15 février 2012

Stanislas Galloudec (1875-1917).

                Stanislas_Galloudec

Stanislas  François Marie Galloudec est né le 13 février 1875 sur la petite commune de Lanrivain dans le département des Côtes-du-Nord. Il est le fils de Guillaume et de Marie Anne Le Pennec. 

Prêtre, puis professeur à l’école de Jean de Béthune à Versailles, il est mobilisé comme aumônier titulaire au 12e C.A. lorsque la guerre éclate. En février 1915, il est à l’ambulance 3/21 à Sains-en-Goyelle. À sa demande, il passe au 149e R.I.. Il restera l’aumônier du régiment jusqu'à la date de son décès le 23 octobre 1917, à l’âge de 42 ans. 

 Il est tué à quinze mètres d’un fortin ennemi dans le secteur du fort de la Malmaison, dans la soirée du 23 octobre 1917, au moment où il exerçait son ministère auprès d’un officier grièvement blessé.

L’adjudant-chef Théodore Dubois et le caporal Adrien Claudel confirment son décès. Il sera enterré dans le cimetière de Condé qui se trouvait dans le département de l’Aisne (tombe n° 274). Actuellement, il repose dans le carré C de la Nécropole Nationale Française de Vauxbuin (tombe n° 344).

                Beauvais_octobre_1916       

 Remise de décorations par le général Baucheron de Boissoudy commandant  la 43e D.I. à Beauvais en octobre 1916. 

Citation à l’ordre de l’armée : 29 septembre 1916 (J.O. du 27 février 1917) : « À l’attaque du 4 septembre 1916, est parti avec les premiers éléments d’assaut, malgré la fusillade et le bombardement, pour donner les secours nécessaires aux mourants et aux blessés, et s’est porté ainsi jusqu’aux lignes les plus avancées avec un courage et un dévouement au-dessus de tout éloge. »

Citation à l’ordre de l’armée : 11 décembre 1917 (J.O. du 17 janvier 1918) : « Aumônier titulaire d’un héroïsme légendaire au régiment. S’est bravement porté avec les vagues d’assaut, se dépensant sans compter auprès des blessés et des mourants. A été tué à 15 mètres d’un fortin ennemi, dans l’exercice de ses fonctions auprès d’un officier grièvement blessé. Déjà cité à l’ordre de l’armée. »

Chevalier de la légion d’honneur à titre posthume : 27 avril 1920 (J.O. du 22 juin 1920) : « Aumônier titulaire d’un héroïsme légendaire au régiment. S’est bravement porté avec les vagues d’assaut, se dépensant sans compter auprès des blessés et des mourants. A été tué au moment où, à 15 mètres d’un fortin ennemi, il exerçait son culte auprès d’un officier grièvement blessé, le 23 octobre 1917. A été cité. » 

Pour en savoir plus :

http://amphitrite33.canalblog.com/tag/La%20Malmaison%201917

Références bibliographiques :

« La preuve du sang, livre d’or du clergé et des congrégations, 1914-1922 » paru aux Éditions de la Bonne Presse en 1925.

La photo de la sépulture de l’aumônier a été réalisée par  J. Baptiste.

La photo de Stanislas Galloudec et celle de la remise de décorations proviennent de ma collection personnelle. 

Un grand merci à M. Bordes, à S. Agosto, à J.Baptiste et à J. Huret.

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11 décembre 2012

Pierre Marie Étienne Henry (1870-1941).

