26 mai 2014

Ils n'étaient que des hommes... Un cas de désertion collective en Artois.

Bois_en_Hache_vue_aerienne

Je remercie vivement Daniel Gothié, le petit-fils du lieutenant-colonel Gothié, qui vient de me donner son autorisation, pour que je puisse publier ici de nouveaux  documents issus de sa collection personnelle.

Localisation_du_bois_en_Hache

Premier décembre 1915, le secteur dans lequel se trouve le 149e R.I. n’est plus le théâtre d’attaques coûteuses en vies humaines. Les dernières datent du mois de septembre. Les positions françaises et allemandes se sont stabilisées depuis plusieurs semaines.

À cette date, une partie du bois en Hache est occupée par des éléments du 2e bataillon du 149e R.I..

Position_approximative_occup_e_par_la_8e_compagnie

Même s’il n’y a plus de combats de grande envergure dans cette partie du front, la vie quotidienne en première ligne reste particulièrement éprouvante. Les hommes souffrent des conditions climatiques déplorables. La pluie survenant en même temps que le dégel cause de sérieux dégâts dans les voies de communication. La boue et l’eau sont partout… Dans cette situation, les ravitaillements et les relèves se font avec beaucoup de difficultés.

Pour certains hommes, le cafard est au rendez-vous… Une poignée de soldats de la 8e compagnie du 149e R.I.,  qui est installée dans un petit poste avancé, se prépare à commettre « l’irréparable »…

 Mais revenons tout d’abord sur les évènements qui se sont déroulés quelques jours auparavant.

Sous_secteur_centre_de_la_43e_D

Depuis le 24 novembre, le 158e R.I. et le 149e R.I. alternent par périodes de 4 jours dans le sous-secteur centre occupé par leur division. Deux bataillons sont en première ligne, le dernier est en soutien et en réserve. Pour le 149e R.I., les relèves se font tous les deux jours par demi-bataillon pour le 1er bataillon et tous les quatre jours pour chacun des 2e et 3e bataillons. Chaque compagnie passe un jour en 2e ligne, deux jours en  1ère ligne et un jour en soutien. Le 25 novembre, le capitaine Huet du 149e R.I. fait une reconnaissance approfondie de secteur, à la suite de laquelle il va rédiger un long rapport.

Concernant la zone qui nous intéresse, il écrit ceci :

« Dans le secteur k2-k32-g1, l’eau monte jusqu’à la cheville en de nombreux endroits. Le barrage de la sape k32 vers k33 est à 20 m environ du barrage allemand (sacs de terre verts).

La tranchée qui est située entre g1 et g19, d’une profondeur d’1 m 20 à 1 m 30 est remplie d’eau qui monte jusqu’au genou sur 20 m environ au nord de g1. »

Croquis_du_capitaine_Huet

De manière exceptionnelle, le 2e bataillon entre dans le sous-secteur centre dans la nuit du 28 au 29 novembre, pour y rester 5 jours au lieu de 4.

Une section de la 8e compagnie, qui est sous l’autorité du sous-lieutenant Salin, s’installe dans le secteur de g1 et de k32.

Nous savons, d’après le rapport du capitaine Huet, que cette zone a été particulièrement abîmée par les conditions météorologiques instables des journées précédentes.

Grâce aux documents fournis par le petit-fils du lieutenant-colonel Gothié, nous connaissons la composition exacte du peloton dans lequel se trouve la section évoquée.

Composition_du_premier_peloton

Des hommes de la 1ère escouade et de la 2e escouade de la 1ère section occupent un petit poste en g1 depuis le 30 novembre. Ils sont tous sous l’autorité du sergent Ferry.

Le 1er décembre, le sous-lieutenant Salin envoie la relève à 21 h 00. Vers 22 h 00, le capitaine Jeské, qui commande la 8e compagnie, est informé que le petit poste a été trouvé complètement vide ! Tous les hommes ont disparu, ceux qui étaient dans le petit poste depuis la veille et ceux de la relève ! Au total, 18 hommes manquent à l’appel.

