Jean_Baptiste_Victor_Christ

Jean Baptiste Victor Christ voit le jour le 15 janvier 1888 au domicile parental, situé au n° 11 de la rue Calandre à Épinal. Il est le fils de Louis Christ qui exerce la profession de tailleur d’habits, et de Joséphine Speich, une jeune femme qui ne travaille pas. Le père est âgé de 36 ans, la mère de 22 ans.

Enfant, Victor quitte l’école communale en sachant lire, écrire et compter.

Futur soldat de la classe 1908, il est inscrit sous le numéro 5 du canton de Bruyère.

Victor Christ est classé dans la 3e partie de la liste en 1909, ce qui veut dire qu’il est déjà engagé. Il est impossible de savoir depuis quand, mais, au moment où sa classe passe devant le conseil de révision, il est déjà sous les drapeaux.

Le 27 septembre 1910, le jeune homme se marie avec Marie Joséphine Hélène Clément à Chantraine, près d’Épinal.

Le registre du recensement de cette petite commune, réalisé en 1911, nous apprend que le sergent Victor Christ demeurait, avec son épouse, au numéro 130 de la maison Clément. Ce sous-officier avait, pour proches voisins, le sergent Léopold Rigolley, qui, plus tard, devient lieutenant, tout en survivant à la Grande Guerre, ainsi que le sergent Joseph Viguier, originaire de Saint-Affrique. Ces trois hommes font partie des effectifs du 149e R.I..

Comme pour la majorité des registres matricules du bureau de recrutement d’Épinal, la fiche de Victor est une reconstruction réalisée à la suite de la destruction des originaux. Elle est donc vide de tout élément permettant de retrouver les étapes qui le conduisirent de simple engagé volontaire à sergent-major.

Grâce à une photographie, nous savons juste qu’il a servi comme sous-officier à la 1ère compagnie du 149e R.I., peu avant le départ du régiment pour la frontière. C’est bien peu !

Photographie_groupe_sous_officiers_1er_compagnie_149e_R

Avec sa compagnie, il participe aux combats du Renclos-des-Vaches et d’Abrechvillers avant d’être blessé dans le secteur de Saint-Benoit, près de Ménil-sur-Belvitte, à la fin du mois d’août 1914. Probablement laissé sur place par le régiment qui est obligé de battre en retraite, le sergent-major Christ décède peu de temps après.

Pour en savoir plus sur les évènements qui se sont déroulés durant cette période, il suffit de cliquer une fois sur la carte suivante.

Carte_2_journee_du_26_aout_1914

Sa fiche « Mémoire des hommes » indique la date de sa mort au 17 octobre 1914. Il y a de fortes chances pour que celle-ci soit erronée : cette fiche reprend en fait la date d’inhumation du corps. Le sergent-major Christ est décédé des suites de ses blessures à une date inconnue. Son nom figure bien sur la liste des pertes du régiment lors des journées du 25 au 26 août 1914.

L’acte de décès de Jean Baptiste Victor Christ nous fait savoir qu’il a été inhumé à Saint-Benoît le 17 octobre 1914, son corps ayant été identifié par un médecin aide-major.

Inquiète de ne pas avoir de nouvelles, son épouse écrit à la Croix Rouge Internationale pour tenter de savoir si Victor ne se trouverait pas parmi les captifs dans un des très nombreux camps de prisonniers en Allemagne.

Fiche_individuelle_C

L’acte de décès de ce sous-officier a été transcrit le 4 octobre 1916 dans sa commune de résidence, un peu plus de deux ans après sa mort.

Il y a de fortes probabilités pour que le corps de ce sous-officier ait été rendu à la famille dans les années 1920.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune de Chantraine.

Son épouse ne s’est jamais remariée. Marie Joséphine Hélène Clément est décédée à Chantraine le 19 mai 1967.

Il n’y a pas de descendance connue pour cet homme.

Sources :

L’acte de naissance et la fiche signalétique et des services de Jean Baptiste Victor Christ ont été consultés sur le site des archives départementales des Vosges.

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carrobi, à la mairie de Chantraine et aux archives départementales des Vosges.