                 Pierre_Henry

Pierre Henry est né le 14 septembre 1870 dans le petit village du Pailly, situé sur le canton de Longeaud dans le département de la Haute-Marne. Issu d’une famille nombreuse, il est le fils de Joseph et d’Appoline Chaillot. Son père exerçait la profession d’instituteur. Pierre Henry fait son service militaire en novembre 1891 au 21e R.I. de Langres. Après avoir suivi une formation religieuse, cet homme d'église est ordonné prêtre en 1895. Il enseigne comme professeur au grand séminaire de Langres. Lorsque la guerre éclate début août 1914, il rejoint la 24e section territoriale d’infirmiers. Il devient l’aumônier titulaire du groupe de brancardiers de la 43e D.I.. Pierre Henry est fait prisonnier le 20 d’août 1914, pour aller en captivité à Dreibrunnen (Trois-fontaines en Moselle) puis à Strasbourg. Rapatrié le 30 août 1914, il réintègre rapidement son poste. C’est un homme qui participe à la plupart de tous les coups durs de la 43e D.I. : présent au Col de Sainte-Marie, à Saint-Blaize, à Souain, à Lorette et à Ypres en 1914, en Artois en 1915, sur le chemin des Dames en 1917 et durant les combats de l’Aisne et de la Champagne en 1918. À sa demande, l’aumônier rejoint le 149e R.I. le 5 février 1918, en remplacement de Stanislas Galloudec qui a été tué quelques mois plus tôt. Pierre Henry est démobilisé au lendemain de Noël 1918. 

                             Aumonier_Pierre_HENRY    

Citations :

 Citation à l’ordre n° 118 de la 43e division en date du 8 avril 1916 :

« A accompagné le médecin auxiliaire du bataillon dans toutes ses recherches, se prodiguant auprès des blessés en toutes circonstances, avec le plus grand des mépris du danger. »

Citation à l’ordre n° 248 de la 43e division en date du 30 août 1917 :

« Modèle de courage et de fermeté, joignant une grande bonté à une extrême énergie. A été blessé le 27 juin 1917, en se rendant, sous un violent tir d’artillerie, au P.S. du groupe. » 

Citation à l’ordre de l’armée en date du 15 juillet 1918 (J.O. du 12 décembre 1918) :

« D’un courage et d’un dévouement sans bornes, n’a cessé pendant sept jours de combat ininterrompu de parcourir les premières lignes, prodiguant ses soins aux blessés et apportant aux combattants le réconfort de sa présence sous les bombardements les plus violents et jusque sous les balles des mitrailleuses.» 

Cité à l’ordre n° 232 du 21e C.A. en date du 4 novembre 1918 :

« Aumônier d’un dévouement et d’un zèle au-dessus de tout éloge. Exerce les devoirs de son ministère dans les circonstances les plus critiques du combat avec un courage particulier, un calme et un sang-froid admirables. Pendant les rudes combats du 26 septembre au 5 octobre 1918, a forcé l’admiration de tous, chefs et soldats, en se portant jusqu’aux premières lignes, malgré les bombardements les plus violents, pour prodiguer ses soins et réconforter les blessés et les mourants.» 

Cité à l’ordre du régiment le 23 décembre 1918 :

« Aumônier d’une bravoure incomparable et d’un sang-froid superbe, a continué à montrer pendant les durs combats de Banogne, en octobre 1918, les plus beaux sentiments de courage et de dévouement dont il avait fait preuve depuis 1914. » 

Chevalier de la Légion d’honneur le 16 février 1918. (J.O. du 23 avril 1918). 

Pour en savoir plus : 

Voir le site généalogique « Généanet » sur le lien suivant : 

http://www.geneanet.org/ 

Sa fiche signalétique et des services est consultable sur le site des archives départementales de la Haute-Marne sur le lien suivant : 

http://archives.haute-marne.fr/subset.html?name=milit 

Références bibliographiques : 

Livre d’or « La preuve du sang, livre d’or du clergé et des congrégations, 1914-1922 » paru aux Éditions de la Bonne Presse en 1925. 

La photo de l’aumônier Pierre Henry a été réalisée par Raymond Bonnefous en septembre 1915, elle provient de la collection personnelle de Nathalie Bauer. 

À lire également : « Des garçons d’avenir » roman écrit par Nathalie Bauer, aux Éditions Philippe Rey. Août 2011. 

La carte utilisée sur le montage provient du J.M.O. du 112e R.I.T.. Elle peut se consulter sur le site « Mémoire des Hommes ». Référence du J.M.O. du 112e R.I.T. : 26 N 796/15. 

Un grand merci à N. Bauer, à M. Bordes, à V. Niard, à S. Agosto, à J.C. Auriol, à É. Mansuy, à H. Thevenot, aux différents intervenants du forum « pages 14-18 » qui m’ont apporté leur aide et au Service Historique de la Défense de Vincennes.

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