07 juillet 2017

Un groupe de sous-officiers du 149e R.I. photographié en 1914.

 Photographie_groupe_sous_officiers_1er_compagnie_149e_R

Ce cliché représente un  groupe de sous-officiers du 149e R.I.. Il a été effectué par un professionnel de la photographie qui travaille au 31 rue Rualménil, à Épinal. Il pourrait s'agir de P.Millet qui a officier à cette adresse et qui a été très actif après-guerre. Le jour exact et le lieu précis où cette prise de vue à été réalisée ne sont pas connus. Nous savons simplement qu’elle date de 1914.

Ces hommes font tous partie des effectifs de la 1ère compagnie qui se trouve, à cette période d’avant-guerre, sous l’autorité du capitaine Lescure.

Tous les noms des militaires qui figurent sur cette photographie sont inscrits à l’encre noire au dos de celle-ci. L’écriture, qui a bien traversé le temps, reste parfaitement lisible. Elle permet d’identifier chacune de ces personnes sans aucune difficulté.

Silhouettes_sous_officiers_1_re_compagnie_149e_R

1 : sergent Thiébaux

2 : sergent Luthringer

3 : sergent Gaston Louis Thiriat

4 : sergent Vernazza

5 : sergent Ambolet

6 : sergent Delagrange

7 : sergent-fourrier André

8 : sergent-major Christ

9 : Adjudant Brayet

10 : Sergent Macheras

11 : Sergent Appert

Plusieurs de ces sous-officiers ne survivront pas à la guerre. L’adjudant Brayet, le sergent-major Christ et le sergent Delagrange se feront tuer dès le début du conflit.

Le sergent Luthringer, devenu adjudant,et le sergent Thiriat passé sous-lieutenant, trouveront la mort en Artois en 1915.

Pour en savoir plus sur Joseph Brayet, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante :

Joseph_Brayet

Pour en savoir plus sur Paul Constant Delagrange, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante :

Paul_Constant_Delagrange

Pour en savoir plus sur Gaston Thiriat, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante :

Sous_lieutenant_Thiriat

Le sergent Ambollet sera réformé pour cause de blessure grave.

Les sous-officiers André, Thiébaux et Vernazza seront affectés au 349e R.I.. Ils deviendront tous officiers.

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi et au Service Historique de la Défense de Vincennes.

 

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14 juillet 2017

Paul Constant Delagrange (1890-1914).

Paul_Constant_Delagrange

Natif du département de la Haute-Saône, Paul Constant Delagrange naît le 24 juillet 1890 dans la commune de Breuches, où ses parents se sont mariés le 7 octobre 1889.

Son père, qui se prénomme Joseph, travaille comme fileur de coton dans une entreprise locale, la filature « Bezançon ». À la naissance de son fils, il a 33 ans. Sa mère, Joséphine Lecomte, est âgée de 26 ans et n’exerce pas de profession.

Deux instituteurs du village accompagnent Joseph à la maison commune, pour venir apposer leurs signatures de témoins sur l’acte de naissance de Paul Constant. Les trois hommes sont reçus par le maire Émile Parisot.

Le père de Paul, qui est devenu contremaître de filature, décède le 21 juillet 1901 à l'âge de 43 ans. Accident ? Maladie ? Les circonstances de sa mort ne sont pas connues.

Le jeune Delagrange quitte l’école communale après avoir obtenu son certificat d’étude. Il sait lire, écrire et compter.

La fiche signalétique et des services de cet homme nous indique qu’il travaille à Paris. Il est à noter qu’une première profession avait été inscrite sur cette fiche avant d’être rayée. Le métier de valet de chambre a été barré pour être remplacé par celui d’ajusteur-mécanicien. À quel moment Paul Constant a-t-il quitté Breuches ?

Nous n’avons aucune indication qui nous permet de fixer une date, même approximative, de son arrivée dans la capitale.

Toutefois, après avoir consulté le registre de recensement de Breuches réalisé en 1906, nous apprenons que son nom figure toujours parmi les habitants de la commune. Il vit avec sa mère qui s’est remariée avec un certain Paul Delagrange,  cafetier du village, qui demeure dans la rue de la filature.

Devançant l’appel sous les drapeaux, il se rend à la mairie du 16e arrondissement, avenue Martin, le 15 mars 1910, pour venir y signer un engagement volontaire d’une durée de trois ans. Aucun document ne permet de connaître les motivations qui ont poussé cet homme à faire ce choix.

