07 juillet 2014

Commune de Béziers (34).

Beziers_1

Quatre soldats du 149e R.I. sont inscrits sur les plaques commémoratives de la guerre 1914-1918 qui sont fixées dans la cour de la mairie de Béziers. Tous ces hommes ont été ajournés au cours de leur visite médicale d’incorporation.

Trois d’entre eux ont été par la suite, affectés au même régiment pour faire leur formation de soldat, avant de rejoindre le 149e R.I..Étant donné leurs origines communes et leurs parcours militaires identiques, il y a de fortes probabilités pour que ces hommes aient eu le temps de tisser des liens d’amitié très forts.

Un autre soldat du 149e R.I. est décédé à l’hôpital mixte de Béziers.

Lucien Jean Robert Chaintron (1895-1916).

Lucien Chaintron voit le jour le 7 juin 1895, dans la petite maison familiale située au n° 47 de l’avenue des casernes de la ville de Béziers. Ce biterrois est le fils de Jacques et de Marguerite Robert. À sa naissance, son père, qui est originaire du Loir-et-Cher, est un homme âgé de 41 ans remplissant les fonctions de comptable dans une compagnie de chemin de fer. Sa mère, une femme native de Villefranche de-Louragais, est une femme au foyer qui est âgée de 34 ans.

Devenu adulte, Lucien exerce la profession d’employé de commerce. Soldat de la classe 1915, il se retrouve, au moment de la visite médicale d’incorporation, ajourné pour faiblesse. Le nom de ce jeune homme est s’inscrit dans la 5e partie de la liste. Après un bref retour à la vie civile, Lucien Chaintron se voit classé dans la 1ère partie de la liste après un nouveau passage devant la médecine militaire, en juin 1915. Il est intégré au 40e R.I. comme simple soldat de 2e classe. Lucien Chaintron arrive au corps le 10 septembre 1915. Après quelques mois de formation, il est, le 18 mars 1916, incorporé au 149e R.I.. Ce régiment vient tout juste de s’installer dans ses lieux de repos, à la caserne Bevaux, après avoir passé plusieurs jours en première ligne, dans le secteur des forts de Vaux et de Souville. Fin août 1916, le 149e R.I. se trouve dans la Somme, il occupe un terrain près du village de Soyécourt. Lucien Chaintron fait partie de la 6e compagnie. Le 31 août 1916, il décède rapidement à la suite des blessures reçues à la tête qui sont dues à des éclats d’obus. Il travaillait à l’aménagement d’une tranchée.

Le sergent Jean Laffitte et le soldat Léon Daurel confirment son décès.

Citation à  l’ordre de la brigade n°61 en date du 14 septembre 1916 :

« A été tué le 31 août 1916, alors que sous un fort bombardement il travaillait à l’aménagement des parallèles de départ, en vue de l’attaque du 4 septembre 1916. »

Pas de sépulture connue.

Pierre Antoine Cros (1894-1916).

Pierre Cros naquit dans la cité biterroise le 4 décembre 1894. Lorsqu’il vient au monde, son père Pierre, également natif de Béziers, est un marchand de bétail âgé de 30 ans. Sa mère, Germaine Antoinette Ricard, exerce la profession de couturière. Elle est âgée de 23 ans.

Avant son incorporation, Pierre Antoine Cros est un commissionnaire en bestiaux qui habite au numéro 3 de la rampe des moulins,à Béziers.

Le conseil de révision l’ajourne pour faiblesse en octobre 1914. Il est classé dans la 5e partie de la liste. En juin 1915, Pierre se retrouve dans la 1ère partie de la liste. Il est dans l’obligation d’accomplir ses devoirs de soldat. Le 10 septembre 1915, ce jeune homme arrive au dépôt du 40e R.I.. Le 18 mars 1916, il est muté au 149e R.I.. Quelques jours après son arrivée dans la région de Verdun, la compagnie du soldat Cros est engagée dans le secteur de Vaux-devant-Damloup. Le 2 avril 1916, il sera inscrit dans la colonne des disparus sur la liste des pertes du régiment. Il faudra attendre 10 ans pour que le jugement déclaratif de son décès soit officialisé par la première chambre du tribunal de première instance de Béziers, le 31 mars 1926.