Composition_peloton__2_

Un rapport circonstancié, rédigé par le capitaine Jeské, évoque les évènements qui viennent de se dérouler.

 « Dans la journée du 1er décembre, la 8e compagnie occupait la tranchée de 1ère ligne dans le secteur du bois en Hache entre g1 et k2. La 1ère section occupe la tranchée à droite du point k2. Cette section fournissait un petit poste en g1 distant de la tranchée d’une cinquantaine de mètres.

Dans ce petit poste se trouvaient, depuis la veille, le sergent Ferry, les caporaux Paradis et Dubouis, les soldats Becker, Bigot, Musset, Pierrat, Verlassen. Le poste allemand d’en face se trouvait à environ 25 mètres.

Le chef de section, le sous-lieutenant Salin, avait son poste en k32. Vers 18 h 00, il désigna le sergent Raimond, le caporal Joly et les soldats André, Barthoulot, Guiniéri, Jobard, Muller, Galopin et Villette pour relever la garde du petit poste.

Cette relève devait se faire vers 21 h 00, lorsque les hommes auraient mangé. Les cuisiniers  Laudry et Messenterre, de la 1ère section, arrivèrent vers 20 h 30 dans la tranchée, servirent les hommes qui s’y trouvaient et partirent ensuite pour le petit poste. Le sergent Raimond partit alors avec les hommes désignés pour relever le sergent Ferry. Vers 22 h 00, j’ai été prévenu par le sous-lieutenant Salin que les hommes du petit poste et ceux de la relève du même poste avaient disparu. D’après les déclarations du caporal Dubuis, le sergent Raimond aurait dit au sergent Ferry, en arrivant dans le petit poste, qu’il fallait placer les fils de fer en avant de ce petit poste. Ceci était faux, le sous-lieutenant Salin avait en effet dit au sergent Raimond, dans la journée, qu’on poserait des fils de fer pendant la nuit, mais n’avait donné aucune indication sur le point où ce travail devait se faire. Il se réservait de donner ces ordres au sergent Ferry lorsqu’il serait relevé du petit poste, attendu que le point où les défenses accessoires manquaient était à droite de la sape, vers k32. Voyant le sergent Ferry rester pour le travail dans le petit poste, le caporal Dubouis lui demanda l’autorisation de revenir à la tranchée, étant fatigué. Il revint donc à k32 ; quelques instants après, il entendit le sous-lieutenant Salin réclamer le sergent Ferry. Il retourna alors au petit poste. Il le trouva vide. Seuls restaient 5 équipements et 6 fusils. Aussitôt, il se renseigna auprès du sergent Boudène de la 7e compagnie qui occupait un petit poste voisin, à une dizaine de mètres, à gauche de celui de la 8e compagnie.

Ce sergent lui déclara : «  Le caporal Paradis m’a dit qu’il était chargé de poser des fils de fer en avant de son petit poste avec quelques hommes et m’a dit de ne pas tirer. J’ai vu sortir des hommes du petit poste, puis je n’ai plus rien entendu. » Le caporal Dubouis revint alors en hâte à k32 où il prévint le sous-lieutenant Salin. Ce dernier fit immédiatement réoccuper le petit poste par le caporal Pérol et 6 hommes. Les cuisiniers Landry et Messenterre n’ayant pas reparu depuis leur premier passage à k32, ont dû abandonner le petit poste en même temps que les occupants du même poste.