En tant qu’engagé volontaire, il choisit d’être affecté au 149e R.I.. Il se rend gare de l’est pour aller à Épinal où il rejoint son corps le 18 mars.

Nommé caporal le 11 janvier 1911, puis sergent le 26 septembre 1912, il signe à nouveau, le 23 novembre 1912, un contrat d’une durée d’un an à compter du 15 mars 1913, puis, le 2 février 1914, un autre de deux ans à compter du 16 mars 1914. Le conflit contre l’Allemagne n’est pas loin…

Une photographie de groupe qui le montre en présence de sous-officiers de la 1ère compagnie du 149e R.I.,commandée par capitaine Lescure en 1914, valide une affectation dans cette unité, pour une partie de sa courte carrière militaire.

Pour en savoir plus sur ce cliché, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante.

Photographie_groupe_sous_officiers_1er_compagnie_149e_R

Il devient sergent-major, mais ce grade n’est pas notifié sur sa fiche matricule.

De nouvelles questions se posent à propos de ce sous-officier !

A quel moment a-t-il été nommé dans ce grade ? Avant ou après l’ouverture des hostilités contre l’Allemagne ? Était-il à la 1ère où dans une autre compagnie lorsque son régiment a quitté Épinal le 1er août ?

Tout ce dont nous sommes sûrs, c’est que Paul Delagrange survit au premier mois de la guerre, mais pas au second et qu’il est à la 9e compagnie au moment de son décès.

Le sergent-major Delagrange est conduit à l’hôpital militaire de Châlons-sur-Marne, après avoir été blessé le 19 septembre dans le secteur du petit village marnais de Souain, qui se trouve près de Suippe. Le sergent-major Delagrange décède le 25 septembre 1914.

Pour en savoir plus sur les évènements qui se sont déroulés durant cette période, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante.

Section_du_149e_R

Paul Constant Delagrange a été inscrit au tableau spécial de la Médaille militaire à titre posthume (J.O. du 9 août 1921) :

« Sous-officier brave et dévoué. Mort pour la France, le 25 septembre 1914, des suites de ses blessures reçues en se portant courageusement à l’attaque du village de Souain. »

Cette citation lui donne également droit à la Croix de guerre avec étoile d’argent.

Son nom est gravé sur le monument aux morts de la commune de Breuches-lès-Luxeuil.

Le sergent-major Delagrange repose actuellement dans le carré militaire du cimetière communal de Châlons-en-Champagne. Sa sépulture porte le n° 3965.

Sepulture_Paul_Constant_Delagrange

Paul Constant Delagrange ne s’est pas marié et n’a pas eu de descendance.

Sources :

La fiche signalétique et des services de Paul Constant Delagrange a été consultée sur le site des  archives départementales de la Haute-Saône.

Les sites « Gallica » et « mémoire des hommes » ont été visités pour construire cette petite notice biographique.

La photographie de la sépulture du sergent-major Delagrange a été réalisée par N. Galichet.

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carrobi, à N. Galichet, aux archives départementales de la Haute-Saône et à la mairie de Breuches-lès-Luxeuil.

 

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21 juillet 2017

Livre d’or de l'institution Sainte-Marie de Besançon.

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 Deux noms d’officiers du 149e R.I. apparaissent dans le livre d’or de l'institution Sainte-Marie, établissement qui est implanté sur les terres franc-comtoises de Besançon.

Louis Claude François Marie Lurion de L’Égouthail : né à Salins dans le Jura. À l’institution de 1896 à 1903. Lieutenant au 149e R.I., chevalier de la Légion d’Honneur, décoré de la croix de guerre. Tué à la Chipotte, dans les Vosges, en août 1914.

Citation à l’ordre de l’armée :

« A été tué au combat le 26 août en se portant en avant de sa section afin d’observer les mouvements de l’ennemi. Avait fait preuve depuis le commencement de la campagne de brillantes qualités d’énergie et d’entrain »

 Pour en savoir plus sur le lieutenant de Lurion de l’Égouthail, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante.

Louis_Claude_Fran_ois_Marie_Lurion_de_l_Egouthail

Michel Mouriaux : Né à Moscou. À l’institution de 1902 à 1906. Sous-lieutenant au 149e R.I.. Chevalier de la Légion d’honneur, décoré de la croix de guerre. Tué, le 16 juin 1915, à Notre-Dame-de-Lorette.

