Firmin_Doulcier

Aimé Doulcier et Ernestine Agnel demeurent à Laval, une petite commune située dans le département du Gard, lorsque leur fils Firmin voit le jour le 29 juin 1895. Nous ne savons rien de son enfance, si ce n’est qu’il sait lire et écrire lorsqu’il quitte l’école pour aller travailler à la compagnie des mines de la Grand’Combe.

Soldat de la classe 1915, Firmin Doulcier est incorporé en novembre 1914. Ce jeune homme est dans l’obligation d’abandonner sa tenue de mineur avant ses 21 ans, pour des raisons de guerre. En effet, sa classe se voit mobilisée bien plus tôt que prévu.

Le 19 novembre, il gagne la ville de Nice pour intégrer une des compagnies du 163e R.I., où il va pouvoir entreprendre une formation militaire accélérée.

Le 11 mars 1915, il est muté au 415e R.I., l’un des régiments n° 400 fraîchement créés dans chacune des régions militaires françaises ; ils sont composés principalement de soldats de la classe 1915. Il reste dans cette unité jusqu’au moment où il est blessé à la main, du côté de Perthe-les-Hurlus, le 25 septembre 1915.

Sa blessure est jugée suffisamment sérieuse pour qu’il soit envoyé vers l’arrière durant plusieurs mois.

De retour au dépôt, il fait  partie d’un renfort qui doit rejoindre le 149e R.I.. Le 18 mars 1916, il arrive à Verdun où le régiment est au repos à la caserne Bevaux, après avoir fait un premier passage en 1ère ligne quelques jours auparavant.

L’ancien soldat du 415e R.I. est affecté à la 7e compagnie du régiment. Cette compagnie doit bientôt remonter en 1ère ligne. Le 3 avril, elle est en réserve aux abris du ravin. Le lendemain, elle remplace, avec la 6e compagnie, les débris du 1er bataillon du régiment qui se trouvent près de l’étang de Vaux-devant-Damloup.

Le 8 avril 1916, Firmin Doulcier est tué par un éclat d’obus seulement quelques heures avant que sa compagnie ne soit relevée.

Pour en savoir plus sur les évènements qui se sont déroulés durant cette journée, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante.

8_avril_1916

Le soldat Doulcier repose actuellement dans la nécropole nationale de Fleury-devant-Douaumont. Sa sépulture porte le n° 8984.

Sepulture_Firmin_Doulcier

Louis Doulcier vivait, avant son incorporation, à Le Pradel. Il est resté célibataire.

Le nom de cet homme est inscrit sur le monument aux morts de la commune gardoise de Laval, qui est devenue, depuis 1937, Laval-Pradel.

Le 11 mai 1920, le soldat Doulcier a été décoré à titre posthume de la Médaille militaire avec la citation suivante :

« Soldat dévoué, très brave au feu. Tombé glorieusement le 8 avril 1916, près du village de Vaux ».

Cette citation lui donne également droit à la croix de guerre avec étoile de bronze.

Sources :

Le portrait de Firmin Doulcier provient du livre d’or « Compagnie des mines de la Grand’Combe. Livre d’or guerre 1914-1918. Morts et survivants 1924. Imprimerie parisienne, 111 rue du Mont Cenis, 18 »

Les informations concernant ce soldat sont extraites de sa fiche signalétique et des services consultée sur le site des archives départementales du Gard, de sa fiche individuelle vue sur le site « Mémoire des Hommes » et du livre d’or « Compagnie des mines de la Grand’Combe.

La photographie de la sépulture de Firmin Doulcier a été réalisée par A. Cesarini.

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi, à A. Cesarini, au Service Historique de la Défense de Vincennes et aux archives départementales du département du Gard.