02 juin 2017

La Malmaison : introduction.

Groupe_149e_Albert_Marquand_1

L’échec massif de l’offensive du printemps 1917 débouche sur une crise morale sévère dans la zone des armées et à l’intérieur du pays. Il va falloir plusieurs mois pour que le soldat français retrouve l’indispensable confiance en ses chefs pour continuer le conflit.

Les officiers supérieurs reçoivent l’ordre d’être plus attentifs aux besoins du troupier. Ils devront également, après la bataille, instaurer des temps de repos beaucoup plus réguliers dans des cantonnements aménagés en conséquence.

Les roulements de permissions seront mieux organisés et les récompenses plus largement distribuées.

Suite aux évènements particulièrement meurtriers des mois d’avril et de mai 1917, l’état-major français réfléchit à des modèles d’attaques plus économes en vies humaines.

Il est absolument impératif de remporter un succès tactique digne de ce nom. Celui-ci doit à la fois raffermir le dévouement des hommes et redonner l’espoir du pays dans la force de son armée. Il faut effacer les terribles souvenirs de l’offensive Nivelle.   

L’action de grande envergure est abandonnée. Elle cède la place à des techniques de combats qui auront pour objectif la conquête du terrain dans un espace et dans une période limités.

La Malmaison

C’est le secteur de la Malmaison qui est choisi. Cet endroit reste hautement symbolique puisqu’il se trouve à proximité du chemin des Dames, lieu où l’ennemi a réussi à briser toutes les attaques françaises lancées en avril et en mai 1917.

Carte_1_la_Malmaison

La division du 149e R.I. fait partie des unités qui vont être engagées dans cette attaque.

Cette offensive française,qui doit se déclencher à la fin du mois d’octobre 1917, commence à se préparer plusieurs semaines à l’avance.

Un dispositif de tirs d’artillerie sans précédent doit débuter quatre jours avant le début de l’attaque. Les chars seront sollicités pour soutenir l’infanterie, les photographies aériennes seront analysées de manière approfondie par tous. Rien ne doit être laissé au hasard !

Chaque régiment d’infanterie, chaque bataillon de chasseurs se préparent minutieusement en étudiant le parcours qui lui est assigné. Chacun sait exactement ce qu’il doit faire. L’improvisation n’est pas au rendez-vous !

Sources :

J.M.O. de la 43e D.I.. S.H.D. de Vincennes. Réf : 26 N 344/5.

Les archives du Service Historique de la Défense de Vincennes ont été consultées.

« Et le temps,à nous, est compté » Lettres de guerre 1914-1919. Albert Marquand, présentation de Francis Barbe, postface du général André Bach. C'est-à-dire Éditions mille mots chuchotés. 2011.

Le morceau de carte du groupe des canevas de tir du secteur de Vailly est daté du 26 août 1917. Ce bout de carte délimite la zone dans laquelle la 43e D.I. va être engagée le 23 octobre 1917.

La photographie de groupe représentant des soldats du 149e R.I. fait partie de la collection personnelle de R. Mioque. Albert Marquand se trouve au centre du cliché.

Un grand merci à M. Bordes, à R. Mioque, à F. Barbe, à A. Carobbi, à M. Porcher et au Service Historique de la Défense de Vincennes.

Posté par amphitrite33 à 00:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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