Marie_Joseph_Chauffenne

Marie Joseph Chauffenne est né le 29 mars 1879 dans le petit village de Bouligney situé dans le département de la Haute-Saône. Ses parents, Almire Chauffenne et Joséphine Haussetête exerçaient le métier de cultivateur sur les terres de cette commune. Il épouse Gabrielle Lagant à Crépy-en-Valois en 1905. De cette union naquirent deux enfants, Jeannine et Pierre.

 Famille_ChauffenneIl intègre le 149e R.I. comme jeune appelé à la fin de l’année 1900. Marie Joseph Chauffenne ne quittera ce régiment que 23 ans plus tard avec le grade de capitaine. Il poursuit sa carrière militaire dans d’autres régiments pour la terminer en 1932. A fait la campagne de France en 1940. 

Citations :

Cité à l’ordre n° 81 de la 43e division en date du 21 septembre 1915 :

«  A courageusement organisé et dirigé au cours de plusieurs nuits des travaux en terrain découvert à proximité des lignes ennemies devant Souchez. Blessé le 17 août au matin, a refusé de se rendre au poste de secours et a voulu conserver son commandement jusqu’à la relève du soir.  Officier dévoué déjà blessé deux fois. 

Cité à l’ordre n° 119 du 21e C.A. en date du 6 novembre 1916 :

« Commandant de compagnie de grande valeur. Les 16, 17, 18 et 19 octobre 1916 a puissamment contribué par son énergie et l’habileté de ses dispositions prises, a assurer avec un minimum de pertes, le succès d’une opération difficile. Déjà cité à l’ordre de la Division, trois blessures. » 

Cité à l’ordre n° 176 du 21e C.A. en date du 10 décembre 1917 :

« Dans l’attaque du 23 octobre 1917, a fait preuve des plus belles qualités de courage et de sang-froid, a été un auxiliaire précieux pour son chef de bataillon et s’est acquitté de toutes les missions qui lui ont été confiées. » 

Cité à l’ordre de l’armée n° 604 du 15 juillet 1918 :

«Officier d’un moral et d’un courage superbes. Son chef de bataillon ayant disparu, a pris le commandement du bataillon, au cours du combat dans des circonstances particulièrement délicates, par son courage et son entrain a réussi pendant sept jours de combat ininterrompu a remplir, avec un bataillon déjà éprouvé, toutes les missions qui lui ont été confiées, tout en maintenant intact le moral de sa troupe.» 

Cité à l’ordre n° 362 de la 43e D.I. du 14 août 1918 :

«A fait preuve de grande qualité d’autorité et de méthode dans l’organisation de la défense d’une position qui a résisté superbement à l’offensive ennemie. Pendant la bataille du 15 juillet s’est dépensé sans compter pour faire fonctionner sous le bombardement, les liaisons entre les compagnies et le poste de commandement du sous-secteur et assurer le ravitaillement du bataillon en vivres et munitions.» 

Cité à l’ordre n° 238 du 21e C.A. du 28 novembre 1918 :

« Officier d’une haute valeur morale, comme adjudant-major d’un bataillon d’attaque, a fait preuve au cours des combats du 25 au 27 octobre 1918, des plus brillantes qualités militaires se portant sans cesse aux endroits mêmes les plus exposés, pour observer la marche des unités de 1ère ligne, traversant un terrain violemment battu par l’infanterie ennemie pour entraîner les hommes par son exemple.»

Cité à l’ordre n° 1551 de la IVe  Armée du 24 décembre 1918 :

« A brillamment conduit son bataillon au cours des combats des 26 septembre au 1er octobre 1918, malgré des barrages intenses d’artillerie et de mitrailleuses, a atteint tous ses objectifs, faisant une progression de plusieurs kilomètres, a maintenu tous ses gains en repoussant toutes les contre-attaques ennemies, a contribué à la capture de nombreux prisonniers et d’un important matériel, faisant subir de lourdes pertes à l’adversaire.» 

Chevalier de la Légion d’honneur :

« Le 1er avril 1917. Excellent commandant de compagnie, s’est particulièrement distingué pendant les combats d’octobre 1916. » (J.O. du 17 avril 1917) 

Sources :

Dossier personnel consulté au Service Historique de la Défense de Vincennes. 

Un grand merci à M. Bordes, à C. Leclair, à M. Porcher et au Service Historique de la Défense de Vincennes.