Dans toute cette affaire, il est difficile d’établir les responsabilités et de dire s’il y eut préméditation. Le caporal Dubouis, interrogé, prétend avoir entendu des propos du soldat Musset, disant qu’ils allaient «faire camarade ce soir», mais qu’il ne les a pas pris au sérieux. Le caporal Paradis aurait parlé plusieurs fois au sergent Raimond, dans le courant de la journée. Ce sont deux gradés  qui étaient très liés entre eux, ce fait n’avait pas attiré son attention. Le sergent Ferry était un bon sergent qui avait toujours donné satisfaction à ses chefs. Même s’il s’était plaint dans la journée des conditions excessivement pénibles dans lesquelles il se trouvait, on n’avait vu là que des propos ordinaires, parfaitement admissibles de la part d’un homme déjà âgé ; ceci  ne faisait aucunement préjuger de ce qui allait se passer. Les autres hommes du poste n’étaient que des hommes ordinaires, ni bons, ni mauvais, mais chez qui le moral était atteint à la suite des fatigues ressenties depuis trois jours. Il est incontestable que chez tous, à ce moment, il y avait une forte dépression. La pluie, la boue, l’eau, l’insomnie, la perspective d’autres journées semblables à celles-là, le séjour du bataillon porté à cinq jours au lieu de quatre, tout cela réuni contribua à abaisser le moral.

Il a, sans doute, certainement suffi qu’un meneur se révélât tout à coup, pour décider ceux qui hésitaient à l’exécution d’un projet, sûrement très vague encore à ce moment.

 Quoique le sergent Boudène, qui commandait le petit poste de gauche situé à environ 10 mètres, dut leur avoir affirmé n’avoir rien vu, ni rien entendu – quoique le caporal Dubouis soit aussi affirmatif, on est amené à penser qu’il y a eu entente préalable. On ne peut admettre que le poste ait été surpris par les Allemands au moment de la relève, car le poste voisin de la 7e compagnien’a rien entendu. De plus, sur le nombre, quelques isolés auraient réussi à s’échapper pour prévenir en arrière.

Quoi qu'il en soit, il y a lieu de penser que les 18 hommes, les deux postes et les deux cuisiniers sont passés à l’ennemi. Les Allemands semblent avoir laissé une preuve, le lendemain, en plaçant sur leur parapet 3 casques français. L’un d’eux a même paru coiffé d’un béret qui, paraît-il, appartenait à un des hommes de la 8e, disparus. 

 Le capitaine Jeské, commandant la 8e compagnie, a l’honneur de demander à ce que les sergents Ferry et Raimond, les caporaux Paradis et Joly, les soldats André, Barthoulot, Becker, Bigot, Guiniéri, Jobard, Laudry, Musset, Messenterre, Muller, Pierrat, Galopin, Villette, Verlassen, soient traduits devant un conseil de guerre, pour désertion en présence de l’ennemi. »

 Signé Martin Jeské

 Après avoir lu ce rapport, le capitaine Guilleminot qui commande le 2e bataillon du 149e R.I. de manière provisoire écrit la réponse suivante :

 « Les 18 militaires dont il s’agit se sont rendus coupables d’une désertion collective en présence de l’ennemi. Ils sont tous passibles du conseil de guerre. »

Le_lieutenant_colonel_Gothi__et_ses_officiers

Le texte rédigé par le capitaine Jeské arrive entre les mains du lieutenant-colonel Gothié. Celui-ci va mener sa propre enquête, en rédigeant plusieurs notes. Ses conclusions sur les évènements sont sans équivoque. 

 « Acte collectif monstrueux, qui mérite le châtiment suprême pour tous les coupables et que n’excusent, ni la fatigue, ni les circonstances atmosphériques. À traduire devant le conseil de guerre et à juger par contumace. Il ne peut exister aucun doute sur la désertion des coupables. La seule hypothèse qui puisse être admise en leur faveur est la surprise par l’ennemi au moment de la relève et après le départ du caporal Dubouis.

Mais le poste voisin de la 7e compagnie, qui n’est qu’à 10 m, aurait certainement vu ou entendu quelque chose. Sur le nombre, un ou deux auraient pu s’échapper pour prévenir en cas d’attaque par l’arrière. »

La logique voudrait que ces hommes aient tous été condamnés par contumace, comme cela s’est fait dans d’autres cas de désertions collectives. Toutefois, pour l’instant, rien n’a été trouvé sur cette probable condamnation (date, lieu, peines prononcées) ; même chose pour les suites données à ces condamnations à leur retour en 1919. Une directive de janvier 1919 prévoit pourtant que les hommes dans la situation de ces déserteurs aient des comptes à rendre. L’enquête continue.

