L_assaut_des_troupes_allemandes

La 8e compagnie du 149e R.I. sillonne les routes avec l’ensemble du régiment depuis le 11 août 1914. Les marches sont éreintantes, les hommes sont épuisés par les kilomètres avalés, mais il va falloir se tenir prêt à affronter l’ennemi pour la seconde fois…

Un très chaleureux merci à T. de Chomereau pour son autorisation de publier ici une nouvelle partie du témoignage laissé par son grand-père.

Un autre très chaleureux merci à B. Bordes pour ses illustrations qui accompagnent ce témoignage.

21 août 1914.

Je suis sur pied avant le jour. Je fais occuper la lisière par une section du sergent Gueldry et une demi-section du sergent-major Pesant. Le temps est ad­mirable. Il y a quelques coups de feu isolés sur ma droite où se trouventune com­pagnie et une sec­tion de mitrailleuses du régiment.

Micard part en patrouille avec quelques hommes pour explorer une crête qui indique un peu Biberkirch. Nous ne le re­verrons plus.

Pour en savoir plus sur le capitaine Micard, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante :

Joseph_Rene_micard_2

Le feu monte, nous attendons en complétant l’organi­sation assez rudimentaire du bois. À quatre heures et demie, brusquement, sur la droite, la fusillade commence et, très vite, elle prend une inten­sité très grande.

Une attaque allemande se dé­clenche. Elle est vigou­reuse et imprévue. Environ, une brigade ennemie prend de flanc la droite de notre bataillon. Le 3e bataillon du régiment qui forme échelon en arrière à droite tient la Valette et les abords.

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Plan dessiné par le capitaine Gaston de Chomereau de Saint-André concernant l’attaque allemande du 21 août 1914 menée contre sa compagnie.

Plan_1_Gaston_de_Chomereau_de_Saint_Andre_21_aout_1914

Legende_plan_1_G

La section et demie que j’avais mise en ligne se voit tirer dessus. Elle est prise de flanc, puis bientôt à revers. Elle fait feu du côté de l’attaque. Je la fais appuyer aussitôt par les sections de l’adjudant Dodin et du sergent-major Dargent.

Elles ont l’ordre de se déployer à droite de Gueldry et de tenir l’intervalle entre lui et la compagnie qui com­mence à refluer. J’ai gardé une demi-section en réserve, craignant toujours une autre attaque vers Biberkirch.

Le bois est assez touffu et le com­bat a lieu à très courte portée. Il est très sanglant. Je vois tout à coup refluer les sections de Gueldry et de Dodin dont les chefs sont grièvement blessés. Je les fais em­porter.

L’ennemi avance et nous déborde aussi par la droite. La section de Dargent est écrasée. Je réussis pourtant à rame­ner en avant, avec l’aide de ma réserve, plusieurs sections et nous te­nons un bon moment derrière un talus. Ma droite me tourmente à juste titre, car j’aperçois de ce côté, à cinquante mètres, un capitaine ou un commandant et sa liaison qui franchissent un layon en me regardant.

Il y a du grouillement in­tense et je risque de me faire en­tourer. Le Capitaine François qui commande le 2e bataillon prescrit un repli qui s’exécute assez bien. La sec­tion de mitrailleuses nous suit, ou du moins ce qu’il en reste !

Je voudrais profiter des taillis pour donner un coup de poing et je prends le commandement d’une section. Plus de cadres, hélas, et quand, au bout de cent mètres, je veux faire serrer les hommes et les masser dans une clairière, je constate qu’il reste ma liaison, quelques dévoués, dont le sergent Jacquemin et mon ordonnance ! Bien que dissi­mulés, nous subissons un arrosage sérieux et mon brave Fréjavier refuse de se terrer : « Puisque vous êtes debout, je peux l’être aussi ».