Pas de sépulture connue.

Léon Denis Daurel (1895-1915).

Léon Daurel est né dans la ville de Béziers le 1er avril 1895. Il est le fils d’Antoine, un tailleur de pierre âgé de 37 ans et de Denise Blanca, une couturière âgée de 33 ans. Ses parents demeurent au 25 de la rue Malpas.

Devenu adulte, Léon exerce la profession d’employé de commerce. L’incorporation de la classe 1915 est devancée pour raison de guerre. Inscrit sous le n° 95 de la liste du canton de Béziers, il va être ajourné par le conseil de révision pour faiblesse.Il est, tout comme Pierre Cros et Lucien Chaintron, classé dans la 5e partie de cette liste. En juin 1915, Léon est porté dans la 1ère partie de la liste. Il arrive au corps le 10 septembre 1915 pour rallier le dépôt du 40e R.I.. Le 18 mars 1916, il est muté au 149e R.I..

Le 1er juin 1917 Léon Daurel est grièvement blessé près des carrières du mont des Roches situées à proximité du village de Jouys, dans le département de l’Aisne. Il meurt à 17 h 00, des suites de plaies reçues à la tête qui sont dues à des éclats d’obus. Il est, dans un premier temps, inhumé par un groupe de brancardiers dans ce secteur.

Le sergent Étienne Huguenin et le caporal Fernand Levêque de la 6e compagnie du 149e R.I. confirment son décès.

Pas de sépulture connue.

Médaille militaire (J.O. du 10 mai 1920) :

« Très bon soldat, intelligent, énergique, très dévoué. S’est toujours montré, de bonne humeur, dans les moments difficiles. Tué à son poste de combat, le 1er juin 1917. A été cité. »

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Antoine Gaston Delord (1894-1916).

Antoine Delord est né le 6 janvier 1894 à Béziers. Il est le fils d’Auguste et de Louise Rieux.

À sa naissance,son père est un tout jeune boulanger âgé de 20 ans, sa mère est une couturière âgée de 25 ans. Tous deux demeurent au numéro 3 de la rue de Murviel.

 En 1914, Antoine est un jeune peintre en bâtiment qui vit au 14 de la rue Débès. Inscrit sous le numéro 89 de la liste de Béziers, il se retrouve classé dans la 5e catégorie de celle-ci pour faiblesse respiratoire.

Arrivé au corps le 19 décembre 1914, il se rend au dépôt du 17e R.I. pour suivre sa formation de soldat, il est ensuite muté au 158e R.I. le 10 juin 1915, puis au 149e R.I., onze jours plus tard. Grièvement blessé dans le secteur de Fleury-devant-Douaumont, le 10 mars 1916, il décède quinze jours plus tard, dans la petite commune de Jean d’heurs qui se trouve dans la Meuse.

Antoine Delord repose dans le cimetière national militaire de « Douaumont » à Fleury-devant-Douaumont. Sa sépulture porte le numéro 13276.

Sepulture_Antoine_Delord

Lucien Grand Humbert (1893-1915).

Lucien Grand Humbert est né le 4 mai 1893 dans le petit village jurassien de Moirans. Il est le fils de Jean Claude et de Marthe Gand. Le 7 avril 1915, ce jeune soldat âgé de 22 ans décède dans l’un des 160 lits de l’hôpital mixte de Béziers, des suites de la fièvre typhoïde, une maladie qu’il a contractée en service.

Ce soldat servait dans la 8e compagnie du 149e R.I. avant d’être contaminé par cette affection.

Il repose actuellement dans le carré militaire du cimetière de la ville de Béziers.

Sa sépulture n’est pas numérotée.

S_pulture_soldat_Lucien_Grand_Humbert

Références bibliographiques :

Les fiches signalétiques et des services et les actes de naissance de Lucien Chaintron, de Pierre Cros, de Léon Daurel et d’Antoine Delord ont été consultés sur le site des archives départementales de l’Hérault.

La photographie du monument aux morts de la ville de Béziers a été réalisée par S. Michel.