 Sources :

J.M.O. de la 85e Brigade : 26 N 520/10

J.M.O. du 158e R.I. : 26 N 700/12

Collection personnelle de D. Gothié (le rapport rédigé par le capitaine Jeské provient également cette collection).

La photographie aérienne du bois en Hache fait partie de la collection de l’association « Collectif Artois ».

Les archives du Service de la Défense de Vincennes ont été consultées.

Pour en savoir plus sur le lieutenant-colonel Gothié et sur le capitaine Jeské, il suffit de cliquer une fois sur les deux images suivantes :

80120261_o

Martin_Jeske

 

Un grand merci à M. Bordes, à. A. Bach, à A. Carobbi, à T. Cornet, à Y. Dufour, à D. Gothié, à M. Porcher, au Service Historique de la Défense de Vincennes et à l’association « Collectif Artois ».

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17 avril 2015

Une condamnation à mort au 149e R.I..

Michel_Franssen

Un très grand merci au petit fils du lieutenant-colonel Gothié, qui me donne à nouveau son autorisation de publier ici des documents familiaux.

Dans les archives de son grand-père, il a retrouvé une simple feuille sur laquelle est inscrite la terrible destinée d’un soldat du 149e R.I. nommé Michel Franssen. 

Une_condamnation_a_la_peine_de_mort

Une lettre très émouvante rédigée par la sœur de Michel Franssen est fixée derrière ce document avec une modeste épingle usée par le temps. En voici le contenu :

Vendredi 15 janvier 1915

Monsieur le commandant du 149e Régiment,

Encore toute bouleversée de la lettre qui me revient avec cette inscription : prévention conseil de guerre, lettre que j’avais adressée à mon frère, je viens étant l’ainée de tous, vous demander ce que ce garçon, un si bon fils, et un si bon père, a bien pu faire pour se mettre dans semblable cas, lui qui partait avec tant de courage.

Institutrice à Champigny, je tiens une association, une institution de jeunes filles, voyez d’ici Monsieur le commandant, l’effet produit par cette lettre ! Depuis, je suis nuit et jour en larmes, ne m’expliquant qu’une chose, c’est que ce garçon, grand travailleur, très aimé au « Matin » où il est  chef correcteur, habitué à commander, très surexcité par son métier, a dû se laisser aller à une de ses colères, comme parfois il en a chez lui. Lui qui écrivait de très belles lettres à notre mère, pleine de stoïcisme et d’espoir en leur retour. Pauvre mère, malade depuis trois mois, c’est la mort si une lettre à elle lui revient avec une mention comme celle que j’ai reçue. Aussi, Monsieur le commandant, si au milieu de vos grandes occupations, de vos nombreux soucis, il vous était possible de me faire répondre, je vous en serais infiniment reconnaissante.

Veuillez agréer, Monsieur le commandant, avec mes respects, mes bien sincères remerciements.

Institutrice, officier d’académie.

55-56 rue des Sapins

Plant Champigny

Mais que s’est-il vraiment passé avec Michel Franssen ?

Le 15 novembre 1915, la 12e compagnie du 149e R.I. qui se trouve sous les ordres du capitaine Gruneïssen est chargée de défendre un terrain situé au sud du canal d’Ypres à environ 100 m à l’ouest du château d’Hollebeke. La 4e section dans laquelle est intégré le soldat Michel Franssen est positionnée à la gauche de la compagnie.

Ce jour-là, vers 16 h 00, au cours d’un violent bombardement sur les tranchées françaises, le soldat Franssen quitte son sac et son fusil pour s’enfuir vers l’arrière, malgré la demande ferme de son caporal d’escouade qui lui ordonne de reprendre sa place. Ce soldat se retrouve rapidement dans le secteur du 31e B.C.P.. Il fait savoir, à bon nombre de chasseurs, que l’ennemi a renversé le 3e bataillon de son régiment et qu’il ne reste personne dans les tranchées, les hommes s’étant enfuis ou ayant été faits prisonniers. Cette information est, bien sûr, totalement inexacte !