Impossible, avec ce qui reste, de bourrer. Je re­prends position sur une chaîne de tirailleurs constituée par les sections mélangées, mais tenant rigoureusement. L’ennemi attaque toujours sur la droite du batail­lon, et paraît menacer La Valette où se trouvent nos chevaux ! C’est évidem­ment le danger pour nous, car nous risquons d’être tournés tout à fait de côté.

Je détache plusieurs patrouilles pour savoir si le 3e batail­lon occupe toujours ce point. Le capitaine François, dont un obus égaré a déchiré une manche, est inquiet lui aussi. Nous échangeons nos impressions, tan­dis que les branchettes de hêtres et de sapins dé­gringolent autour de nous.

Au milieu d’un bou­can infernal, car les coups de fusil résonnent ter­riblement dans ces futaies, Petermann et J…, les deux Saints-Cyriens, ont une atti­tude superbe. Je suis forcé d’eng… le premier qui s’expose follement. Le pauvre petit, il y est resté, comme aussi mon pauvre Dargent, si crâne, si jeune, et qui a dû tomber au début sans que j’aie pu, par la suite, avoir des détails sur sa mort.

Pour en savoir plus sur le sous-lieutenant Petermann, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante :

Robert_Petermann

Pour en savoir plus sur le sous-lieutenant Dargent, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante :

Albert_Dargent

Je remarque également Benoît, un en­gagé de quarante ans, admirable soldat, qui plaisante entre deux coups de fusil, et auquel je promets les galons de caporal. Encore un qui a manqué à l’appel du 22.

Pertes sensibles chez nous, mais les Allemands sont arrêtés net et tourbillonnent dans le vallonnement en avant, puis refluent malgré les vorwaert des officiers.

Le soir passe, le capo­ral Mariel est enlevé par deux camarades. Il a la poitrine traversée et n’a plus certainement que quelques minutes à vivre. Pourtant, il répond d’un geste quand je lui parle. C’était un médiocre gradé qui meurt en brave.

Je ne sais quelle heure il est. Il est peut-être sept heures, huit heures ?  quand le capitaine François,constatant que La Valette a été enlevé par l’ennemi,prescrit le repli sur Abreschwiller. Nous avons tenu, trop bien même, car l’ennemi nous déborde complètement déjà de ses feux. Notre unique ligne de repli : un couloir menant vers Voyer.

Le bataillon dévale en bon ordre (j’ai reconstitué la 8e compagnie) d’abord dans un bois, mais ensuite il faut, sous peine d’être pris, défiler presque à découvert, un par un, fusillés de flanc à six cents mètres. Pour comble de bonheur, nous sommes aussi entre les bat­teries de 75 en position au sud-est de Voyer et les batteries lourdes allemandes qui balaient l’itiné­raire suivi. Avec cela, des taillis de sapins inex­tricables interdisent tout cheminement indi­qué.

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Oh ! cette retraite, l’odieux souvenir ! Décamper ainsi devant des gens que nous avions si bien arrêtés ! Des unités du 3e bataillon vien­nent se mêler à nous, puis des isolés du 13e Corps qui refluent sur Voyer. Dès lors, il devient impossible de garder l’ordre maintenu jus­qu’alors. Par paquets, conduit par les officiers présents, le repli continue à s’effectuer.

J’ai der­rière moi, la tête de ma compagnie et je traverse Voyer où les 105 font rage, défilant ainsi devant nos 75, en contrebas, pour ne pas les gêner. C’est plus dangereux, mais je trouve absurde d’aller en plein sur nos pièces. Après Voyer, j’ai nettement, cette fois, l’impression d’une défaite. Partout des fractions reculent.

Le vallon à l’ouest du village est d’ailleurs momentanément tranquille et je tâche de grouper mes hommes. La tête de colonne seule a suivi et a eu la chance de ne laisser personne dans les ruelles où bris­leaux et pierres dégringolaient de tous côtés.

J’ai là des hommes de vingt unités différentes au moins ! Je conduis tout cela dans le bois de Barville. Je n’ai malheureusement pas de carte : j’avais prêté la mienne à Dargent avant l’attaque et n’ai pas eu le temps de la reprendre. Je m’oriente cependant sur la crête qui me sépare d’Abreschwiller. Les 105 dégringolent et des frac­tions se replient, mélange de différents corps.