La photographie de la sépulture de Lucien Grand Humbert et la photographie des plaques commémoratives qui se trouvent dans la cour de la mairie de Béziers ont été réalisées par J.F. Passarella.

La photographie de la sépulture d’Antoine Delord a été réalisée par A. Cesarini.

Un grand merci à M. Bordes, à P. Baude, à A. Cesarini, à S. Michel, à J.F. Passarella et à la mairie de Béziers.

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14 juillet 2014

Joseph Febvay (1886-1915).

Joseph_Febvay_1

Jules Febvay et Florine Maurice se marient le 1er août 1885 dans la petite commune de Fresse-sur-Moselle. Ce jeune couple d’agriculteurs vosgiens vit et travaille à Ramonchamp. De cette union naîtront trois enfants.

Le 26 décembre 1886, ils donnent naissance à un garçon, qu’ils prénomment Joseph. Celui-ci aura deux frères, Émile et Auguste, et une sœur, Marie.

Élevé au rythme des saisons et en fonction des durs travaux effectués à la ferme par ses parents, Joseph apprend, à l’école communale, la lecture, l’écriture et le calcul.

En 1907, c’est l’âge de l’incorporation pour ce jeune homme qui est inscrit sous le numéro 167 de la liste du canton du Thillot. Au cours du conseil de révision, le passage obligé sous la toise indique une taille d’1 m 72. Reconnu en bonne santé, il est déclaré « bon pour le service ». Joseph se retrouve classé dans la 1ère catégorie de la liste de l’année de ses vingt ans. Comme la plupart de ses camarades vosgiens, ce ramoncenais intègrera les rangs de l’infanterie.

Lorsqu’il est l’heure de rejoindre son régiment d’affectation, Joseph Febvay doit se rendre à Épinal pour intégrer le 149e R.I.. Une fois les formalités administratives réglées et le paquetage touché, le soldat Febvay vient s’installer dans la partie du bâtiment de la caserne qui héberge la 12e compagnie.

Les apprentissages de la vie militaire commencent… Cette formation va lui offrir l’opportunité de devenir caporal. Une photographie prise au cours de son service le montre posant fièrement, mais la veste semble être un prêt du photographe. Difficile alors de dire s’il était bon tireur avec son lebel ou s’il ne s’agissait que d’un accessoire fourni par l’artisan.

Joseph_Febvay_2

À la fin de son enseignement militaire, le caporal Febvay obtient son certificat de bonne conduite le 1er septembre 1909.

Certificat_de_bonne_conduite_J

C’est le retour à la vie civile.

Trois années plus tard, le 30 octobre 1912, Joseph épouse Maria Victorine Mathieu,une jeune femme qu’il conduit à l’autel de la petite église Saint-Jean-Baptiste puis à la mairie du Thillot. Ils auront un petit garçon, Raymond, qui deviendra orphelin dès l’âge de cinq ans.

Quelque temps avant le début du conflit, Joseph Febvay travaille comme employé de bureau.

Mobilisé en tant que caporal au 149e R.I., cet homme fait partie d’une des compagnies de mitrailleuses du 149e R.I. lorsqu’il est porté disparu le 29 mai 1915. Durant cette période de la guerre, son régiment combat dans le secteur d’Aix-Noulette en Artois.

Son décès ne sera confirmé que le 6 janvier 1921,par une décision de justice du tribunal civil de première instance de Remiremont.

Il n’y a pas de sépulture connue pour Joseph Febvay. Il y a de fortes probabilités pour qu’il repose dans un des ossuaires du cimetière national français de Notre-Dame-de-Lorette.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune du Thillot.

Le caporal Joseph Febvay a été décoré de la Médaille militaire et de la croix de guerre à titre posthume. L’attribution de ces décorations est publiée dans le J.O. du 5 octobre 1920 :

« Caporal plein de courage et d’entrain. A trouvé une mort glorieuse devant Noulette, le 29 mai 1915.

Croix de guerre avec étoile de bronze. »

Sources :

Le certificat de bonne conduite et les photographies qui accompagnent ce travail proviennent tous de la collection personnelle de la famille descendante de Joseph Febvay.

