout comme son camarade de classe Charles Auguste Jeunot, il ne peut pas suivre sa compagnie qui est en train de se replier sous la pression d’une attaque allemande. Le père de Lionel fait une demande auprès de la Croix rouge pour tenter de retrouver le camp de prisonniers dans lequel son fils pourrait se trouver. Cette recherche reste vaine.

 Un avis officiel de disparition est enregistré le 4 novembre 1916 sous le numéro H.J. 1662. À la fin de la guerre, il n’y a aucune nouvelle du soldat Lépine.

Le 28 octobre 1920, le décès de Roger Lionel Lépine est officialisé. Un jugement est rendu par le tribunal de première instance de Pontarlier.

Les benjamins de la classe 1916

Gaston Alix Fumey (1896-1917).

Gaston est né le 29 septembre 1896. Il est le fils d’Eugène Louis et d’Anaïs Vitaline Compagne.

Soldat de la classe 1916, ce jeune homme sert au 21e R.I. avant d’être muté au 149e R.I..

Tout comme le soldat Émile Gremmey, outre le fait qu’ils étaient de la classe 1916, ces deux hommes ont servi dans le même régiment avant de rejoindre la 1ère compagnie du 149e R.I..

Le 27 octobre 1917, sa compagnie est engagée dans la bataille de Malmaison. Le soldat Fumey est tué de plusieurs balles dans le secteur de Vaudesson.

Le 6 novembre 1917, les soldats Charles Khon et Joseph Boilot confirment le décès de leur camarade.

Ce dernier est inhumé dans un premier temps à Condé-sur-Aisne, dans une sépulture qui porte le numéro 279.

Gaston Fumey repose actuellement dans le cimetière national mixte militaire de Vauxbuin. Sa nouvelle sépulture n°25 se trouve dans le carré C.

Sepulture_Gaston_Fumey

La transcription certifiée conforme à l’original du décès de ce jeune homme est adressée à la mairie de Morteau le 4 mars 1918.

Émile Henri Gremmel (1896-1917).

Cet homme a également fait l’objet d’un texte sur le blog du 149e R.I.

Pour en savoir plus sur la vie d’Émile Gremmel, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante.

Emile_Gremmel

Sources :

Les fiches signalétiques et des services des soldats Jeunot, Lagarde et Lépine ont été consultées sur le site des archives départementales du Doubs.

La photographie du monument aux morts de la ville de Morteau a été réalisée par S. Michel.

Les portraits du soldat Lagarde et  du soldat Gremmel ont été photographiés par P. Baude.

Les photographies des sépultures d’Émile Gremmel et de Gaston Fumey ont été réalisées par J. Baptiste.

Un grand merci à M. Bordes, à J. Baptiste, à P. Baude et à la mairie de Morteau.

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