Où retrouver, dans la bataille du moins, des unités du 149 ? Tout paraît disloqué, sans qu’il y ait le moins du monde panique. Le mieux est de ga­gner le pont, sur lequel tout reflue, avant qu’il ne soit arrosé lui aussi. En bon ordre, l’œil au guet, car je redoute quelque surprise de cavalerie dans ces futaies de hêtres largement percées, nous partons, protégeant le retrait de nombreux isolés que je m’efforce de dynamiser.

Au milieu de bois, un paquet d’une quinzaine d’hommes. Ce sont les Sapeurs du 92e d’infanterie, le dra­peau, la garde et le colonel, une belle figure de sol­dat à moustache blanche. Il a les poings crispés, la tête basse avec une expression de douleur qui me saisit. Je le comprends si bien et j’ai la gorge serrée par cette sensation de défaite. Je lui offre aussitôt de l’escorter jusqu’à la sortie du bois et il accepte avec empressement. Il me semble revoir la crête de Sainte-Marie le 9 août, à la nuit tombante, la batterie alpine défilant sous les sapins sombres, poursuivie par les balles, le drapeau du 149 encadré par les débris de ma compagnie, baïonnette au canon, que Dargent précédait et que je suivais revolver à la main avec la hantise d’une attaque surgissant à l’improviste.

Le pont de Vasperviller est en­combré par l’artillerie qui se replie sur Lorquin. Nous nous faufilons et je tâche de me rensei­gner : « Le 149 ? Oui il est vers Saint-Quirin, déjà assez loin ».

Quelle heure peut-il être ? Je ne m’en souviens plus. Pourtant, fidèle à mon habitude, j’ai regardé souvent ma montre. Tard certainement, car il fait terriblement chaud. Mon détachement est exténué, il meurt de soif, et moi aussi. Nous passons de nouveau par des bois superbes, grimpant sur des hauteurs, car les che­mins du fond sont couverts de troupe.

De gros obus nous suivent par instant. Je me surmène à faire le chien de berger de ce troupeau. L’ef­fectif s’accroît de plusieurs blessés dont il faut organiser le transport, d’un cheval sans maître, d’un beau mitrailleur du 149 qui, son affût tré­pied sur l’épaule, suit stoïquement sans vouloir confier, fût-ce une minute, son fardeau à un ca­marade.

J’ai maintenant trois cents hommes de tous les corps ! Grâce au ciel, j’avise un sous-lieutenant du 4e chasseurs qui m’indique la direc­tion de Lorquin et me donne une carte au 1/100.000e, cadeau inappréciable en pareille si­tuation. J’apprends de lui que le 21e Corps d’Ar­mée se replie sur Cirey-sur-Vezouze où il va se rassembler.

Une demi-heure de marche, avec rencontre du 139e auquel je remets un grand nombre d’isolés appartenant à ce corps et j’arrive à Saint-Quirin ainsi gaiement traversé l’avant-veille. Plus de régiment ! Il y a seulement la section de mitrailleuses de Petitjean, lui aussi cherchant le 149. Celui-ci est parti, me dit-on, vers Cirey-sur-Vezouve.

Un capitaine d’état-major du 21e Corps me conseille de ne pas moisir ici. Saint-Quirin va être évacué par les troupes qui s’y trou­vent (artillerie et deux bataillons d’infanterie ?). Il faut pourtant que mes troupiers soufflent un peu. Nous nous arrêtons dix minutes, et c’est aussitôt la ruée vers la fontaine, suivie d’un casse-croûte rapide ; puis c’est le départ. J’encadre la section de mitrailleuses de Petitjean et nous fi­lons, toujours par les bois, vers Turquestein.