La coloration de la photographie a été réalisée par A. D’Amato. Les quatre personnes représentées sur ce cliché sont toutes originaires du petit village du Thillot. Celui-ci a été réalisé à Rolampont, une petite commune située dans la Haute-Marne.

Pour en savoir plus sur le travail réalisé par A. D'Amato, il suffit de cliquer une fois sur l'image suivante :

Couleurs_du_pass_

Le texte attribuant les décorations obtenues par Joseph Febray a été trouvé sur le site de la bibliothèque numérique Gallica.

La carte utilisée pour le montage photo est extraite du J.M.O. du 25e R.I.T., sous-série 26 N 778/5.

 Pour en savoir plus sur la journée du 29 mai 1915 il suffit de cliquer une fois sur l'image suivante :

Journee_du_29_mai_1915

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi, à A. D’Amato, à C. et M. Febvay, à J. Huret et au Service Historique de la Défense de Vincennes.

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21 juillet 2014

Une motorette Terrot n° 2.

Motorette_Terrot_n_2__1_

Cette carte photo représente un caporal du 149e R.I. tenant le guidon d’une Terrot n° 2.

Il s’agit probablement d’un bien personnel. Il ne faut surtout pas s’imaginer qu’il  y avait un tel véhicule dans le régiment à cette époque !

Une observation attentive de la motorette permet de dire que celle-ci a été construite en 1910. Quels sont les indices techniques qui nous autorisent à faire une datation aussi précise ?  Cette Terrot n° 2 est équipée d’une fourche dite pendulaire, à ressorts antagonistes. Ce style de fourche n’est apparu qu’à partir de l’année 1910 et il est resté utilisé jusqu’en 1913. C’est le modèle de guidon qui va venir valider définitivement l’année de construction. À partir de 1911, celui-ci est beaucoup plus long.

Le fait qu’il n’y ait pas de texte inscrit au dos de ce cliché rend impossible l’identification de l’homme photographié.

Les estafettes motocyclistes françaises de la 1ère guerre mondiale sont équipées avec du matériel qui reste très hétéroclite. En effet, la plupart des machines utilisées proviennent essentiellement de la réquisition. Cette manière de fonctionner fait entrevoir la problématique liée au stockage des pièces pour les réparations. Heureusement, pour ce qui concerne les Terrot, celles-ci étaient réputées pour être très fiables !

 Voici maintenant quelques données techniques concernant la Terrot n° 2 :

 Le moteur est un Zedel à soupapes automatiques. Il est incliné dans le cadre et présente un cylindre aux ailettes très carrées. L’allumage s’opère grâce à une magnéto Bosch  qui est placée à droite, celle-ci est entraînée par un train de pignons. Le carburateur est un Zedel et la transmission s’effectue directement par courroie. Sa vitesse maximum est de 45 km/h.

Une motorette Terrot n° 3 voit le jour en 1913, elle est rapidement suivie d’un modèle n° 4  et d’un modèle n° 5 qui viendront compléter la gamme.

Pour écouter le bruit du moteur Zedel de la Terrot n° 2, il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante :

Motorette_Terrot_n_2__2_

Sources :

La plupart des informations concernant la motorette Terrot n° 2 m’ont été fournies par un membre du Terrot club de Ballancourt.

Pour en savoir plus sur l’utilisation des motos durant la 1ère guerre mondiale il suffit de cliquer une fois sur l’image suivante :                                    

Motos

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi, à Dany 17 (intervenant sur le forum du site « pages 14-18 »),  à D. Loiseau, à E. Schaffner et au Terrot Club de Ballancourt.

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28 juillet 2014

Capitaine Gaston de Chomereau de Saint-André, début de campagne.

Photographie_groupe_149e_R

Je remercie très chaleureusement T. de Chomereau qui nous offre ici la possibilité de lire un témoignage inédit qui a été rédigé par son grand-père.

Le capitaine Gaston de Chomereau de Saint-André ouvre son récit à partir du moment où son régiment s’apprête à quitter la ville d’Épinal. C’est la mobilisation ! Le 149e R.I. doit se rendre près de la frontière, pour assurer sa mission de troupe de couverture, avec sa division d’appartenance.

