Georges_Emerique

Émile Emerique et son épouse Octavie Lazard habitent la petite commune meusienne de Vaucouleurs lorsque leur fils Georges voit le jour le 2 août 1888. Le père travaille quotidiennement comme employé, il est âgé de 43 ans. La mère, qui a 39 ans, n’exerce pas de profession.

Nous ne savons rien de la vie d’enfant et d’adolescent de Georges.

La fiche signalétique et des services de cet homme nous apprend que son degré d’instruction générale est de niveau 3 ; il maîtrise donc les bases de la lecture, de l'écriture et du calcul.

Le 21 septembre 1907, Georges se rend à la mairie d’Épinal pour y signer un engagement volontaire d’une durée de 3 ans. Il a fêté ses 19 ans quelques semaines plus tôt. Ce futur soldat doit maintenant rejoindre la ville de Reims, par voie ferrée, pour intégrer une compagnie du 132e R.I.. Le jeune Emerique arrive au corps deux jours plus tard pour commencer son instruction militaire. Il est nommé caporal le 26 septembre 1908. Ne renouvelant pas son contrat, il passe dans la réserve de l’armée active le 21 septembre 1910 avec son certificat de bonne conduite dans la valise. Il s’installe ensuite dans la région de Commercy où il est rattaché au 155e R.I..

Tout comme son père, il devient employé, mais les entreprises dans lesquelles il va exercer sa profession ne nous sont pas connues.

L’article 64 de la loi du 21 mars 1905 le dispense de la 1ère période d’exercices après les obligations militaires. Le fait d’avoir effectué trois années sous l’uniforme l’affranchit de cette exigence.

Le 15 avril 1913, le caporal Emerique passe dans la réserve du 168e R.I., un régiment qui vient tout juste d’être créé. Il déménage ensuite à Épinal. Le 30 juin 1913, il est inscrit à la subdivision de cette ville avec le n° 278.

Le caporal Emerique est rappelé à l’activité militaire par décret du 1er août 1914, lorsque le conflit contre l’Allemagne commence. Il doit se rendre immédiatement à la caserne Courcy pour rallier le 149e R.I..

Quelques semaines après, il est tué dans le secteur de Bazien, au nord-est de Rambervillers.

Son nom ne figure pas dans la liste des pertes du J.M.O. du 149e R.I. aux dates des  25 et 26 août 1914. Cependant, un nom approchant le sien est inscrit dans la colonne des blessés. Il s’agit du caporal Emery qui servait à la 9e compagnie.

L’acte de décès de ce caporal, qui a été officialisé le 12 octobre 1917, à la suite d’une décision prise par le tribunal d’Épinal, indique qu’il a été tué le 25 août 1914.

Pour en savoir plus sur les évènements qui se sont déroulés durant cette journée, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante.

Carte_5_journee_du_25_aout_1914

Une recherche a été entreprise par la famille auprès de la Croix Rouge.

Georges_Emerique_fiche_Croix_Rouge

Georges Emerique est inscrit au tableau spécial de la Médaille militaire à titre posthume (J.O. du 9 juin 1921) :

« Caporal courageux et dévoué, mort pour la France le 25 août 1914 dans l’accomplissement de son devoir. »

Cette citation lui donne également droit à la Croix de guerre avec étoile de bronze.

Le caporal Emerique repose actuellement dans le cimetière national français de Rambervillers, une commune qui se trouve dans le département des Vosges. Sa sépulture porte le numéro 538.

Son nom est gravé sur le monument aux morts de la ville d’Épinal.

Monument_aux_morts_Epinal_Georges_Emerique_1

Le caporal Emerique ne s’est pas marié et n’a pas eu de descendance.

Sources :

Les sites des archives départementales de la Meuse,  de « Mémoire des hommes » et de « MémorialGenWeb » ont été consultés pour construire cette petite note biographique.

La photographie de la sépulture d’Émile Constant Camuset a été réalisée par J.C. Balla.

Un grand merci à M. Bordes, à J.C. Balla, à A. Carrobi, É. Mansuy et au Service Historique de la Défense de Vincennes.