Arrivés à l’emplacement du bivouac des 18 et 19 août, c’est-à-dire de suite après avoir traversé la Sarre, nous tombons en plein bois sur une section d’un régiment qui a allumé des feux. Ils n’ont pas vu le 149. Eux aussi cherchent leur corps.

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Plan réalisé par le capitaine Gaston de Chomereau de Saint-André indiquant le parcours effectué par sa compagnie entre le 19 et le 21 août 1914.

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Un peu partout j’aperçois sur les routes des détachements qui vont vers Cirey-sur-Vezouze et la direction du sud. Impossible de continuer sans un arrêt sérieux, car mes blessés sont à bout de force. Je prescris une grande halte d’une heure ; et mes disposi­tions de sûreté prises, je reçois, ainsi que Petitjean, l’hos­pitalité que fraternellement m’offre un capitaine du 139e et son sous-lieutenant. Leur café pris, ils repartent et nous déjeunons d’un succulent potage aux haricots que nous appor­tent nos braves troupiers. Ceux-ci, la halte ter­minée, sont gaillards et ont oublié la situation. Je profite de cet entrain pour décamper en bon ordre, avec arrière-garde, patrouille, etc. Je couvre du même coup la marche d’un groupe d’ar­tillerie et d’une compagnie de chasseurs de ré­serve qui suivent le même itinéraire.

Longue étape (hélas, nous repassons la frontière et je tourne la tête pour ne pas voir les bornes renver­sées) qui nous conduit à Saussenrupt. Là, Petitjean part à vélo sur Cirey-sur-Vezouze aux renseigne­ments. Il doit être cinq ou six heures). Il revient me dire que le 149 doit être à Val-et-Châtillon. Mon groupe s’est accru des éclaireurs montés du 2e bataillon, de fusiliers blessés et de la voiture à bagages de l’état-major qui était égarée.

La chaleur est torride, ce qui n’empêche pas une entrée dans un ordre parfait. Les hommes sont alignés, les armes « placées » comme aux manœuvres. Les habitants ne se doutent de rien et me question­nent : « Il paraît que vous vous êtes battus ce matin ? Où donc ? ». J’éprouve un vrai re­mords à leur mentir effrontément, car il est sûr que demain on se battra par ici. En tout ça, il faut éviter tout méli-mélo dans l’installation.

De tous côtés débouchent de petites fractions : 158e, artillerie, puis la C.H.R. du ré­giment, gent encombrante et inutile, car, cela dit en passant, elle pa­raît ignorer le métier de brancardier, le service de santé, etc.

J’interdis d’en­trer dans les maisons à tout le monde et je pars à la recherche du régiment, guidé par un brave pay­san. Celui-ci me raconte la première occupation du village par la couverture allemande et com­ment celle-ci s’était retranchée dans des positions habilement choisies. Quelques jours auparavant, l’avant-garde du 13e Corps français est arrivée et elle a at­taqué furieuse­ment. « Pensez, monsieur, les Allemands qui les guettaient depuis dix jours, et les pauvres Français (sic) qui ont attaqué sans se douter de rien ! (sic). Ah ! oui, les pauvres Français. Tenez, là, on en a enterré trois cents ». Cet homme, dans son gros bon sens, vient de quali­fier l’absurde tactique d’offensive aveugle qui a été la nôtre depuis le début. L’arrivée de nos troupes avait d’ailleurs sauvé Val-et-Châtillon d’une destruction qui allait avoir lieu.

Avec tout cela, pas de 149 ! Il faut agir. Je re­viens exténué, et dans la nuit tombante, je bourre tout ce qui appartient au 149 dans l’im­mense cour d’une usine. La porte est gardée ; comme cela je n’ai pas à craindre l’abrutissement des cabarets.