Citation :

« Le 16 juin, à l’attaque d’une sape allemande dans le fond de Buval, a entraîné très courageusement ses hommes aux cris de : « En avant, c’est pour la France ! »

Tombé glorieusement au cours de cette action.

Pour en savoir plus sur le sous-lieutenant Michel Mouriaux, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante.

Michel_Mouriaux

Référence bibliographique :

Livre d’or « À nos morts » Institutions Sainte-Marie et Saint-Jean.

Un grand merci à M. Bordes et à P. Baude.

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28 juillet 2017

Albert Abel Honiat (1892-1915).

Albert_Abel_Honiat

Louis Honiat, polisseur de profession, est âgé de 28 ans lorsqu’il se rend à la mairie de Nogent-en-Bassigny le dimanche 7 février 1892, pour venir y déclarer la naissance de son fils Albert Abel, né la veille, dans son domicile. La mère, Anne Félicie Sauvage est une femme âgée de 24 ans qui n’exerce pas de profession.

Comme l’indique sa fiche signalétique et des services avec son degré d'instruction de niveau 3, Albert Honiat a certainement obtenu son certificat d'étude. Après sa scolarité, il se fait embaucher à la coutellerie de Nogent-en-Bassigny.

Plusieurs années d’apprentissage lui seront probablement nécessaires avant de pouvoir prétendre au titre de coutelier, profession inscrite dans l’état civil de sa fiche matricule.

L’année de ses vingt ans, il doit se présenter devant le conseil de révision de Nogent-en-Bassigny, comme tous les jeunes gens de sa commune qui sont à un an de leur majorité.

Albert est inscrit sous le n° 34. Fragilisé par des problèmes pulmonaires, à tel point qu'il doit être examiné chez lui, ne pouvant se rendre au conseil de révision. il est classé dans la 5e partie de la liste en 1913.

Un an plus tard, il passe de nouveau devant le conseil de révision qui, cette fois-ci, l’inscrit dans la 2e partie de la liste.

Albert Honiat se retrouve classé dans le service auxiliaire avec le diagnostic médical suivant : développement musculaire insuffisant avec palpitations.

Le 30 octobre 1914, la commission spéciale de réforme de Langres le déclare « bon pour le service armé ».

Le soldat Honiat doit rejoindre, à compter du 8 novembre 1914, une unité combattante. Il se présente à l’entrée de la caserne du 149e R.I. quatre jours plus tard. Après une brève formation qui l’initie au maniement des armes et à la rude discipline militaire, il rejoint le front le 9 mars 1915. Son régiment combat depuis plusieurs semaines dans un secteur particulièrement exposé, du côté d’Aix-Noulette, un petit village situé dans le Pas-de-Calais. Albert Honiat intègre la 2e compagnie.

Il n’aura pas la « chance » de devenir un soldat aguerri, d’être un « ancien » aux multiples brisques cousues sur sa vareuse. Le 11 mai 1915, sa compagnie perd beaucoup d’hommes. Albert Honiat fait partie des soldats qui seront tués à cette date.

Pour en savoir plus sur les évènements qui se sont déroulés au cours de cette journée, il suffit de cliquer une fois sur l'image suivante.

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Les soldats Louis Vittel et Émile Michel sont les deux témoins qui confirment son décès. Le corps de cet homme n’a pas été retrouvé. Il y a de fortes probabilités pour qu’il repose actuellement dans un des ossuaires de la plus grande nécropole de France, à Notre-Dame-de-Lorette.

Albert Honiat a été décoré de la Médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume.

Son nom est gravé sur le monument aux morts de la ville de Poulangy.

Ce jeune homme ne s’est pas marié et n’a pas eu de descendance.

Sources :

 La fiche signalétique et des services et l’acte de naissance de ce soldat ont été consultés sur le site des archives départementales de la Haute-Marne.

L’acte de décès d’Albert Abel Hoinat m’a été envoyé par la mairie de Poulangy.

Le site « GénéaNetWeb » a également été consulté.

La photographie de la plaque émaillée figurant sur le montage a été réalisée par P. Baude.

Un grand merci à M. Bordes, à P. Baude, à A. Carobbi, à M. Porcher, au Service Historique de la Défense de Vincennes, aux archives départementales de la Haute-Marne et la mairie de Poulangy.  

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