Une plainte est déposée par le lieutenant-colonel Jules Escallon qui commande le 149e R.I. depuis le 3 septembre 1914.

Le soldat Franssen est mis aux arrêts. Une enquête est menée avant qu’il ne soit traduit devant le conseil de guerre de la 43e D.I. qui siège à Bouvigny, dans le Pas-de-Calais.

Condamné à mort le 5 janvier 1915, il voit cette peine commuée en dix années d’emprisonnement à la suite d’une ampliation d’un décret datant du 4 février 1915.

Le document accordant sa « grâce » est signé de la main du président de la République Poincaré et de celle du ministre de la Guerre Millerand.  

Après avoir pris connaissance de ce nouveau verdict, Michel Franssen est envoyé au pénitencier militaire de Gaillon, pour y purger sa peine. En septembre 1915, il fait une demande écrite pour réintégrer une unité combattante. Celle-ci est transmise, avec l’avis favorable du commandant du fort, aux autorités compétentes. Il obtient une réponse positive à sa requête. La peine qu’il lui reste à effectuer est aussitôt suspendue jusqu’à la fin des hostilités.

L’homme sait qu’il va devoir retourner au front, l'idée étant qu'il se rachète de sa faute par son action.

En octobre 1915, le soldat Franssen est affecté au 158e R.I., le régiment frère de brigade du 149e R.I.. Il quitte le département de l’Eure certainement « bien encadré » pour éviter tout risque de fuite… Une fois intégré dans sa nouvelle unité, il ne pourra, en aucun cas, faire valoir son statut de territorial pour essayer d’obtenir une autre mutation ailleurs.

Il est tué au combat le 31 mars 1916 à Verdun.

Le nom de ce soldat est gravé dans la pierre du monument aux morts de la ville d’Aulnay-sous-Bois.

Qui était Michel Franssen ?

Né de l’union de Gustave Nicolas Auguste Franssen et de Clémence Jatot, Michel voit le jour le 10 septembre 1878 au Pré Saint-Gervais, une commune située au sud du département de la Seine-Saint-Denis.

Son père exerce, dans un premier temps, la profession de correcteur, avant de devenir libraire. C’est un militant proche des libertaires.

Dictionnaire_des_militants_anarchistes

Durant son jeune âge, Michel Franssen a certainement côtoyé Sébastien Faure, Émile Pouget et Albin Villeval.

Michel Franssen épouse Marie Marguerite Jeanne Mathis. De cette union naîtront deux enfants.

Chef correcteur d’imprimerie à Paris, il est fait officier d’académie en même temps que sa sœur. Publication dans le J.O. du 10 février 1914.

Gallica

Soldat de la classe 1900 de tirage de la subdivision de la Seine avec le numéro 133, il appartient à la classe 1898 par son âge. En vertu d’une convention passée entre la France et la Belgique, pays d’origine de son père, il effectue une année de service militaire dans l’armée française. C’est avec le statut de territorial qu’il est intégré au 149e R.I. au début du conflit. Il arrive à Dickebuch le 9 décembre 1914, sans aucune expérience du front. Dès le lendemain, à la tombée de la nuit, il est envoyé avec sa compagnie, dans une tranchée de première ligne où il va rester jusqu’à l’arrivée des faits qui vont lui être reprochés.

Sources :

Documents et informations communiquées par la famille descendante du lieutenant-colonel Gothié.

Archives et dossier de condamnation consultés aux Services Historique de la Défense de Vincennes.

Le journal officiel du 10 février 1914 a été consulté sur le site de la bibliothèque numérique « Gallica ».

Dossier des recours en grâce de condamnés à mort 1900-1916 :

Dossiers_de_recours_en_gr_ce

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi, à T. Cornet, à D. Gothié, à M. Porcher et au Service Historique de la Défense de Vincennes.

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