La déclaration de guerre n’est pas encore officialisée…

Nuit du 30 au 31 juillet 1914

Mobilisation ; journée d’attente. Le soir, vers sept heures, récep­tion du télégramme de couverture.

1er août 1914

Epinal___Bruyeres

Départ dans la matinée. Les réser­vistes affluent et nous acclament. Enthousiasme indes­criptible. Arrivée par le train à Bruyères. Cantonnement. À quatre heures et demie, j’entends répéter au téléphone,par l’employée, l’ordre de mobilisation qui va être affiché ! Minute unique : je finissais une carte postale, j’en écris une autre : « Ça y est !… » et vais annoncer la nouvelle. Disposition de sûreté.

2 août 1914

Attente sur place.

3 août 1914

Parcours_approximatif_effectue_par_la_8e_compagnie_le_3_ao_t_1914

Départ par alerte vers neuf heures… et attente à l’entrée est du village. « L’ennemi pa­raît devoir attaquer sur notre droite ! » Étape vers La Houssière. Grand’halte au-delà. Puis cantonnement à La Houssière, arrivée assez tard.

4 août 1914

Revue très tôt (nuit noire). « L’ennemi, on le sait de source sûre (!), va at­taquer en force sur toute la frontière. » Je suis détaché en sou­tien de batterie (deux groupes du 59e). Journée occupée à surveiller les bois.

Le deuxième éche­lon rejoint avec Gaillot (sergent-major), Laval (lieutenant de réserve), Dargent (Saint-Maixantais). Cantonnement à La Houssière.

5 août 1914

Même chose : dans l’après-midi je suis amené à modifier mes emplacements. On s’attend à un départ qui n’a pas lieu. Cantonnement à La Houssière : le même que depuis le 4 au matin, postes, sentinelles, patrouilles, nuit et jour. Service très pénible.

6 août 1914

Parcours_approximatif_effectu__par_la_8e_compagnie_du_149e_R

Départ de grand matin (nuit noire). Interminable colonne d’artillerie que j’encadre. Pluie qui devient torrentielle, qui cesse vers midi. Ensuite j’ai rejoint le régiment. On marche vers la frontière ; il paraît que les 8e, 19e, 7e, 14e Corps sont avec nous. Arrivée à Saulcy-sur-Meurthe ; cantonnement près de la tannerie, au sud du village. L’état-major divisionnaire Lanquetot est au château. Service de garde aux issues pénible. Le 1er bataillon est aux avant-postes ; patrouilles ennemies signalées devant lui ; le 158e est au sud vers Mandray.

Tannerie_Saulcy_sur_Meurthe

7 août 1914

Stationnement. Prise de commande­ment de Joffre et de Dubail qui commande notre armée, la Ière. Vu l’équipement du premier Allemand tué par ici. Escarmouches de douaniers, chas­seurs du 158e (simple patrouille). On n’a entendu encore (moi du moins) ni le canon, ni le fusil du 149e.

8 août 1914

Stationnement le matin. Brusque dé­part vers midi : le 158e au sud doit enlever le Bonhomme ; le 31e B.C.P., au nord, le col de Sainte-Marie. Le 149e en réserve entre les deux vers Béhouille. Sury commande l’avant-garde. Je suis près de lui, le 2e étant en tête.

Installation avec de l’artillerie derrière la crête de Béhouille. Canon et fusil vers Sainte-Marie et au Bonhomme. Canon lointain violent très au nord. À la nuit, devant Ban-de-Laveline, je précède aux allures vives pour faire le canton­nement. Arrivée du 149e à la nuit noire. Postes partout, contrordre, etc. Le Bonhomme est en­levé, Sainte-Marie doit l’être. À onze heures, je suis encore debout.

Parcours_approximatif_effectu__par_la_8e_compagnie_du_1er_au_9_ao_t_1914

Legende_carte__texte_G

À suivre…

Sources :

Témoignage inédit du capitaine Gaston de Chomereau de Saint-André.

La photographie représentant un groupe de soldats est antérieure à août 1914.

Un grand merci à M. Bordes, à A. Carobbi,  à T. de Chomereau de Saint-André et à É. Mansuy.

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