Cantonnement_dans_une_cours_d_usine

Je ré­quisitionne des vivres, met la soupe en train, etc.  J’ai une légère altercation avec un sous-lieutenant d’artillerie qui « veut » l’usine pour son groupe et que j’envoie promener. À force d’interroger à droite et à gauche des isolés qui affluent de tous côtés, j’apprends que le géné­ral Pillot qui commande la 85e brigade est arrivé. Il est « vers la mairie » et a réparti le cantonne­ment. Ouf ! enfin, voilà qui est sûr. Non sans peine, je le découvre, car la nuit est venue. « Allez voir Pignat (capitaine, son offi­cier d’or­donnance) : il est là-haut ! » Pignat est en effet là-haut, c’est-à-dire au premier étage de la mairie, et il me donne des indications som­maires. Il pa­raît exténué et au moment où je le quitte, me re­tient : « Ah ! si vous saviez ! L’armée Castelnau a cédé aussi à notre droite, c’est une défaite complète. Je n’ai plus ma tête à moi, tant je suis las ». Et sortant des paquets de papiers de ses poches : « Tenez, voici ce que j’ai heureu­sement sauvé : le général Legrand (commandant le 21e C.A.) a dû détaler si vite qu’il les avait laissés. Quelle terrible jour­née ! » Pauvre Pignat ! J’assure que cette annonce de la défaite de Castelnau, reçue ainsi en coup de massue, dans cette pièce aux murs nus, lugubre, éclairée par une lanterne après une journée éreintante et une retraite diffi­cile,me « faucherait » si j’avais du temps à perdre, mais j’ai autre chose à faire que me déso­ler ! « Ne répétez pas ce que je vous ai dit, c’est ultra confidentiel, mais je n’y tenais plus, il fal­lait que je me dégonfle avec un cama­rade » – « Soyez tranquille, et bon courage ». Une chaude poignée de main et je repars du côté de l’église où je trouve l’adjudant-chef Bienfait qui vient faire le cantonnement. « Alors, tout le régiment est là ? » – « Oh ! non, mon capi­taine : il y a sept cents ou huit cents hommes et plusieurs of­ficiers, c’est un mélange ! » De notre mieux, courant dans les maisons, nous préparons l’ins­tallation.

Chaque unité aura quelques maisons et des plantons répartis dans les rues aiguillent les arrivants. Tout cela néces­site d’innombrables va-et-vient. Je ne puis litté­ralement plus me traîner et pourtant, je vais hâ­tivement, comme un automate remonté, hélant dans la nuit les groupes qui passent et qui errent, en quête de gîte. De la cour d’usine, j’ai cherché mon détachement. Tous sont là, musiciens compris, au repos de­puis deux ou trois heures, finissant d’avaler de pleines gamelles de « rats » aux pommes de terre. Ils sont gaillards et joyeux ! et je les conduis à leurs cantonnements. Les officiers signalés précédemment sont arrivés et tous se ca­sent. Il y a parmi eux G… et Drouet. Eux aussi ont fait la soupe avant d’arriver. J’ai enfin le droit de penser à moi, et la conscience tranquille je gagne un caboulot où les docteurs ont com­mandé mon dîner avec le leur. Depuis long­temps ils ont fini. Quelle heure est-il ? Neuf heures ? Je m’écroule sur une chaise : depuis le grand bal, je ne me suis pas assis. Et sitôt sus­tenté, je re­commence à circuler. Dans le canton­nement de la 8e, de braves gens me cèdent leur lit, et grim­pant au grenier, enjambant mes trou­piers qui dorment tout équipés, tombés par terre, entassés avec ce genre de ronflements assourdis de l’homme surmené.

Sources :

Témoignage inédit rédigé par le capitaine Gaston de Chomereau de Saint-André.

Les deux plans donnant les positions successives de la 8e compagnie du 149e R.I. ont été dessinés par le capitaine Gaston de Chomereau de Saint-André.

Pour en savoir plus sur la capitaine Gaston de Chomereau de Saint-André, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante :

Harmonium

Pour en savoir plus sur les évènements qui se sont déroulés au cours de la journée du  21 août 1914, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante.

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Un grand merci à M. Bordes, à S. Agosto, à B. Bordes, à A. Carobbi, à T. de Chomereau et à É. Mansuy.